Ce n'est pas la fin. Ce n'est même pas le commencement de la fin. Mais c'est peut-être la fin du commencement. A vous de continuer l'histoire...
 
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 Leya, la voleuse de fées

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La baronne Louise
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MessageSujet: Leya, la voleuse de fées   Jeu 3 Mai 2007 - 20:42

hrp/ Salut les gens ! C'est la première fois que mon amie et moi commencons une histoire sur ce forum alors soyer clément ! Merci !
Et surtout, bon amusement ! ! /hrp


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La baronne Louise
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MessageSujet: Leya, la voleuse de fées   Jeu 3 Mai 2007 - 21:54

Cela faisait maintenant deux heures que Leya arpentait cette place bruyante et surpeuplée. Elle n'en avait toujours pas vu.
Elle slalomait entre les costumes colorés habillant toutes les personnes présentent, quand enfin, elle la vit.
Elle se précipita sur l'éclair doré et sortit un petit filet (comme ceux pour attrapper les papillons mais en plus petit) attaché à sa ceinture. Elle le brandit en l'air et tenta d'attrapper ce qui semblait être une petite luciole. Malheureusement pour elle, la luciole y mit le feu.
Leya émit un grognement furieux et marmonna : "j'aurais dû m'en douter, ces trucs, c'est rien que de la camelotte !"
Elle jetta ce qui restait de son filet par terre et entreprit alors d'attrapper la petite luciole avec ses mains.


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Ophélie
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MessageSujet: Leya,voleuse de fées   Sam 5 Mai 2007 - 14:24

Vincent était bourré. Jamais encore il n’avait bu à ce point. Il était sorti de la soirée en titubant. Les autres jeunes riaient et dansaient gaiement mais il n’entendait qu’un bourdonnement de conversation qui lui faisait mal à la tête. Il ne savait même plus pourquoi il avait bu. Boire pour oublier. Là, c’était réussi. Pourtant, on aurait difficilement pu oublier ça. Lui, il avait réussi. Au prix de tout l’argent de poche qu’il possédait. Mais s’il s’était souvenu de ce qu’il voulait oublier, il aurait su que la douleur présente n’était pas moins colossale que la précédente. Il alla vomir dans les toilettes et essaye de s’en aller loin du bruit. Sa vision tourbillonnant. Il se dit que ça ne devait pas être bon signe. Des garçons plus âgés que lui se moquèrent quand il passa. Il s’en fichait. Mais en voyant les joins qu’ils avaient à la bouche, il comprit que l’alcool n’était pas la seule cause de son état. De l’ecstasy. Il ne manquait plus que ça. Voilà pourquoi il voyait de drôles de formes colorées passer devant ses yeux. Il passa sur un petit pont de pierre. Enfin il était loin de ce bruit infernal. Le carnaval était terminé. Le matin était presque levé. Généralement, il ne passait pas cette soirée dans une soirée douteuse chez un gars qu’il connaissait à peine. Mais là, regarder le carnaval de Venise, aussi beau soit-il, pendant le banquet qu’organisait son père caque année, il ne le pouvait pas. Le problème c’est qu’il ne se rappelait pas pourquoi. Il tituba encore un peu, insensible aux canaux où quelques gondoliers ramenaient chez eux des fêtards retardataires. Il avait passé la nuit dehors. Son père lui ferait une scène en rentrant. Tant pis. Il avait du mal à marcher sur les vieux pavés. De plus, il craignait de ne plus savoir se repérer dans ce dédale. Il aurait fallu suivre l’eau…Il était sur la place maintenant. Laquelle il n’aurait su le dire. Mais elle avait comme toujours cette beauté fanée d’une cité qui avait cru dominer le monde. Il aperçut enfin quelqu’un. C’était une jeune fille de son âge apparemment. Elle semblait essayer d’attraper une luciole…Quelle idée à quatre heures du matin. Il s’approcha en espérant qu’elle pourrait l’aider à retrouver son chemin. Elle ne le vit que lorsqu’il fut à deux mètres d’elle et sursauta. La luciole avait toute son attention. Il ne remarqua pas ses vêtements étranges. C’était le carnaval, non ?
_C’est malin ! Elle est partie maintenant ! ronchonna-t-elle entre ses dents.
_Est-ce que tu pourrais…
Comme si elle était sur ses gardes, elle recula d’un pas. Il faut dire qu’il devait avoir l’air d’un agresseur drogué.
_Attends, je…je voudrais juste que tu m’aide à rentrer chez moi…Je ne me sens pas…très bien…
Elle recula encore.
_Tu n’aurais pas dû me voir ! Tu ne devrais pas me voir. C’est impossible.
_J’ai…aide-moi…
Il tomba à genoux et vomit de plus belle. Loin de se laisser impressionner, la jeune fille sembla être rassurée.
_Tu es complètement saoul…
_J’avais….remarqué…
_Où est-ce que tu habites ?
_Emmène-moi à la station de taxi en périphérie, ça ira…Non ! Merde, j’ai plus d’argent…
_Faudrait savoir ! Donne-moi ton adresse, une fois pour toute.
_Tu ne connais certainement pas et puis…c’est en dehors de la ville.
_J’ai un extraordinaire sens de l’orientation, humain, alors ne t’occupes pas de ça.
_1119 rue de la Gazza Negra, c’est une villa. Avec un grand jardin autour.
_Ferme les yeux.
Il obéit, plus parce qu’il ne pouvait plus les garder ouverts que parce qu’elle l’avait demandé.
_Comment tu t’appelles ?
_Leya. Mon nom est Leya, voleuse de fées.
_Vincent.
_Peu m’importe. Accroche-toi à moi. C’est parti !

Vincent ouvrit les yeux. Il était couché dans son lit. Il regarda son réveil. Il était 1 heure de l’après-midi. Suzanne, la femme de chambre, leva le nez de son ouvrage de couture et lui sourit.
_Debout, bel endormi.
Elle se leva et lui donna deux aspirines.
_Je ne sais pas ce que vous avez bu hier soir mais ce n’était pas du lait. Quand même, partir du banquet sans prévenir votre père, ce n’était pas raisonnable.
_Alors c’est vrai ce qui s’est passé hier, je n’ai pas rêvé ?
_Votre cuite ? Bien sûr que oui, c’est vrai ! Vous avez vu l’état dans lequel vous êtes !
_Mais…la jeune fille qui m’a ramenée ?
_La jeune fille ? Quelle jeune fille ? Une nouvelle conquête ?
_Non, elle m’a ramené ici ! Vous avez bien dû la voir !
_Mais non, monsieur. Je vous ai trouvé ici ce matin à huit heures, complètement inconscient et impossible à réveiller. C’est d’ailleurs étrange que vous ayez réussi à rentrer sans vous faire voir à cause du vigile qui était posté devant la grille.
Vincent le savait. Hervé, le vigile, gardait fidèlement les grilles le jour pendant la semaine et la nuit les week-ends. Il comprit qu’il avait dû rêver cette fille. Après tout, une fille qui s’appelait Leya et qui « volait des fées », ce n’était pas courant. Et comment aurait-elle parcouru les 5 kilomètres les séparant de la villa en le portant ? Restait à savoir comment il s’était débrouillé. Il décida de le demander à Hervé. Il déposa un baiser sur la joue de Suzanne, comme chaque matin et elle lui ébouriffa les cheveux affectueusement. Suzanne avait toujours été femme de chambre à la villa et il l’aimait beaucoup. Hervé était également un grand ami qui le laissait parfois sortir de la villa en douce les soirs où son père l’avait privé de sortie, c’est-à-dire très souvent. Celui-ci n’était plus de service mais Vincent avait son numéro de téléphone.
_Allô ? Hervé ?
_Vincent ? Qu’est-ce qui te prends de me réveiller ? Tu sais à quelle heure je me suis couché hier ?
_Désolé, Hervé mais j’aurais voulu savoir une chose. Tu m’as laissé sortir hier…à quelle heure je suis rentré ?
_J’en sais fichtre rien, Vincent, on m’a dit que t’étais revenu vers quatre heures du mat’ mais je ne t’ai pas vu.
_Tu en es bien sûr ?
_Aussi sûr qu’on peut l’être en venant d’être réveillé pour rien quatre heures après s’être couché !
_OK, désolé de t’avoir dérangé.
Vincent raccrocha. Il aurait pu ne pas lui téléphoner mais tout ça le taraudait. Cette fille était tellement réelle…
Il prit une douche, mit de nouveau vêtements et retourna dans sa chambre, perplexe. Il était en train de se sécher les cheveux avec une serviette de bain quand il le vit. C’était un objet rond, attaché au bout d’une chaîne et qui brillait de mille couleurs à cause d’un rayon de soleil qui filtrait à travers ses rideaux. Il ramassa le pendentif. Sur la chaîne, en plus de la bille étrange, il y avait une petite plaque en or où il était écrit : LEYA. Il sourit. Elle était réelle.


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Ophélie
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MessageSujet: Re: Leya, la voleuse de fées   Sam 5 Mai 2007 - 18:55

Vincent observa la petite tête jaune avec les yeux en coeurs qui le narguait. Depuis qu'il avait commencé à discuter avec son pote Steve sur msn, il avait eu droit à la tête de bourré, la têet de drogué, et maintenant, voilà qu'il prétendait qu'il était amoureux de cette fille.
"Elle m'intrigue, c pas pour ça que je suis amoureux"
"C ca" répondit Steve
"Tu me saoule..."
Il lui envoya une émoticône en colère et se mit "hors ligne". Il en avait marre des commentaires à la con de son soi-disant meilleur ami. En fait, Steve était à peine une connaissance et ils ne se voyaient pas souvent. Ils passaient beaucoup de temps à déconner sur msn, mais il avait eu tort de se confier à lui. Il ne l'avait jamais fait auparavant et n'aurait jamais du le faire. Il tritura la chaîne du pendentif. La bille le perturbait. Elle était noire et pourtant, des couleurs semblait émaner de son centre. Il la regarda sous toutes les coutures. Quelque chose bougeait à l'intérieur...


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La baronne Louise
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MessageSujet: Leya, la voleuse de fées   Dim 6 Mai 2007 - 10:46


Personne ne remarqua la fine silhouette qui arpentait les rues sombres et étroites d'une Venise en fête. Elle se glissa entre deux touristes américains, évita de justesse un motard un peu soûl et se retrouva enfin seule au milieux de la place.
Bien sur, cela dépend de se qu'on entend par "seule". En effet, la place était remplie de cafés et de divers restaurants eux aussi pleins à craquer de touristes, essentiellement.
Debout sur le sol de pavés innégaux, elle attendait.
Enfin, un jeune homme vint à elle. Elle fit semblant de lui faire la bise mais sortit un court poignard d'un petit fourreau constament attaché à sa jambe et le pressa sur le côté de l'homme.
- Qui es-tu ? demanda-t-elle
L'homme déglutit difficilement.
- C'est...c'est moi,...Lewis.
Elle le toisa rapidement et rangea son arme.
- Ça ne devrait pas être toi.
- Marco n'a pas su venir.
- Et en quel honneur ?
- Il était occupé...autre part.
Les lèvres de Leya se retroussèrent en un rictus.
- Tu as l'argent ? reprit elle d'une voix dure
- Le voilà.
Il lui tendit une petite bourse. Elle la renversa dans ses mains et compta les pierres précieuses.
Imperceptiblement, elle en glissa une dans sa manche.
- Il manque un tens.
Elle lui rendit la bourse.
- Je...je ne comprend pas...
- Je te dis qu'il manque un tens. Marco m'avait promit onze tens et deux loubarmements. Je ne partirais pas sans.
- Mais enfin, c'est impossible !
Leya sortit son poignard et le posa délicatement sur le cou du jeune homme.
- Il m'en manque un, le marché est rompu. Vous n'aurez pas vos fées.
Elle hésita un instant entre le tuer ou le laisser en vie et choisit la deuxième solution. Mort, il ne lui serait plus d'aucune utilité.
Elle le regarda une dernière fois avec un regard qu'elle avait passé des heures à mettre au point quand elle était enfant. Un regard de dégout et de suprématie.
- Je ne te laisserais pas une seconde chance, lui murmura-t-elle dans le creu de l'oreille. rapporte moi le compte exact si tu tien à ta vie...et à ton honneur.
Elle le laissa là et se dirigea souplement à travers la foule des badaux matinaux.

Lewis se massa douloureusement le cou et regarda la voleuse voler littéralement au dessus de la ville. Il n'avait aucune envie de rentrer au Trou. Marco allait lui faire sa fête. A choisir, il aurait peut-être fallu que Leya le liquide sur place (dans les deux sens), pensa-t-il en se rendant invisible aux yeux des humains.


Un sourire se dessinait sur les lèvres fraîches de la voleuse. Elle fit glisser le tens hors de sa manche et le fit jouer à la lumière du soleil naissant. Il avait une jolie couleur mi-jaune, mi-argentée et une forme de losange mal définie.
Ayant perdu son médaillon et la bille noire renfermant l'une des deux fées qu'elle devait à Marco, elle n'avait eut que le vol comme unique solution.
Il falait le reconnaitre, c'était une bonne actrice, et elle était très fière de son numéro.
Maintenant, il ne lui restait plus qu'à retrouver cette bille et attrapper une autre de ces petites lucioles...
Elle eut une pensée pour cet imbécille qui lui avait fait perdre sa proie. Imbécile qui avait quand même réussit à la voir... Tout cela était bien étrange... C'était surement dû aux effets de l'alcool.
Elle haussa les épaules et repensa aux fées.
Elles ne se montraient que la nuit, et elle aimaient le bruit et l'agitation. Un sourire carnassier s'étala sur son visage.
Ce soir, la chasse est ouverte !


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Ophélie
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MessageSujet: Leya,voleuse de fées   Dim 6 Mai 2007 - 14:43

Vincent rentra précipitamment du collège. Il laissa tomber son sac et ses cours par terre et ouvrit rapidement un tiroir. Il en sortit la bille noire. Pendant toutes les vacances il avait essayé de voir ce qu'il y avait à l'intérieur. Il avait été jusqu'à fracasser la sphère avec un marteau mais la matière n'avait pas cédé. Il s'était rappelé ce matin, pendant le cours de biologie qu'il existait des sphères en plastique pour les hamsters qui possédaient une ouverture, parfois presque invisible. Il entreprit donc avec impatience de faire tourner deux moitiés imaginaires de la bille. Il s'y reprit à plusieurs fois mais rien n'y fit. Soudain, son coeur se mit à battre à tout rompre. Enfin, il avait trouvé. Il tourna, tourna sans fin mais la bille demeurait close. De dépit, il jeta l'objet sur le lit. Pourtant, la mystérieuse lumière qui brillait à l'intérieur attisait sa curiosité à l'extrême et il la reprit bien vite. En apparence, la bille n'avait pas changé. Cependant, les deux moitiés étaient devenues quatre quarts. Il tourna encore...Un "clic" sonore le fit sursauter. Les quartiers s'éloignèrent du centre et une lumière jaune apparut au centre. Non, pas une lumière, une luciole. L'insecte se mit à parler d'une voix minuscule :
_Aaaaaah ! Enfin libre !
Vincent approcha sa paume de ses yeux pour observer la bête de plus près. Mais il vit, non pas une luciole, mais une toute petite personne aux ailes roses et luisantes.
_Merci de m'avoir sauvée, jeune humain. Sans toi, je serais encore prisonnière de cette ignoble Voleuse !
C'était une fille aux cheveux dorés et à la peau claire. Elle portait une jupe en pétales de fleurs et un haut brillant comme une robe de soirée, le tout, exclusivement dans des tons roses.
_Hum...Je me nomme Mélina, j'appartiens à la prestigieuse famille des Roses. Et toi, comment te nommes-tu ?
_Euh...Vincent...
_Enchantée !
_Qu'est-ce...Comment êtes-vous...Je dois être en train de rêver, les fées n'existent pas !
_Mais bien sûr que si ! ...Mais alors ! Tu n'es pas du Monde d'à Côté ! Tu ne devrais pas me voir alors, à moins que...
Elle s'envola vivement et fit le tour de Vincent. Elle s'arrêta pile devant son oeil droit et en sonda les profondeurs bleues. Un sourire illumina son visage.
_C'est bien toi ! Tu es le Protecteur ! Moi, princesse Mélina des Roses, j'ai trouvé le Protecteur !
Elle se mit de nouveau en mouvement, brusquement et vint déposer un baiser sur son nez.
_Oh ! Mon très cher sauveur ! Tu vas venir avec moi et je te montrerai le royaume des fées et...oh ! Quel merveilleuse fête on va organiser en on honneur !
Vincent ne comprenait pas. "Une fée m'a embrassé sur le nez" songeait-il.
_Venir ? Mais où ? Pourquoi ?
Soudain, il se figea. Il venait d'entendre le bruit caractéristique de son père en colère qui marchait d'un pas décidé vers sa chambre.
_Merde ! s'écria-t-il.
_Oh ! Un peu de tenue !
Il prit la fée, le pendentif et les fourra dans le tiroir juste à temps. Son père ouvrit la porte sans frapper.
_Papa !
_Ne me fais pas cet air innocent ! Tu sais très bien pourquoi je viens te voir ! Je n'ai même pas défait mes bagages. Tes bêtises m'ont tellement obsédées pendant notre voyage que je n'ai pensé qu'à ça !
_Quel dommage, ironisa Vincent.
_Tais-toi !
Encore une fois, son père ne le laissait pas s'expliquer. Il rentrait de son voyage de noces avec cette femme et lui reprochait de lui avoir gâché son plaisir, tout simplement.
_Peux-tu m'expliquer pourquoi, la nuit de mon départ pour les Maldives avec Liliane, tu es allé te saouler dans une fête chez un soi-disant ami qui ne t'a jamais vu de sa vie ?
_Je...je voulais m'amuser...
En réalité, Vincent voulait oublier. Oublier que cette fête du Carnaval n'était plus leur fête à tous les deux mais celle où il avait présenté à totu le monde sa future belle-mère. Oublier qu'ils partaient le soir même pour les Maldives, après la fête. Oublier qu'il détestait cette pimbêche. Oublier que son père avait rayé sa mère de leur vie. Oublier que sa mère les avait abandonnées tous les deux à sa naissance...
_T'amuser ? Tu trouves ça amusant de te saouler comme un délinquant, de te conduire en imbécile et de consommer je-ne-sais-quelle drogue ? Et en nie pas ! Les analyses que j'ai demandées au docteur sont formelles : tu étais drogué !
Vincent bouillonnait intérieurement. Son père accusait. Le grand avocat accusait sans écouter le témoignage de la victime.
_Tu es un irresponsable, Vincent ! J'ai tout essayé avec toi : Le collège privé, l'internat mixte, m'internat pour garçons, les écoles spécialisées, et maintenant le collège public, rien n'y fait ! Alors, dès l'année prochaine, tu iras à l'école militaire !
_Quoi ?
_Parfaitement ! Ca te forgera le caractère ! Tu es une tête brûlée, impossible de te faire entendre raison avec des méthodes pédagogiques ? Ce sera la discipline alors !
_Ouais, comme ça tu pourras bécoter tanquillement ta petite garce !
La gifle partit. Un silence de mort s'installa.
_Vincent...pardon...
_Va t'en.
Son père s'en retourna jusqu'à la porte. Mais avant de la refermer, il ajouta d'une voix éteinte :
_Je l'aime, Vincent.
La petite fée ouvrit le tiroir avec ses pouvoirs. Elle sortit et s'approcha de son sauveur. Il ne bougeait plus. Puis, comme si la machine de son corps s'était décoincée, il se mit en mouvement. Il vida son sac de ses livres, jeta quelques vêtements dedans, la bille noire et ouvrit la fenêtre.
_Qu'est-ce que tu fais ? demanda Mélina.
_Je me casse. C'est par où le royaume des fées ?
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Ophélie
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MessageSujet: Re: Leya, la voleuse de fées   Lun 7 Mai 2007 - 20:18

_C'est à dire...le royaume des fées, c'est un peu compliqué...Tu es...un peu grand pour passer dans la Porte entre Deux.
_Et il n'y a pas d'autre moyen ?
Vincent mettait une volonté farouche à mettre autant de distance que possible entre lui et son père. Ils avaient pourtant dû s'arrêter dans un square lorsque sa rage avait fait place à la seule rancune. Son ventre gargouillait. La nuit était tombée plus vite que prévu. Venise la lumineuse devenait sombre et inquiétante.
_Je n'aime pas ce calme, dit la petite fée en se blottissant dans son col en laine.
_Pourquoi ?
_C'est comme ça, le silence, le calme, ça fait peur aux fées. Ce n'est pas bon signe.
_Je me rappelle, quand j'étais petit, j'avais peur du noir. Mon père en faisait une maladie parce que je faisais un bruit de tous les diables dans ma chambre. Encore quelque chose qu'il ne peut pas supporter chez moi...La preuve qu'on n'est pas fait pour vivre ensemble...
Mélina ne répondit pas. Elle réfléchissait.
_On peut prendre le bateau, dit-elle finalement.
_Le bateau ? répéta Vincent sans comprendre.
_Retourne devant le pont qu'on a vu tout à l'heure. Bien sûr, il faudra attendre minuit...
Il se rendit au lieu indiqué et s'assit sur un bloc de pierre d'amarage pour les gondoles. Ils attendirent. Vincent vit passer avec inquiétude des policiers mais ils ne firent pas attention à sa silhouette solitaire. Minuit sonna à la grande horloge.
_Maintenant, murmura la fée dans son oreille. Cache-moi bien et répète ce que je te dis.
Soudain, alors que le douzième coup n'avait pas encore sonné, une énorme gondole apparut sous le pont dans la pénombre. Un grand homme en cape brune l'amena vers le rivage avec sa perche. Il y avait trois personnes à bord.
_Dernier arrêt tout le monde descend ! cria-t-il en posant sa perche. Il sauta sur le quai et Vincent vit de prêt sa barbe grise et touffue.
_Debout, jeune homme, je n'ai pas que ça à faire !
Vincent se leva d'un bond et le gondolier arima son embarcation. Vincent observa la gondole. Elle était d'un bois finement sculpté de différentes formes. Il y avait à la proue, des fleurs, des petits animaux et, presque invisibles dans les bouquets de fleurs, des fées.
_Belle bête, hein ? dit le batelier tandis que ses passagers descendaient.
_Oui, je n'en ai jamais vu des comme ça...
_Il n'en existe qu'une au monde, mon gars. C'est moi qui l'ai faite. Des années de travail. Et des années de complicité avec ma bonne vieille Espérance.
_Espérance ?
Le vieux gondolier montra une plaque sur le flan du bateau. "L'Espérance". Vincent sourit. Il aimait bien le vieil homme. Jamais son père ne l'avait emmené sur une des croisières qu'il faisait pour affaire. Il observa ensuite le marin. Car il ne ressemblait pas aux gondoliers. Il avait une apparence moins soignée et surtout, il n'avait pas de polo rayé bleu et blanc. Au contraire, il était vêtu de cet étrange manteau de cuir élimé et de bottes noires et luisantes qui auraient rendu jaloux un pirate. Il portait ses cheveux gris et sa barbe longs et avait de petits yeux bleus sombres.
_Tu embarques, gamin ?
_Euh...oui...
_Ca fera deux tens.
_Deux quoi ?
Il entendit la petite voix de Mélina lui souffler qu'il s'agissait d'argent.
_Je n'en ai pas.
_Quoi ? Et tu crois pouvoir voyager gratuitement ? Va jouer ailleurs, garnement !
L'homme, jusqu'ici très gentil, devint antipathique.
_Mais...je dois partir !
_C'est pas mon problème, tu ne paies pas, tu restes sur le quai, c'est la règle. Tu imagines la muise si mes patrons décourvent que je t'ai fait crédit ? Aucun Passeur n'accepetera de t'emmener sans tens.
Vincent soupira. Puis il vit sa montre briller à son poignet.
_Et ça, ça suffirait comme paiement ?
Le vieil homme se figea et prit la montre. On aurait dit qu'il n'avait jamais vu ça.
_Et elle est waterproof en plus ! Et toute en or plaqué.
_Vaterplouf ?
_Oui, ça veuit dire que vous pouvez la mettre dans l'eau sans qu'elle se dérègle.
_Et qu'est-ce que c'est au juste ?
_Une montre ! Ca vous donen l'heure.
_Comme un cadran solaire ? Mmmm...je pourrais en tirer un bon prix au marché...Ca marche ! Bienvenu à bord de l'Espérance, petit !
Il mit la montre dans une des nombreuses poches de son manteau et lui serra énergiquement là main, lui broyant trois phalanges.
_Je suis le Capitaine Horn. Al, pour les intimes. Mais tous mes passagers habituels m'appelent Al Cap Horn. J'ignore pourquoi d'ailleurs.
Il emmena Vincent dans le bateau et reprit sa perche.
_C'est parti !
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MessageSujet: Leya, la voleuse de fées   Lun 7 Mai 2007 - 22:53

Aucune ! En deux semaines de recherche désespérées, elle n'en avait pas vu une seule. Pourtant, elle avait fréquenté les endroits les plus courant ; la fête forraine, la place Saint Marc, les interminables défilés, les bals masqués,...rien ! C'était à croire qu'elles s'étaient fait passer le mot !
La célèbre chasseuse de fées se retrouvait soudain prise au dépourvue, sans aucune monnaie d'échange, et elle faisait tout son possible pour éviter Marco dont les requêtes se faisaient de plus en plus insistantes.
Elle arpentait le Pont des Soupirs, furieuse contre elle-même et contre le monde entier quand soudain, elle se figea.
Enfin !
Une petite lumière dorée voletait à quelques mètres d'elle.
Comme la professionelle qu'elle était, elle s'approcha lentement et d'un mouvement rapide, elle attrapa la fée.
Elle sentit la créature gigotter frénétiquement dans ses mains. Leya la saisit alors par la taille et la fée se trémoussa vigoureusement.
- Mais arrêtez !! Vous allez finir par déchirer ma robe !
- Et alors ?
- Et alors ?! Mais vous êtes folle, je ne vais plus du tout être présentable pour le Conseil des fées ! D'ailleurs relâchez moi, je vais finir par être en retard !
- Le conseil des fées, c'était dons ça...
- Ben oui, qu'est-ce que vous croyez, qu'on fait une pose carrière, non mais !
- Ecoute moi bien, petite bestiole, ou tu me dis où se passe ton conseil, ou bien je t'enferme et je t'arrache les ailes.
- Vous n'oseriez pas !
- Je vais me géner ! Mais je vais être sympa avec toi, tu ne dois pas être de la région, je m'appelle Leya et tout le monde ici me connait sous le nom de "voleuse de fées". Alors si tu tiens à tes ailes, je n'insisterais pas à ta place...
Après un instant de réflexion durant lequel la fée jaune la regarda effarée,
- Bon, elle poussa un soupir déchirant, je suppose que je n'ai pas le choix, moi, princesse Flora du Bouton d'Or, je vais devoir renier ma patrie...
Elle la regarda avec un air superbement touchant. Leya sembla perdre de son assurance, mais elle se reprit très vite.
- En effet, je crois que c'est la meilleure solution pour vous.
Flora baissa tristement la tête.
- Vous le trouverez dans la salle des fourmis.
La salle des fourmis, ainsi nommée en raison des innombrables galeries qui y aboutissaient, était l'une des nombreuses pièces du Palais des fées.
Leya n'y avait jamais été car le palais était beaucoup trop petit pour la gent de taille humaine.
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MessageSujet: Leya, voleuse de fées   Mar 8 Mai 2007 - 18:36

Vincent regardait Venise d'un oeil nouveau depuis le bateau de Al Cap Horn. Son enfance revenait à sa mémoire. Son père l'emmenant voir le défilé du bal masqué durant le long Carnaval de la ville. On comprenait pourquoi cette ville avait soufflé à ses habitants des ambitions démesurées : elle-même l'était. Venise était un joyau fané qui attendait de redevenir une cité de lumière. Mélina restait silencieuse dans son col. Il comprit que ces gens venant d'un autre monde les capturaient. Par profit, sans doute. Ainsi la jeune fille qui l'avait aidé n'était qu'un chasseuse. La déception le surprit. Rien ne tournait plus rond dans sa tête. Il prit son GSM. Le réseau serait sans doute totalement inexistant là où il allait (si toutefois ce n'était pas qu'une chimère). Il envoya un SMS à son père.
"Je pars à la recherche des fées. Ne t'inquiète pas."
Il songea que c'était tout à fait stupide mais un mensonge n'aurait fait qu'attiser la colère de son père. Peut-être prendrait-il cela pour de la poésie ?
A sa grande surprise, il reçut une réponse presque immédiatement :
"D'acc. Reviens vite. Je t'aime."
Ca ne ressemblait pas du tout à son père. Mais alors qu'il levait les yeux vert le Pont des Soupirs devant lequel Al Cap Horn s'arrêta, il fut interrompu dans ses pensées. Sur le Pont, croisant son regard à cet instant précis, il la vit : Leya, la voleuse de fées...
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MessageSujet: Leya, la voleuse de fées   Mer 9 Mai 2007 - 16:23

Leya lacha brutalement Flora.
- Hé ! Mais fait un peu attention !
- Désolée, petite chose.
- Je ne suis pas une chose ; je suis une fée ! Et une princesse avec ça !
Elle releva fièrement le menton mais Leya la prit sans ménagement et la secoua au dessus de sa tête. Une fine poussière dorée tomba, et s'installa sur ses cheveux comme un mince filet de pluie.
Leya la remercia d'un mouvement de tête et sauta sur la gondole.
Elle y atterrit sans dommage et s'installa comme si de rien n'était à côté de Vincent.
Le gondolier se tourna vivement vers elle, furax.
- Ecoute, Leya, cette fois tu ne t'en sortira pas comme ça ! D'abord tu débarques à l'improviste, mais tu n'est même pas capable de payer ta place !
- Je te paierais demain.
- Oui, c'est exactement ce que tu m'a dis la fois dernière, et je t'attends toujours ! Alors cette fois, plus de traitement de faveur ; ce sera deux tens, comme tout le monde !
Leya fouilla dans ses poches et n'y trouvit que le tens volé à Lewis. Elle le mit dans la main tendue d'Al Cap Horn et expliqua à sa mine colérique.
- Ben, après tout : qui dit demi-trajet, dit aussi demie-paie !
Al s'en fit, résigné de ne pouvoir obtenir de meilleurs résultats d'elle. Après tout, c'était une voleuse...
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MessageSujet: Leya,voleuse de fées   Mer 9 Mai 2007 - 19:42

Vincent n'avait pu s'empêcher d'avoir un pincement au coeur lorsqu'il la revit. Pourtant, il savait maintenant qu'elle n'était qu'une voleuse. Il avait cru voir tant d'autres choses dans ses yeux. Maios il s'était trompé. Maintenant, il fallait cacher Mélina à ses yeux. Il remonta un peu plus son col où la fée était cachée et où elle tremblait légèrement, chatouillant son cou de ses ailes fines.
_Je peux savoir ce que tu fais ici ? demanda la voleuse d'un ton abrupt.
_Je me promène. Venise est très belle en cette période de l'année.
_Je te conseille de ne pas te moquer de moi ! Le dernier qui a essayé n'est plus là pour témoigner.
_Il attrapé froid je suppose : avec tout l'air que tu brasses...
Elle lui lança un regard furibond et sortit un poignard de sa tunique.
_Ne va pas trop loin !
_Et si je vais trop loin, tu feras quoi ? dit-il d'un ton insolent.
Dans son col, Mélina frémissait. La panique ne l'envahissait pas cependant. Une intuition lui soufflait d'avoir confiance.
_Dis-moi qui tu es réellement et pourquoi tu m'as abordée l'autre soir ! Ce n'est pas un hasard puisque tu connais visiblement le Monde d'à Côté...
_J'ai pas envie de te répondre.
Elle plaqua sa lame sous son menton.
_Parle ou je te tue !
_Vas-y...dit-il d'une voix calme et douce.
Il était rempli d'une confiance inébranlable. Leya oserait-elle porter la mains sur lui ? Ou pire : le tuer ? ...
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MessageSujet: Leya, la voleuse de fées   Mer 9 Mai 2007 - 20:49

Leya regarda Vincent. Vincent regarda Leya. Cet échange ne dura pas plus de quelques secondes, pourtant il en parut bien plus.
Leya hésitait. C'était la pire chose qui pouvait lui arriver. Elle n'avait pas vraiment l'intention de le tuer mais si elle ne le faisait pas, elle y perdrait tout son honneur...
Les yeux de Vincent étaient d'un vert aussi limpide que le fond du fleuve. Soudain, un visage se supperposa à celui du jeune homme. Le sien. Le sien a douze ans. Elle se revit, petite fille, passant pour la première fois sous le Pont des Soupirs...

- Leya, reviens !
Elle escaladait le pont, essayant de rattraper une gondole avec de jolis dessins.
- Leya ! Reviens ici tout de suite ! Mais enfin, fais un peu attention....ATTENTION ! !
Leya venait de sauter dans la gondole.
- Voilà, tu es contente ? Tu as faillit faire avoir une crise cardiaque à ta vielle mère ! On a pas idée à se promener comme ça au plein milieu de la nuit !
Leya leva le pousse dans sa direction pour ne pas qu'elle s'inquiète et se mit à immiter le gondolier, un homme à grosse moustache. Sa mère éclata de rire.
Le gondolier ne l'avait apparement pas remarqué... Il continuait à voguer sans chanter (ce que Leya trouvait bien étrange). Un instant plus tard, elle disparut de la vue de sa mère qui commençait à s'inquièter.
Leya avait effectuer pour la première fois de sa vie le Passage. Après cet instant, sa vie c'était précipité. Elle avait apprit l'existence du Monde d'à Côté, apprit sa réelle identité, sa mère était tombée malade...

Elle baissa sa lame et détourna la tête.
- Très bien, si tu veux traverser ce pont, c'est tout à fait dans ton droit, mais saches que je ne te lacherais pas d'une semelle...j'espère seulement que tu sais ce que tu fais...
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MessageSujet: Leya, voleuse de fées   Sam 12 Mai 2007 - 14:28

S'il savait ce qu'il faisait ? Il eut un rire nerveux. Cela faisait bientôt un an qu'il ne savait plus ce qu'il faisait. Depuis que son père avait remplacé sa mère. Depuis que le fossé entre eux s'était creusé jusqu'à devenir infranchissable. Non, il ne savait pas ce qu'il faisait. Pas du tout. Il en oublia Mélina, toujours cachée dans son col. Son petit corps chaud près de son cou lui apporta la sérénité nécessaire à la réponse qu'il fit à Leya :
_Je sais ce que je fais.
La jeune fille se rassit et rangea son arme. Un silence s'abbatit sur l'embarcation. Al Cap Horn, qui avait attendu avec agacement la fin de l'altercation leur intima le silence. Le bateau glissa sur la surface sombre et luisante de l'eau. Ils passèrent sous le pont. Et là, ils disparurent aux yeux humains...

Ils traversèrent un fin rideau de pluie ruisselante et la lumière se fit. Une lumière éblouissante. La lumière du jour. Ils n'étaient plus à Venise. L'eau des canaux avait été remplacée par un fleuve calme qui serpentait jusqu'aux remparts d'une ville qu'il semblait traverser, loin devant eux. D'un côté du fleuve, il y avait des champs à perte de vue qui s'étiraient juqu'à la vallée où se trouvait la ville. De l'autre, une forêt sombre. Ses arbres s'arrêtaient à une dizaine de mètres au moins de la rive. Comme si la forêt fuyait le fleuve...Ses ronces, elle, parcouraient quelques mètres en plus, comme par défi ou par inconsciance.
Vincent se rappella son cours de Géographie avec cette prof qu'il aimait juste assez pour écouter à son cours. Généralement, les rives d'un fleuve sont fertiles et les plantes y poussent facilement. Bien sûr, aux abord du fleuve, des plantes aquatiques poussaient en désordre. Mais pourquoi la forêt gardait-elle ses distances ? Un bruit affreux, comme le cri d'un dinosaure affamé, retentit en provenance des sous-bois. Vincent frissonna.
_Bon Dieu de Bois ! s'écria Al. Il était tout proche ! Espérons que les Borjax ne fassent pas une nouvelle entrée dans la ville !
_Qu'est-ce que c'est, un monstre ?
_C'est une bête qui vit dans nos forêts, répondit Leya d'un ton agacé. Ils vivent en petits groupes. Ils sont un vrai fléau parce qu'il existe très peu de moyens pour les tuer. Ils font des escapades nocturnes dans les villes lorsqu'ils ont faim.
_Et ils comettent des carnages horribles et cruels ! compléta le Passeur. C'est pour cela qu'il y a des remparts autour de la ville et des fermes environnantes. Nous avons des gardes qui surveillent les portes. Mais bien souvent, ils se font dévorer...Au fait, pour poser une telle question, tu dois être originaire de Luniface, c'est la seule ville qui n'est pas entourée de forêts.
_Hein ? Euh...oui...Luni...c'est ça...
_Ah ! La capitale ! J'ai toujours rêvé d'y aller ! Quelle magnifique cité ! Dommage que l'Onix ne passe pas à proximité...j'aurais pu être Passeur là-bas...Et qu'est-ce que tu faisais dans l'Autre Monde ?
_Je...j'y suis arrivé par accident...
_Un coup de ces fées ! Elles prennent un malin plaisir à nous faire ce genre de farces !
_Oui...
Vincent avait renoncé à demandé ce qu'était l'Onix mais il supposa qu'il s'agissait du fleuve. Aucun doute, sa vie prenait un drôle de tournant. Restait à savoir où ce chemin le mènerait...
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MessageSujet: Leya, la voleuse de fées   Sam 12 Mai 2007 - 16:28

Au troisième tournant du fleuve, le courant prit une cadence plus soutenue, pour déboucher finalement à une série de rapides. Al Cap Horn maniait sa gondole avec une incroyable agilité pour son age. Vincent, qui n'avait jamais vu de rapides de sa vie, se cramponait désesperément aux bords de l'embarcation.
Dans une gerbe d'eau, il atterirent sur l'Onix, plus calme, qui continuait sa route et apperçurent les remparts de la ville.
- Génial, murmura Vincent en levant sa tête vers les remparts
De tout en haut, un garde les apperçu et cria
- Qui va là ?
- Ce n'est que moi, Al ! Je ne fais que passer.
Il s'amusa de son jeu de mot.
- Ok, Al, on t'ouvre les portes.
Vincent regarda devant lui sans comprendre. Les remparts faisait le tour de la ville mais ils s'arrêtaient au niveau du fleuve. Aucune porte n'était visible.
- Des portes, mais...
Un grand vent survient et le garde leva le pousse en direction d'Al. Celui-ci le salua et fit avancer la gondole.
- Ce sont des portes invisibles, qui laissent passer uniquement l'eau. Sinon, le fleuve s'arrêterait et l'eau s'accumulerait contre les portes, soufla Leya en réponse à la question muette de Vincent
- Mais pourquoi avoir installé des portes sur l'eau ?
- Ben pour les Borjaxs, évidemment !
Vincent accusa le coup, il était bien trop occupé à saisir chaque image de la ville qui venait de surgir.
Le meilleur mot pour la décrire était : "Magique".
De petites héoliennes rouges situées à l'entrée récoltaient l'énergie du vent que créait la porte en souvrant et en se refermant. Des maisons de toutes formes et de toutes tailles étaient plantées un peu plic-ploc de chaque côté du fleuve. Certaines ressemblaient à un cylindre retourné, une autre semblait composée de toute sorte de tyaux, d'autres encore n'avaient aucune forme fixe et semblait en constant changement, comme une sorte de gélatine. Un peu plus loin, sur la rive droite, l'Orix tournait et il dévoila une haute tourelle, munie d'une cloche à son sommet, surement là pour prévenir les habitant en cas d'alerte de force majeure. Cette tourelle n'était pas droite, elle semblait au contraire s'appuyer sur une maison juste à côté afin de ne pas tomber. Elle avait, accrochée à son mur, une immense lance incendie de toute les couleurs. Pour atteindre son sommet, il fallait emprunter une échelle à l'air très instable qui la gravissait.
Vincent ne pensait pas avoir assez d'yeux pour tout voir.
Le fleuve tourna encore et laissa voir un grand batiment surmonté d'une horloge en forme de goutte. Ce n'était pas une horloge banale car elle ressemblait plutôt à une énorme sablier mais à la place du sable, de l'eau coulait, goutte après goutte.
- Haha ! C'est bientôt l'Heure ! dit Al Cap Horn. Regardez, regardez le gouttier !!
La dernière goutte tomba et le gouttier se retourna souddain plusieur fois de suite, en produisant un bruit d'eau de pluie. Une activité grouillante envahit aussitôt la ville.
Le bateau stoppa.
- Et voilà ! Tout le monde dessend !
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MessageSujet: Leya,voleuse de fées   Dim 13 Mai 2007 - 14:08

Un sentiment bizarre envahit Vincent. C'était comme s'il connaissait cet endroit sans jamais y avoir mis les pieds. Il descendit, les yeux en l'air. La foule était composée des plus étranges créatures. Leya se planta devant lui. Il rencontra son regard et...sourit. Leya le regarda comme s'il était un idiot. Il devait en avoir l'air en tous cas. Mais si elle avait pu lire dans ses pensées, elle aurait compris qu'il s'agissait d'une infinie gratitude. Sans elle, il n'aurait jamais découvert l'existence de ce monde. Et sans doute n'aurait-il pas trouvé ce sentiment de pleinitude.
_Bon, on y va ? dit-il avec entrain.
_Où ?
_Je n'en sais absolument rien !
_Ca commence bien !
Il rit devant son incompréhension. Peut-être lui parlerait-il un jour.

Ils parcouraient la ville de long en large, sans savoir où ils allaient. Leya surveillait Vincent. Vincent observait Leya. La courbe gracieuse de son cou et sa démarche féline démentait son statut de voleuse. C'est alors qu'en passant devant une taverne bondée, une voix cria le nom de Leya.
_Leya ! Espèce de petite traîtresse !
Leya s'arrêta, sans grande appréhension.
_Marco...Tu viens me payer ?
_Te payer ? Comemnt oses-tu encore prétendre que je ne t'ai pas payé la totalité de la somme ! C'est la troisième fois ce mois-ci que tu triches pour que je te donne plus ! Maintenant, c'est terminé ! J'ai compté trois fois la somme avant d'envoyer l'autre imbécile te payer !
_Et bien, peut-être que tu devrais demander à ton imbécile s'il n'a pas un tens en trop...
_C'est ce que j'ai fait ! Il n'a même pas de quoi prendre un bain !
_C'est vrai qu'on le sent d'ici...
Marco devint rouge comme une tomate. On aurait presque vu de la fumée sortir de ses oreilles. Puis le regard de Marco tomba sur Vincent. Puis sur son col. Une petite tête avait pointé le bout de son nez pour voir qui provoquait ce vacarme. Leya la fixait également.
_J'en étais sûre ! s'écria-t-elle.
_Alors comme ça, tu me double avec ce freluquet ? Donne-moi tout de suite cette fée, espèce de fiante de Borjax !
Marco tendit la main vers Vincent. Leya sortit son arme à la vitesse de l'éclair. Mais elle dut la ranger presque aussitôt. Vincent fit pivoter son épaule. La main de Marco se referma sur le vide et en quelques mouvements secs, Vincent lui prit le bras, le coinca derrière le dos du jeune homme et donna un coup de pied sur le postérieur de Marco qui atterit la tête la première dans une flaque de boue.
Vincent s'approcha de Marco et s'accroupit près de sa tête.
_On ne touche pas à ma copine, d'acc ? Sinon, je te fais voir ce que j'ai appris d'autre au karaté...
Ensuite, Vincent se releva et, sans faire attention à la foule qui avait assisté à la scène avec des yeux ronds, il partit.
_Tu viens ? dit-il à l'adresse de Leya.
Et celle-ci, pour la première fois de sa vie, fit ce qu'on lui disait...
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MessageSujet: Leya, voleuse de fées   Mar 15 Mai 2007 - 14:36

Vincent avait la curieuse impression de retomber en enfance. Il se sentait comme chez lui pour la première fois de sa vie. Il se rappelait de plus en plus du passé, sans arriver à penser à l'avenir. Le karaté. Il s'en rappelait. Tout comme il se rappelait de tous les autres cours de combats, la musique, le chant, le bricolage, les stages de langues. Toujours des activités éphémères qu'il n'avait jamais vraiment aimé. Son père avait cru que s'il passait beaucoup de temps à faire ces choses, son fils oublierait qu'il n'était pas là. Mais Vincent n'avait pas oublié. Il s'était arrangé pour se faire renvoyer de partout, même des écoles. Il aimait bien la guitare, le chant, le karaté...c'était pas trop mal. Mais rien ne comptait à part faire comprendre à son père...Il s'arrêta brusquement et se demanda ce qu'il faisait là. Il se rappela l'étrange message de son père. Il tourna dans une rue étroite. Il s'assit sur un banc dans cette rue déserte et fit sortir Mélina de sa cachette.
_Qu'est-ce que je fais ici ?
_Je croyais que tu le savais ! Tu es le Protecteur !
_Mais c'est quoi, le protecteur ? Et pourquoi est-ce moi ?
_Tu m'as sauvée tout à l'heure...si ce n'est pas uen preuve suffisante...Et puis, ce n'est pas prudent de parler devant ELLE.
_T'occupe. Je veux des réponses.
Mélina marqua un temps de silence.
_Alors tu ne te rappelle pas d'elle ?
_De qui ?
_De ta mère voyons !
Vincent se figea. Sa mère...Elle était partie il y a si longtemps...Il ne se souvenait même pas avoir déjà vu une photo d'elle.
_J'étais petit quand elle est partie...Je ne me rappelle plus.
_C'est incroyable ! Nul ne peut un jour croiser son regard sans être condamné à s'en rappeller toujours ! Elle était si belle...surtout ses yeux...Tes yeux.
Vincent baissa les yeux vers uen flaque d'eau sale. Malgré la crasse, on voyait ses yeux verts briller.
_Tu n'as donc jamais remarqué ce quelque chose de magique en toi ? Il est présent dans tes yeux.
Vincent refusait d'y croire. Pourtant, Mélina continua, sans pitié, à faire ressurgir la vérité...
_Vincent, ta mère était une fée...
Le monde sembla s'arrêter de tourner.
_Mais...je veux dire...si elle était une fée d'à peine dix centimètres de haut...
_Rien n'est impossible à une fée, Vincent, surtout par amour. Notre pouvoir est tiré de la nature et des sentiments que nous éprouvons...

Derrière eux, Leya essayait de remettre ses idées en place. La fameuse légende des fées selon laquelle il existait une fée protectrice qui veillait sur le peuple magique qui engendrerait celui qui délivrerait les fées du joug des créatures du Monde d'à Côté : le Protecteur. Celui qui, en somme, devait lui botter les fesses pour avoir volé des fées toute sa vie...Mais alors, pourquoi se conduisait-il comme ça avec elle ? Pourquoi était-il aussi...gentil ?

Vincent se sentait bizarre. Une sensation étrange avait envahi son ventre, un noeud inextricable. Quelque chose en lui de magique se réveillait après un long sommeil. Il se leva et trébucha. Leya se précipita v ers lui et le prit par les épaules.
_Qui es-tu exactement ? Répond !
Elle rencontra son regard. Le vert brillant de ses yeux...Et ils disparurent...
Mélina tendit sa main à Vincent pour l'aider à se relever pendant que Leya se relavait tant bien que mal et seule.
Vincent regarda Mélina. Elle lui souriait.
_Tu n'es pas un peu grande ?
_Grande ? Mais ce n'est pas moi qui ai changé, Vincent...
Vincent se rendait compte avec horreur qu'il avait rapetissé lorsqu'un cri retentit :
_Bon Sang de Borjax ! s'écria Leya. J'ai la taille d'une fée !
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MessageSujet: Leya, la voleuse de fées   Jeu 17 Mai 2007 - 11:46

Leya se demandait comment c'était possible d'être aussi maladroit. Non seulement Vincent avait réussi à leur donner une taille de fée, mais en plus il s'entousiasmait de pouvoir visiter leur monde en passant inaperçu.
- Génial ! Je peux me transformer en fée ! ! En plus, on pourra visiter..., c'est génial !
- Oui, je vais te présenter tous mes amis, et puis je te montrerais à tout le monde, et...
- C'est très bien, tout ça, mais comment on fait pour y aller, sans ailes ? intervient Leya
- Euh...
- Ne t'inquiète pas, tu es le protecteur. Il y a surement un moyen...ce serait trop bète que tu ne puisse pas...
Soudain, Vincent se courba en arrière, comme sous l'effet d'une vive douleur.
- Ça va ? s'inquièta Leya
- Je...ne sais pas...
Une lumière bleue entoura Vincent, à la manière d'un cocon.
Leya voulu s'interposer et se précipiter sur Vincent mais Mélina la retient par le bras.
- Attends, dit-elle simplement.
Vincent ferma les yeux. La lumière l'éblouissait. Il n'avait pas conscience de se qui lui arrivait. Il n'avait plus mal au dos, pourtant, il ressentait comme un petit picotement tout autour du milieu de son dos.
Il perdit connaissance.

Le pays des fées

- Tu crois qu'il va mieux ?
- Je ne sais pas, c'est toujours un peu douloureux la première fois...
- Ça m'énnerve d'attendre comme ça !
- Chuut, tais-toi, je crois qu'il se réveille.
Des formes apparurent devant lui. Il reconnu Mélina penchée sur lui, avec un grand sourire satisfait et Leya, un peu en retrait, qui abordait un petit sourire ironique.
- Monsieur la fée à bien dormit ?
- Quoi ?
Il se leva et remarqua qu'il faisait déjà nuit. Quelque chose vient lui chatouiller l'oreille. Il leva la main vers elle, par réflexe, et rencontra une feuille cristaline. Non, ça ne pouvait pas être une feuille. C'était une aile.
Une aile ??
- Mais qu'est-ce que ?
- Hi hi hi ! Ne t'inquiète pas, c'est normal, pour une fée, d'avoir des ailes. Et puis, ça te vas très bien !
- Mouais, question de goût je suppose, marmona Leya qui le trouvait au contraire très séduisant.
- Hé bien au moins, maintenant, on sait comment se rendre chez les fées...
- Oui, vous êtes près ? Leya, tu n'a qu'à y aller par manière rapide, comme d'habitude.
Elle hocha la tête.
- On va où chez les fées, exactement ?
- Ah oui, il te faut le mot de passe... C'est Trapidos. Alors, on y vas ?
- C'est parti ! s'entousiasma Vincent.
Ils s'envolèrent tous les deux tandis que Leya inscrit "Trapidos" du bout de son doigt sur l'écran de sa ceinture contenant de la poussière de fée. Cette ceinture lui permettait de transplaner où bon lui semblait, du moment qu'elle avait l'adresse. Pour aller dans le monde des fées, cependant, il lui falait inscrire le mot de passe qu'elles utilisaient pour ce protéger, et qui changeait environ tout les mois. La poussière de fée avait l'incroyable pouvoir de diminuer la masse de quelqu'un. Sans cela, sa ceinture serait bien trop faible pour la transporter.
Elle disparu et reparu instantanément....dans la salle des fourmis.
- Bon sang de Borjax, murmura-t-elle.

Quelsue part dans les airs, une petite fée nommé Mélina n'en pouvait plus de rire.


Dernière édition par le Lun 21 Mai 2007 - 21:55, édité 2 fois
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MessageSujet: Leya, la voleuse de fées   Ven 18 Mai 2007 - 10:22

Dés qu'elle apparu dans la salle, toutes les fées présentent au conseil se tournèrent vers elle.
- Euh...bonjour.
- Es-tu Fabula ?
- Fabul..oui, c'est ça, c'est moi, Fabula !
- Bienvenue ! Comme tu as changé ! Mais tu es en retard, encore ces chasses fées ?
- Oui, hooo, c'était affreux !
- Nous te comprenons, Fabula. Un membre très effectif de la PRAF (pilote royal air fée) et la princesse des roses, notre chère Mélina, ont disparu.
Toutes les fées baissèrent la tête et respectèrent une minute de silence, devant cette annonce.
Leya les regarda avec une ironie croissante. Ils étaient pathétiques !
- Viens te poser près de nous, Fabula, proposa une autre fée aux ailes blanches.
Elle s'assit à côté d'elle.
- Ho !! Mais qu'avez-vous fait à vos ailes !
Toutes les têtes la fixèrent horrifiées.
- Mais ailes, oh ben, c'est que...
Ça n'allait pas être de la tarelle de fée, de leur expliquer, pensa Leya.
- Ben...
- Ce sont les chasseurs ? C'est ça ? Encore un coup de cette Leya !
A ces mots, une fée dorée la reconnu. Elle poussa un petit cri, qui s'étouffa dans sa gorge.
- Ho !
- Oui, je sais, c'est horrible, n'est-ce pas ? Mais n'en parlons plus, je me les ferait recollées, dit Leya.
- Les faire recoller ?? Comment cela ? Tu les as gardées ?
Leya se sentait de plus en plus mal.
- Non ! Non, pas du tout... Mais je m'en ferais d'autre ! Oui, c'est ça, je m'en ferais d'autre, ajouta-t-elle plus pour elle même.
Ce n'était apparement pas la chose à dire. On entendais de tout côté, des petits cris et des exclamations, certaines dégoutées, et d'autres admiratives.
- Bon, ne parlons plus de ces horribles choses. Flora, tu veux bien résumé les décisions du coseil jusqu'a maintenant ?


Dernière édition par le Lun 21 Mai 2007 - 21:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Leya, voleuse de fées   Ven 18 Mai 2007 - 11:28

Voler n'était pas chose facile quand on venait de se découvrir des ailes, Vincent le découvrit très rapidement. Tout en se demandant où était passée Leya, il commençait à aimer ce moyen de transport. Il fit des loopings dans un ciel plus infini encore que lorsqu'il avait une taille normale (du moins ce qu'il trouvait être une taille normale auparavant). Mélina le suivait tant bien que mal, tout en lui indiquant la direction à suivre.
_Voyons, cesse de tourbilloner comme un fou ! Et si tu tombais sur un bourdon, hein ? Ce sont des créatures tout à fait maléfiques ! Ils te piquent et pouf ! Plus de fée !
Mais Vincent se sentait trop libre pour écouter. D'ailleurs, cette chose réveillée en lui le protégeait. Elle était aussi enthousiaste que lui, elle bouillait d'impatience...Soudain, Mélina donna l'ordre de descendre. Et ils atterirent sur une énorme branche où des fées et quelques oiseaux s'affairaient. Lorsqu'ils se posèrent en douceur, Mélina poussa un soupir de contentement.
_Enfin !
Vincent regarda autour de lui. La branche semblait être une immense piste d'aterrissage. Des moineaux et d'autres oiseaux aussi petits, une ou deux fées sur le dos, se posèrent à côté d'eux.
_Voici notre moyen de transport, expliqua Mélina.
_Des oiseaux ? Mais pourquoi ? Les fées ont des ailes, non ?
_Oui, mais elles ne sont pas faites pour faire des heures de voyages ! Les oiseaux sont notre moyen de transport longue distance. Nous préféront les rouges gorges et les moineaux importé de l'Autre Monde en général, ils sont fiables et fidèles. Mais le petit peuple utilise des kiwis. Ce sont d'horribles oiseaux jaunes, formés à la course à pied. J'ai voyagé avec l'un de ces volatiles un jour...enfin, ne remuont pas les mauvais souvenirs. Tout ce que je peux te dire, c'est que j'ai été malade toute une journée...
Une fée arriva en courant sur eux. C'était un jeune homme habillé de cuir.
_Mélina ! Ma chère Mélina ! Comme je suis heureux de vous revoir saine et sauve ! Le conseil se réunit en ce moment même pour décider de partir à votre recherche ! Les meilleurs pilotes se préparent à décoller au premier ordre dans ce sens...
_Et vous faites partie de ces pilotes, Sylvin ?
_Oh ! Je ne suis qu'un simple écuyer, vous le savez...mais je serais parti avant tous les autres pour vous retrouver...
Mélina sembla rougir et ils se regardèrent d'un air gêné pendant un moment.
_Dites, les interrompit Vincent, il faudrait peut-être avertir votre "conseil" avant qu'ils ne partent chercher une fée qui vient de rentrer...
Ils sursautèrent.
_Oui, bien entendu ! Je vais prévenir les pilotes !
_Et nous nous rendons de ce pas au conseil ! décida Mélina.
Elle prit vivement Vincent par le bras et le tira presque vers un trou dans l'arbre qui formait un hangar et une écurie. Elle le traversa de part en part à une vitesse folle en slalomant entre les fées qui se trouvaient là. Enfin, alors qu'une des nombreuses portes qui tapissaient le fond du hangar se refermait, ils se glissèrent à l'intérieur. Les fées présentes dans la cabine eurent une moue contrariée. L'une d'elle portait un costume rouge et dit d'une voix monocorde :
_Veuillez vous tenir à ce que vous pouvez, la prochaine montée de sève aura lieu dans 5,4, ...
_Montée de sève ? demanda Vincent. Pourquoi...
_...1, 0 !
Soudain, la cabine fit un bond énorme en l'air et ils filèrent à la vitesse de l'éclair vers le haut. Puis la fée en rouge tira sur un manche de toutes ses forces et la cabine stoppa net.
_Dernier étage, conseil des fées, veuillez descendre rapidement, s'il vous plaît...
_Viens ! s'écria Mélina. Espérons que le conseil n'aura pas trop amoché ton amie...
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La baronne Louise
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MessageSujet: Leya, la voleuse de fées   Sam 19 Mai 2007 - 16:25

Flora dressa rapidement un petit résumé des décisions du conseil. Apparement, il s'était surtout agit de la montée totale des dégats causés par les chasseurs de fées, et par le climat qui se détraquait, à cause de la polution dans l'Autre Monde.
- ... et donc, les oiseaux migrent de plus en plus tôt et ils deviennent de plus en plus difficiles à contrôler, sans parler des bourdons qui surgissent maintenant à n'importe quel moment !
- Merci Flora. Mais le plus important est sans aucun doute les pertes féériques. Qu'en dites-vous ?
La fée qui venait de parler et qui semblait être la chef de l'assemblée se tourna vers le représentant des services secrets, une très vielle fée mâle.
- Tout à fait ! Mais nous avons des renseignements très important à vous communiquer à ce sujet. D'après nos services secrets de renseignement, les captives, si elles ne se font pas torturées pour dévoiler nos positions, sont enfermées dans un lieu ininflammable appelé l'Alvéole Apyre.
Il continua en chuchotant.
L'Alvéole Apyre, une prison sans lumière, pleine d'une humidité poisseuse où les humains vident nos compatriotes de leurs dernières forces et les laissent là, comme mort. L'Alvéole Apyre, lieu maudit, que même les fourmis désertent. Où ils clouent sur les murs les ailes des blessés, et où ils tapissent ces même murs avec le sang des mourrants...
Leya éclata de rire, ce qui fut très mal vu.
- Qu'est-ce que vous en savez ? Vous y êtes déjà allé ?dit-elle
La vielle fée se redressa, et prit un air très digne.
- Bien sûr que oui !
Leya dévisagea le viel homme qui semblait à peine savoir voler. Elle éclata à nouveau de rire.
- Hé ben vu la vitesse à laquelle tu dois voler, ça m'étonne qu'ils ne vous aient pas attrapé !
Flora lui lança un regard assassin, comme si l'insulte lui était adressée personnellement.
- Tu serais étonné de voir les capacités de vol de mon grand père ! Mais je pensais que tu n'aurais jamais l'audace de les mettre en doute, étant donné que tu as toi-même perdu tes ailes ! Oh, mais qu'est-ce que je raconte ? Tu n'en as jamais eu, des ailes, car tu es Leya, la voleuse de fées ! ! !
Toute la salle la regarda, éberluée, puis c'est une véritable vague de rire qui déferla sur elle.
- Vous ne me croyez pas ? s'étonna-t-elle
La plupart des fées avaient les larmes aux yeux, même son grand père qui déclara :
- Ma chérie, si tu continue, on va te sacré miss fée de la bonne humeur !
- Mais enfin !
Elle regarda Leya puis son grand père mort de rire avec hargne.
- Bon, parfait, si personne ne veut me croire, je m'en vais, mais je vous aurais prévenu !
Elle voulu sortir mais la porte s'ouvrit sur Mélina et Vincent.


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Ophélie
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MessageSujet: Leya, voleuse de fées   Sam 19 Mai 2007 - 17:54

Mélina entra avec un grand mouvement lyrique. Elle regarda la scène et pouffa.
_Vous délivrez nos secrets d'Etats à une voleuse miniature maintenant ?
Le conseil fixa ses dizaines d'yeux éberlués sur Leya qui se fit toute petite sur son siège. Flora La montra du doigt avec un air de triomphe :
_Ah ! Je vous l'avais bien dit ! Qu'as-tu à rire, Mélina des Roses ?
_Allons Flora, mes chers amis. Ceci est un jour de fête ! J'ai trouvé celui que nous cherchons depuis si longtemps. C'est d'ailleurs la raison de ma disparition. Vous avez l'air ravis de me revoir vivante de sucroit...
_Passe-nous les détails ! Prétends-tu encore avoir trouvé un Protecteur !
_Mais cette fois, c'est vrai !
Flora éclata d'un rire méprisant. Mélina, l'air vexé, poussa Vincent devant l'assemblée.
_Ooooooooh ! firent les fées du conseil en le dévisageant.
_Le Protecteur ! s'écria une voix.
Ils se précipitèrent sur lui et se mirent à lui poser un millier de questions en même temps. Vincent ne savait plus où se mettre. Jamais on ne lui avait accordé autant d'attention. Il commençait même à regretter d'en avoir un jour demandé. Mais Flora, toujours prête à ridiculiser Mélina, s'exclama :
_Et bien ! Pour la venue de notre Protecteur ! Brûlons donc cette voleuse !
La foule approuva à grands cris. Mais alors qu'ils s'approchaient, menaçants, de Leya, Vincent protesta :
_Eh ! Laissez-la tranquille ! C'est mon amie et je vous interdit d'y toucher !
_Ah ! Et ça se prétends protecteur ! s'écria Flora.
_Parfaitement ! répondit Mélina avec hargne.
_Ca suffit ! dit Vincent. Je ne sais pas ce que vous attendez de moi en tant que protecteur mais je ne vais pas massacrer les gens par simple vengeance ! C'est ignoble ! Et totalement stupide...
Il rougit en voyant que tout le monde se taisait. Avait-il dit quelque chose de mal ? Mais Mélina lui sourit et les visages des fées n'étaient pas hostiles...
Réagiraient-ils bien pour autant ? Les doutes assailaient encore Vincent...
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MessageSujet: Leya, la voleuse de fées   Lun 21 Mai 2007 - 21:51

C'était gentil d'avoir prit sa défense, pensa-t-elle en regardant Vincent. Ses ailes repliées dans son dos, il expliquait calmement au conseil et à une Flora furieuse que tuer les gens sans aucune raison n'était pas très subtil. Le conseil semblait approuvé. On aurait dit une bande de pauvres ignares qui n'attendaient qu'à obéïr aux ordres.
Ils étaient pathétiques.
Mélina souriait à Vincent, très fière d'avoir dénicher le protecteur. A la fin de son petit discour, elle prit la parole.
- Maintenant, le mieux serait de te faire visiter...
- Vous ne dormez donc jamais dans Le Monde d'à Côté ?
- Vous avez raison, monsieur le protecteur, veuillez escuser la maladresse de Mélina, on va vous préparer une chambre illico presto.
- Viens Vincent, je vais te montrer ton palace...dit Mélina
Leya la regarda avec des yeux ronds
- Un palace ?
- Pas pour toi...
- Et elle dormira où, alors ? s'enquit Vincent, un air de défit dans la voix
- Je ne sais pas encore...au cachot ?

hrp/ à toi de jouer ! Continue le dialogue, je te cèdes la place...bonne impro !/hrp


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MessageSujet: Leya,voleuse de fées   Mar 22 Mai 2007 - 19:00

_Hors de question !
_Mais enfin, c'est quand même une de ces vils voleurs qui capturent les fées de TON peuple !
_M'en fiche, répliqua Vincent. J'en ai un peu assez de vos petites gue-guerres. D'abord, sans Leya, je ne serais pas ici.
_Mais...
_Ensuite, je suis sûre qu'elle ne recommencera plus...n'est-ce pas ?
Il se tourna vers Leya, l'air confiant. Celle-ci garda une expression neutre et ne répondit rien. Elle ne savait pas. Et même, elle n'y avait pas réfléchi. Tout était allé si vite... Comment survivrait-elle sans son gagne pain ? Elle ne resterait certainement pas ici avec lui, son amour propre ne le supporterait pas.
_Elle n'a pas répondu? fit remarquer Mélina.
Mais Vincent avait planté son regard dans celui de Leya. Un lien infime se tissa entre eux pendant une fraction de secondes. Dans les yeux de Vincent, on ne voyait que confiance et...autre chose qu'il n'aurait su analyser à cet instant. Leya trouva la force de briser ce lien et lança :
_Bah ! Rien ni personne ne m'a jamais empêché de faire ce que je voulais.
Vincent sourit. Comem s'il n'avait pas attendu meilleure réponse de sa part. Ils se remirent en route et Mélina se mit à bouder. L'Etage où se réunissaient les fées du conseil était sans aucun doute le plus beau. On pouvait y recevoir des invités de marques qui bne manqueraient pas d'être subjugés par les merveilles d'architecture du lieu. Mais ils reprirent l'abominable ascenseur et descendirent à l'écurie.
_On repart ? demanda Vincent.
_Oh ! Les maisons des fées ne sont pas dans le Palais de Justice. Il nous sert de centre administratif, juridique et politique. Les résidences des graandes familles sont dans des arbres plus luxueux. La tienne entre autre, se situe à l'opposé. C'est, de l'avis de beaucoup, la plus belle du Royaume.
_Ma famille ?
_Oui, les Lys.
_Toutes les fées portent des noms de fleurs ?
_Oui, la plupart. La noblesse de la fleur désigne le rang de la famille. Le lys, une fleur royale, indique que tu fais partie des cousins de la Reine Essenia.
_La famille royale maintenant ! Allons bon ! s'exclama Leya d'une voix à peine basse.
Mélina décida de l'ignorer. Elle reprit.
Nous prendrons les plus belles montures pour nous présenter au Petit Palais, ta maison. On nous fera la fête. Ta tante, particulièrement, sera ravie de te voir...
_Ma tante ? J'ai une tante ?
_Bien entendu.
Vincent se perdit dans ses pensées. Lui qui n'avait jamais eu qu'un père orphelin, sans autre parent à part son parrain...
_Ta tante est également ta marraine. Il faudra lui porter un grand respect. Elle est la cousine directe de la Reine et sa conseillière. Elle a de très hautes responsabilités. Cela la rend un peu froide et distante par moment...il faut dire qu'elle a aussi vécu de terribles épreuves lorsque...
_Lorsque ?
_Et bien, lorsque ta mère est morte...
_Oh...
Un silence s'installa autour de Vincent. Avait-il espéré qu'elle soit encore en vie ? Mélina donna des ordres à son ami Sylvin. Leya, seule, avait remarqué son trouble.
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MessageSujet: Leya, voleuse de fées   Ven 25 Mai 2007 - 17:44

Voyager sur le dos d'un rouge gorge était moins facile qu'il n'y paraissait et très différent de l'équitation. L'oiseau bougeait constamment, sur le qui vive. Une fois en vol, il battait des ailes si rapidement que l'on devait bien s'accrocher. Mélina avait pris sa propre monture tandis que Vincent et Leya étaient montés sur une deuxième. L'oieau filant à toute vitesse, Vincent dut prendre Leya par la taille puisqu'elle avait insisté pour monter devant. Au décollage, il s'était vu contraint de la prendre dans ses bras. Et alors que Leya hésitait entre le passer par dessus bord ou le gifler, Vincent commençait à comprendre quel était le sentiment qui lui nouait l'estomac lorsqu'elle était proche de lui...

Ils arrivèrent à un autre arbre, plus isolé mais mieux gardé encore que l'arbre du Conseil. La piste d'atterissage n'était pas bondée ni aussi grande mais une délégation en rang d'ognion les attendaient avec des visages clos...
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MessageSujet: Ley a, la voleuse de fées   Lun 28 Mai 2007 - 16:16

- Si vous voulez bien vous donner la peine, invita un garde.
Vincent le suivit, et les deux autres lui emboitèrent le pas.
Ils passèrent entre les deux rangées de gardes, et entrèrent dans l'arbre. Un ascensseur de sève luxueux les attendait. Une voix féminine s'éleva d'un haut parleur :
- Prochaine montée de sève programmée dans 5 - 4 - 3 - 2 - 1
L'ascesseur fila dans les airs, puis s'arrêta tout aussi brusquement. Les portes s'ouvrirent sur une salle brillament éclairée.
- Ah, vous voilà enfin, cher neveu !
La vielle femme à l'air revêche qui venait de lui parler n'avait pas bougé d'un pouce et restait là, en plein milieu du salon de style XVIIeme sciècle.
Vincent s'approcha et lui tendit la joue pour lui faire la bise mais elle se recula vivement et lui tendit sa main fine et décorée de bagues coûteuses. Un peu perplexe, il la serra néanmoins.
- On ne vous a donc pas appris à faire le baise-main ! Ce serait pourtant la moindre des choses, vous ne pensez pas ? La jeune génération ne vaut plus rien, Edmond, si tu veux mon avis !
- C'est cela, ma chère, répondit poliment une voix venant d'un fauteuil.
Le viel homme se leva et serra la main de Vincent. Il se pencha ensuite sur Leya pour l'embrasser.
- Edmond, vous oubliez les bonnes manières.
- Escuse moi, Pétuus chérie.
Il prit délicatement la main de Leya et y posa ses lèvres. Ensuite, il leva la tête vers son épouse afin de voir si cela la satisfaisait. Celle-ci n'y fit pas attention et interrogea Vincent.
- Qui est cette jeune personne ?
- Mon amie, elle s'appelle...
- A-t-elle un titre ?
- Euh...non, je ne pense pas.
- Alors ça n'a pas d'importance. Edmond, mon ami, nous allons être en retard si vous ne vous pressez pas plus !
- J'arrive, j'arrive... Niveau 10, s'il vous plait ! ajouta Edmond à l'adresse de l'ascensseur, une fois que tout le monde y eut prit place.
- Entendu, vous y serez dans 5 - 4 - 3...
- Mais où est-ce qu'on va ? demanda Leya
- Au niveau 10, dans la salle des fêtes, répondit Mélina en chuchotant.
Vincent se tint maladivement aux barreaux de l'ascensseur, avant que celui-ci ne s'arrête, quelques millisecondes pus tard, devant une porte en dorée.
- Vous êtes prèt, s'enquit Edmond en regardant Pétuus remettre ses cheveux en place. Alors, allons-y.
Et il auvrit la porte.


Dernière édition par le Sam 16 Juin 2007 - 19:12, édité 1 fois
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