Ce n'est pas la fin. Ce n'est même pas le commencement de la fin. Mais c'est peut-être la fin du commencement. A vous de continuer l'histoire...
 
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 Les frères Bellemares

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Cyrus
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MessageSujet: Les frères Bellemares   Jeu 12 Avr 2007 - 9:47

(Bon voilà j'ai changé légèrement mon texte. Donc si une histoire de bataille sanglante vous intéresse, amusez-vous! Et sinon un commentaires en MP me ferait bien plaisir! Je ne poste qu'une partie et je posterai la suite plus tard)

Une déclaration non-écrite


Le sifflement perçant d’une flèche vint briser le silence qui régnait sur la plaine.Les miliciens cessèrent de bouger cherchant d’où venait le projectile. La flèche vint se réfugier dans l’abdomen d’un des hommes qui s’écroula rapidement sur le sol. La peur sema la zizanie dans tout le bataillon de miliciens. C’est par la suite que venant de la forêt, des cris de guerre résonnèrent dans toute la plaine. Une cinquantaine d’hommes surgirent de celle-ci, arme à la main, courrant en direction du peloton. Les hommes de Veilos avaient l’effet de surprise; les soldats de Ruktus étaient désemparés et la discorde régnait. Un bruit sourd d’entrechoquement d’arme vint réveiller Cyrus qui dégaina sa lame cependant, il ne semblait point porter d’attention à l’ennemi mais plutôt semblait-il chercher quelqu’un sous sa propre bannière.

Yoann! Wilhelm! Criait-il sans cesse. À sa droite, Darren, un ami d’enfance des frère Bellemare se fit empalé par un des assaillants. Cyrus eut peine a paré de son bouclier un coup de hache de guerre provenant d’un homme faisant deux fois sa taille. La force de l’impact était si puissante qu’il fut projeté au sol. Avant même que son adversaire n’eut le temps de relever sa hache, le jeune milicien planta sa lame dans le mollet droit du colosse le faisant vacillé. Une roulade plus tard, Cyrus se releva faisant face à son ennemi qui avait peine à marcher. Il para de nouveau un coup de hache laissant le flanc droit de l’homme devant lui sans défense. Le jeune guerrier asséna un coup circulaire puis quelques instants après, sans même avoir pris compte de ce qui se passait, le colosse flancha et tomba agenouillé. Un piquer en direction du cœur et s’était terminé, il l’avait tué. L'homme s’écroula au sol laissant un dernier cri de douleur retentir dans la tête du vainqueur.

Cyrus alla ensuite porter son regard sur son frère, qui se battait à une centaine de pas de lui. Il semblait être en difficulté ce qui le fit paniqué. Il se dirigea vers Wilhelm, le plus rapidement possible et au passage, il donna quelques coups d’épées faisant tomber deux ennemis qui se tenaient au travers de sa route. Il était trop tard, alors que son frère se défendait contre un des assaillants, un autre arriva derrière lui puis, ce que Cyrus vit le fit frissonner : la lame du guerrier passant au travers du corps de son frère. À ce moment précis, tout sembla s’arrêter Cyrus bouscula un de ses comparses continuant de courir vers son frère. Les deux hommes se tournèrent vers celui qui accourrait. Le premier n’eut point le temps de réagir que déjà, le fer froid de la lame du milicien lui transperçait l’âme entière. Il tomba au sol, mort. Le deuxième porta sa masse avec force vers Cyrus qui, pivotant sur sa droite, l’esquiva habilement. Le milicien, d’un coup sec et rapide, perça son adversaire du côté gauche de la gorge jusqu’au flanc droit de celui-ci. C’était un quatrième guerrier qui tombait sous les coups du jeune homme.

Il se jeta, à genou, aux côtés de son frère agonisant cessant totalement de se préoccuper du combat présent. Une coulée de sang sortait de la bouche de celui-ci qui peinait à respirer.

- Reste avec moi Wil! Reste avec moi! Je t’en prie ne pars pas!

Avec toute la force qu’il lui restait, L’aîné des frères Bellemare lâcha : Tu leur diras n’est-ce pas? Dit leur que j’ai fais de mon mieux.

Cyrus lui répondit tout en pleurant : Certes mon frère, je leur dirai. Je leur dirai que tu es mort en combattant vaillamment.

Sur les dernières paroles de Cyrus, Wilhelm ferma les yeux puis son souffle cessa. En se retournant, le jeune homme aperçu que le peloton de miliciens était en déroute. Il ne pouvait apercevoir ni Yoann, son autre frère, ni Jeriko un de ses proches amis. Il saisit le corps de son frère puis avec difficulté, il le souleva sur ses épaules. Il l’entraîna ensuite dans la forêt laissant son bouclier tombé à proximité de celle-ci.


Dernière édition par le Jeu 12 Avr 2007 - 9:56, édité 3 fois
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Cyrus
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MessageSujet: Re: Les frères Bellemares   Jeu 12 Avr 2007 - 9:49

L'assassinat


La nuit était tombée sur la forteresse de Navarre. La plupart des habitants du castel avaient rejoints leur demeure respective. La fête avait été de la soirée et les gens devaient dormirent pour la rude journée qui s’annonçait demain. C’était le tournoi du champion du roi et toute la cour y était conviée. Différents seigneurs et leurs plus braves guerriers venaient en Navarre pour participer à cet évènement reconnu au travers du comté. Le vainqueur du tournoi remporterait la main de la douce Allia, la seconde fille du roi. Une créature des plus splendides qu’il ait été donné de voir et elle était admirée par tout les gens du peuple. Tant d’hommes la convoitaient mais son rude père voulait qu’elle appartienne à un homme qui la méritait. C’était pour ce faire qu’il avait organisé ce même tournoi pour sa première fille.

Enfin, tous dormaient sauf le cas particulier qu’est Métis, un des sergents de la garde personnelle du roi. Il avait l’habitude de faire croire qu’il retournait à ses quartiers mais la plupart du temps, il se relevait pour rejoindre la chambre d'Élange, la troisième fille de Proterius. Seulement, cette nuit là n’avait pas été comme les autres. Alors qu’il déambulait discrètement dans les couloirs du sombre château, une mince ligne de sang au travers des dalles attira son attention. Quelque chose se passait et la curiosité de Métis le mena jusqu’aux quartiers de Trevor, le gardien de nuit de la chambre du roi. Le soldat avait été égorgé et après avoir touché le sang chaud sur le cadavre, Métis en conclu que c’était récent.

- Alertes! Fermez toute les issues! On a un intrus au château!

Deux gardes accourraient vers le sergent.

- Vite! Le roi! Dépêchez-vous à sa chambre!

Les gardes de l’extérieur furent prévenus rapidement et les portes du castel se fermèrent aussitôt.

Les trois hommes prirent la direction de la chambre royale et lors de leur arrivée, ils n’eurent le temps que de voir une ombre laisser tomber le corps du roi et s’enfuir par la fenêtre menant sur le toit de la grande salle à dîner. D’un coup sec, Métis saisit l’épée longue d’un des gardes et se précipita par la fenêtre à la poursuite du fugitif. L’ombre parcouru une bonne distance sur le toit avant de se lancer sur la muraille sud qui se joignait aux murs de la grande pièce. Métis fit de même et tranquillement, le sergent gagnait du terrain sur l’assassin. Ce dernier fit un autre bond et cette fois, par-dessus la muraille et atterrissant sur la forge. Sous le poids de l’impact, les planches de bois craquèrent et le toit de cette dernière céda. Le poursuivant fit de même, il bondit sur la forge, puis pénétra dans le bâtiment par l’ouverture dans la charpente.

La pièce était sombre, éclairée seulement par les dernières braises chaude qui s’efforçait à ne pas s’éteindre. Curieusement, la pièce était vide. Métis ne voyait ni d’assassin, ni de traces de fuites. Il était probablement encore à l’intérieur et il avait l’avantage sur le sergent. Soudain, le bruit sourd d’une lame fendant l’air fit réagir le guerrier qui se lança sur sa gauche évitant l’arme du meurtrier. Il se retourna rapidement faisant face à celui-ci.

- Vous n’auriez pas du me suivre jusqu’ici. C’est votre seule erreur. Pardonnez moi mais ma cible était Proterius et non vous. Maintenant, je dois vous éliminer.

L’homme en noir ne perdit pas un instant et il enchaîna trois coups de lame en direction de Métis. Les deux premiers furent parés aisément et l’esquive sur le troisième fut ratée. Le sergent encaissa la lame sur son avant bras gauche; une énorme coupure prit place et le sang coulait à flot. Les deux hommes continuèrent le combat et telle une chorégraphie, les lames s’entrechoquèrent coup par-dessus coup. Puis finalement vint le moment où Métis brisa le tibia droit de l’assassin d’un coup de pied précis. L’ombre tomba au sol et poussa un cri de douleur qui retenti dans toute la forteresse. Métis pointa sa lame à la gorge du perdant.

- Pourquoi avoir tué le roi? Quels étaient vos motifs?
- Je ne suis qu’un mercenaire que l’on paye pour faire le sale boulot. Je suis envoyé par Veilos le seigneur de Grandport. Je ne fais que vous avertir mais ce n’est qu’un début.

Sur ces dires, l’ombre saisit sa lame et connaissant le sors réservé au meurtriers, il se transperça la poitrine.



L’assassin gisait sur le sol de la forge. Quelques soldats arrivèrent pour assister le sergent.

- Le roi est mort, il faut prévenir le conseil! Le seigneur de Grandport vient de nous déclarer la guerre par cet acte immonde! Markus, allez prévenir le fils du roi, dès lors, il est le nouveau roi.
- Bien sergent j’y vais de suite!
- Que l’on rassemble le capitaine et le conseil à la chambre de guerre et vite!

Les ordres furent exécutés et une heure plus tard, le conseil, Kiran, le fils du roi, Métis et Hendrik, le capitaine des armées étaient rassemblés à la chambre de guerre.

Avant de mourir, l’assassin m’a informé qu’il avait été engagé par Veilos lui-même. On ne peut laisser un tel acte impuni! Métis dictait aux membres du conseil ce qui s’était produit plus tôt lorsque soudain, quelqu’un frappa à la porte de la salle.

- Entrez! Laissa sortir Métis qui dirigeait l’assemblée.
- Monsieur, un messager vient vous quérir.
- Je suis en réunion des plus importantes, soldat!
- Justement sergent, il dit que c’est au sujet d’une attaque contre Liancourt!
- Très bien! Faites le entrer ici!


Un grand homme pénétra dans la salle. Il était vêtu d’une armure de cuir et portait une longue cape brunâtre.

- Mon seigneur, Liancourt a été sujet d’une attaque menée par un des bras droit de Veilos. Nos éclaireurs nous affirment que suite à cet évènement, le bataillon ennemi aurait quitté les plaines de l’épervier en direction de Grandport. Encore selon nos éclaireurs monsieur, l’ennemi serait à une journée de marche de Liancourt et ainsi, le dirigeant du village attend à ce que vous leur envoyé des renforts pour contre-attaqué.
- Liancourt est à trois jours de marche de Navarre! Il sera tout simplement impossible de rattraper les assaillants!
Cria de rage Kiran.

Kiran, fils unique du roi était maintenant âgé de dix-sept printemps. Il avait reçu l’éducation militaire appropriée pour mener les armées de Navarre à la victoire seulement, les évènements récents l’avaient perturbés et il n’était pas en état de décider les actions politiques que Navarre devait entreprendre. Très bien souffla-t-il. Métis et Hendrik, vous partez dès ce soir pour Liancourt et je met à votre disposition cents cinquante soldats, poursuivit Kiran. Les deux hommes se regardèrent puis acquiescèrent aux dires du nouveau roi. Le conseil fut levé et une heure plus tard, la compagnie quittait Navarre en direction de Liancourt.
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Cyrus
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MessageSujet: Re: Les frères Bellemares   Ven 13 Avr 2007 - 0:54

La poursuite


Les miliciens avaient été vaincus assez facilement dû à l’effet de surprise des assaillants. Les quelques guerriers qui survécurent à l’assaut fuyaient en direction de Liancourt espérant que la vie leur soit épargnée.

C’est le bruit de sabots frappant le sol qui fit réagir Yoann qui se dirigeait vers les hautes cimes des monts balafrés. Les habitants du comté les avaient surnommés ainsi dû aux étranges formations que prenait le roc. Ces montagnes escarpées avaient enlevés la vie à de nombreux aventuriers intrépides qui en avaient tenté l’ascension.

Yoann s’arrêta brusque puis rapidement, il pointa sa lance dans la direction opposée au monts. Il faisait face au champ de bataille qui se cachait derrière les grands arbres de la forêt. Un cavalier était à sa poursuite et il se rapprochait vivement du jeune milicien. Alors que le guerrier était à porter de frappe, Yoann se lança sur sa droite évitant de se faire happé par la monture. Il saisit avec force sa lance puis il la jeta solidement vers le cavalier. Touché! Le poursuivant fut atteint à l’épaule gauche et la force avec laquelle Yoann lança le javelot projeta l’ennemi au sol. Le milicien dégaina sa lame puis avant même que le guerrier puisse se relever, il fut percé à la poitrine. Yoann saisit la bride de la monture puis d’un coup sec, il monta l’animal. Le son de cavaliers arrivant de la plaine au galop pressa le jeune guerrier. Il vit au travers de la verdure deux autres hommes chevauchant vers lui. Le jeune Bellemare serra ses jambes sur l’animal et donna un coup de reines faisant partir le cheval à toute vitesse au travers de la forêt. Le jeune cavalier coupa sec sur sa droite empruntant le petit sentier de terre battue qui menait vers Liancourt. Yoann tenait fermement de sa main gauche la bride du cheval et dans sa main droite, il tenait sa lame. Un des poursuivant s’approchait sur sa droite. Le milicien frappait dans l’air tentant d’éloigner l’ennemi. Puis soudain, il tua le cheval d’un coup précis à la tête. La monture s’arrêta net et s’écroula au sol projetant son cavalier à quelques mètres en avant. Le deuxième n’eut point le temps de réagir et sa monture trébucha sur le cadavre de la bête, ce qui mit fin à leur poursuite.

Yoann s’était débarrassé de ses poursuivants et il continua de galoper en direction de Liancourt.
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Cyrus
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MessageSujet: Re: Les frères Bellemares   Lun 16 Avr 2007 - 12:14

Le siège


La défaite fut écrasante. Trop peu rentrèrent à Liancourt. Lorsque Yoann arriva au village, il constata qu’il était le seul de ses frères qui était revenu. Sur les vingt hommes qui étaient partis en patrouille, seulement six avaient réussi à rejoindre leur foyer. Malgré tous les efforts que les miliciens avaient mit, ce fut impossible de repousser une embuscade d’une cinquantaine d’hommes et d’autant plus lorsque l’on croit que la paix règne dans le comté.

Liancourt était un village d’environ deux cents personnes dont quatre vingt hommes, tous formés pour la milice étant donné que le service militaire était obligatoire, on comptait le même nombre de femmes, tout au plus, et les autres villageois étaient des enfants et des adolescents. Au début, Liancourt était une simple barricade qui se situait aux limites de la région de Navarre car à cette époque, la guerre entre cette dernière et Grandport faisait rage. Lorsque le traité de non hostilité fut signé par les deux comtés, le fort devint un village abritant pour la plupart, les soldats et leurs familles. C’est pourquoi Liancourt possédait toujours la grande palissade de bois qui fut jadis bâtit par les ancêtres.

Personne n’aurait cru que cette défense allait resservir un jour et pourtant, ce fut le cas. Le jour suivant l’embuscade aux plaines de l’épervier, la cloche d’alarme qui autrefois avait été installé sur l’unique tour de guet résonna dans tout le village. Les habitants se rassemblèrent à la place publique pour savoir ce qui se passait. Un milicien qui guettait l’horizon avait aperçu dans la vallée nord une armée portant les fanions de Grandport. C’était maintenant une preuve irréfutable que la guerre était à nos portes. L’époque de la grande paix était révolue.

Tous les hommes du village cessèrent leurs activités et tous se dirigèrent vers la caserne pour aller y chercher leur équipement. Ce n’était pas ce qu’il y avait de mieux; les miliciens de Liancourt étaient équipé avec une armure de cuir cloutée, une lance, un écu de bronze et une épée courte. La panique régnait dans Liancourt. Le village n’était pas préparé pour une attaque de ce genre.

Deux heures plus tard, les deux éclaireurs que Liancourt avait envoyés rentrèrent au village et tous les hommes étaient installés sur les remparts. Le capitaine, le nouveau soit dit en passant comme Ruktus n’était pas revenu des plaines, avait réussi à trouver dans le vieil entrepôt une trentaine d’arcs à flèches courts, accompagné d’une centaine de flèches. Il les remit aux soldats et leur distribuèrent trois flèches chacun. De leurs côtés, les éclaireurs informèrent le dirigeant et le capitaine que l’armée de Grandport comptait tout près de quatre cents soldats, deux béliers et d’une trentaine de grandes échelles. L’ennemi avait tout au plus, deux cents cinquante fantassins, une cinquantaine d’archers et une centaine de cavalier mené par Rugmor, le fils aîné de Veilos. Ils étaient maintenant tous postés en rang devant la grande palissade de Liancourt.

Alexiel, le dirigeant du village et le capitaine Karnej montèrent sur leurs chevaux et sortirent du village à la rencontre de Rugmor et d’un autre cavalier. Les quatres arrivèrent en face et Rugmor prit la parole.

- Voici notre proposition, venant de Veilos mon puissant père lui-même. Prêtez-lui serment d’allégeance et devenez ses loyaux sujets et votre village sera épargné. Votre ridicule milice ne peut repousser mon armée. Soyez sage pour une fois et prenez la bonne décision.
- C’est ridicule et hautain de votre part que de nous demander une telle chose. Le comté de Hautfort n’a jamais plié devant les menaces de vos stupides ancêtres et il est certain qu’aujourd’hui nous ferons pareille.
- Soit! Vous aurez la mort de vos villageois en entier sur la conscience, seulement si vous êtes encore en vie à la fin de cette bataille!


Le fils de Veilos tira sur la bride de son destrier et il quitta le lieu de rencontre en riant. Alexiel savait très bien que ce Rugmor avait raison. La milice, malgré tout le bon vouloir et le cœur qu’elle avait, n’était pas assez puissante pour repousser une telle armée. Seulement, il ne pouvait accepter l’offre de Veilos car il déshonorerait ses ancêtres et tous ceux qui ont autrefois combattu pour garder Liancourt.
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Cyrus
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MessageSujet: Re: Les frères Bellemares   Lun 16 Avr 2007 - 12:16

Inversement des rôles


Les cors et les tambours de guerre résonnaient dans toute la vallée; les notes se percutaient contre les hautes falaises du versant est des montagnes ayant pour effet d’amplifier le son. L’armée qui se tenait devant Liancourt frappait à un rythme synchronisé leurs armes, les cris des hommes assoiffés de sang faisaient frémir les plus valeureux soldats qui se tenait sur les remparts du village. Puis soudain, les sons des instruments de guerre s’arrêtèrent projetant toute la vallée dans un immense silence. L’armée de Grandport se mis en marche et les premières lignes de fantassins transportaient les échelles.

- Encocher! Cria Karnej du haut de la tour de guet.

La trentaine d’archers s’exécutèrent, le peloton assigné aux grandes portes se préparaient en encaisser le choc d’un bélier et de leur côté, les miliciens se tenant sur les remparts priait leur dieu pour qu’il leur épargne la vie. Il n’y avait toujours aucun son dans la vallée, les seules choses que l’on pouvait entendre était les bruits de pas marchant au même rythme, le grincement des roues des béliers et le frottement du métal des armes.

Puis soudain : Tirez!

Les archers décochèrent leurs flèches dans la foulée d’ennemi se tenant à la porte de leur village. Une poignée d’hommes de Grandport tombèrent. Le bruit du premier coup de bélier retentit dans les airs. Les archers de Liancourt envoyèrent une seconde volée, et puis une troisième. Les archers de Rugmor firent de même et quelques miliciens furent touchés.

Les échelles s’élevèrent dans les airs et allèrent s’appuyer contre la palissade. Les premiers cris de douleur se firent entendre. Les combats sur la palissade étaient commencés. Les bruits du métal se frappant mêlé aux cris des hommes souffrant rendait l’atmosphère lourde.

Les grandes portes en bois de chêne finirent par se fendre après avoir encaissé une trentaine de coups de bélier. La fente dans le bois était mince accordant qu’à seulement trois hommes de large de pénétrer dans le village. La vingtaine d’hommes s’occupant des portes avaient réussis jusqu’à présent à empêcher les fantassins ennemis d’entrer dans Liancourt. Yoann se tenait au porte et la situation était sous contrôle jusqu’au moment ou l’énorme javelot d’une baliste vint faire éclaté la porte de droite. Les hommes aux couleurs de Grandport pénétraient dans le village rapidement et furent en peu de temps plus nombreux que la milice. Les hommes de Liancourt tombaient rapidement sous les coups de l’ennemi.

La poussière s’élevait dans les airs dû aux nombreuses planches de bois des portes qui tombèrent sur le sol terreux.

Yoann se battait avec une fureur jamais vue à ce jour, on pouvait compter près de sept cadavres à ses pieds. Émergent du nuage de poussière, Rugmor tenant une énorme lame à deux mains se dirigea vers lui. Il devait faire au moins deux pieds de plus que le jeune blond mais celui-ci ne broncha pas. Les hommes aux alentours cessèrent le combat pour entourer les deux combattants qui s’apprêtait à se livrer un duel féroce.

- Jeune sot! Tu as fais couler le sang de bon nombre des mes amis! Maintenant tu dois payer avec le tien.

Yoann regardait le barbare devant lui avec un regard de tueur. On pouvait compter les pulsations du cœur du jeune homme seulement qu’en observant les veines dans son cou. La sueur perlait son front et il tenait son bouclier et son épée avec force. L’homme chargea, Yoann esquiva puis sur une relance, le premier bloquait le coup. Puis sur une attaque de deux coups puissants bloqués par le bouclier, Yoann atteint l’homme à la cuisse droite le coupant du haut jusqu’au genou. Le combat se poursuivait, les enchaînements de coups, d’esquives et de parages mêlés au souffle des deux guerriers captaient l’attention de tous les soldats. La bataille reprit son cours normale au moment ou Yoann, suite à un parer habile trancha d’un coup spectaculaire la gorge de Rugmor.

Suite à une lute difficile pour les remparts, les miliciens de Liancourt furent poussé à retraiter à la place publique qu’ils avaient légèrement fortifiée avant le début de la bataille. C’était l’ultime poste de défense des miliciens et c’est en ce lieu que résidait leur derniers espoirs.

La place publique de Liancourt était située sur une sorte de promontoire en terre ce qui rendait cette place plus haute d’un maigre mètre. Cependant, les villageois du village y avaient installés de nombreux pieux de bois empêchant les troupes de cavalerie de charger. Seul un homme à pied pouvait passer au travers de deux pieux et donc, les hommes de Veilos ne pouvait pas arriver à plus de dix hommes à la place publique les autres étant contraints à attendre derrière les leurs. Les cadavres commençaient à s’empiler à la place publique et la poussée de l’armée de Grandport perçait tranquillement la dernière défense. Il ne devait rester qu’une vingtaine de miliciens encore en vie dont Yoann et Karnej.

Le son d’un cor de guerre résonna dans la vallée; un son que l’on n’avait pas entendu depuis des lustres, bien avant la précédente guerre. Le cor des hommes de Courcelles datait de l’époque de l’alliance des chefs. C’était une ancienne alliance qui avait été signée par Navarre et Courcelles à l’époque de Proterius premier du nom. Cette déclaration avait été signée dans le but de repousser la menace d’un mercenaire qui monta une des plus grande armée que la terre avait connue.

Sortant de la forêt à l’est du village, une centaine de cavalier galopaient en direction de Liancourt. À leur tête, leur grand chef et, à la plus grande surprise, Cyrus Bellemare.
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Cyrus
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MessageSujet: Re: Les frères Bellemares   Mar 17 Avr 2007 - 10:51

Direction: Les monts balafrés


La bataille grondait dans la vallée, les centaines de sabots frappant le sol faisaient rugir la terre elle-même. Alors que la cavalerie de Courcelles faisait des dommages dans les rangs de Grandport, les villageois de Liancourt commençaient leur fuite orchestrée par Alexiel en direction des montagnes. Les derniers miliciens en vie empêchaient de leur mieux l’avancée des attaquants. L’escarmouche avait durée une bonne partie de la journée et donc, le soleil couchant donnait de magnifiques teintes d’orange, de rouge et de rose au ciel. Les vautours tournaient en rond au-dessus du village attendant qu’il soit calme pour aller dévorer leur dîner.

Cyrus se fraya un chemin jusqu’à la place publique et il alla rejoindre son frère qui continuait désespérément de défendre son village. Une dizaine de cavaliers le suivait et ils vinrent porter main forte à la milice. L’ennemi se replia jusqu’aux portes de Liancourt pour aller aider à l’extérieur du village là ou les cavaliers de Courcelles frappaient de plein fouet. Battez en retraite! Dépêchez-vous, criait Cyrus. Prenez le chemin des montagnes et attendez l’arrivée des hommes de Courcelles! La dizaine de miliciens exécutèrent l’ordre de Cyrus sauf dans le cas de Yoann à qui on apporta une monture.

- Content de te voir en vie frère!
- Moi de même Yoann. Où est Karnej?
- Il est partit avec Alexiel pour défendre les habitants dans la montagne.
- Très bien. Combien reste-t-il de milicien?
- Avec la dizaine qui vient de partir, je dirais quinze tout au plus.


Cyrus se retourna vers un des cavaliers qui le suivait. Allez rejoindre Feagor et dites-lui que nous nous replions aux grottes dans les monts balafrés. Il lui remit une carte indiquant une route secondaire pour y accéder, de là, ils pourraient planifier la suites des évènements.

À nouveau, le cor de guerre de Courcelles retentit dans la vallée et les cavaliers de Feagor quittèrent le champ de bataille vers le sud dans la direction que leur avait indiqué Cyrus. Il ne restait que les deux frères Bellemare dans le village et l’armée de Grandport revenait vers Liancourt.

- Il est temps de partir mon frère
- Tu as raison Cyrus. Allons rejoindre les autres et préparons notre vengeance.

Les deux cavaliers quittèrent le village au galop et partirent dans les montagnes. Lors de leur ascension, le hument d’un cheval fit stopper leur route. Les deux hommes dégainèrent leur épée se préparant à affronter ce qui s’approchait. Le rire familier d’un homme leur vint aux oreilles. C’est rendu vous qui me craignez? Lança Jeriko le messager que l’on avait envoyés à Navarre.

- Bon dieu ce que c’est bon de te revoir l’ami!
- Cent cinquante soldats ont quittés il y a un jour de cela Navarre en direction de Liancourt. Mais que faites-vous ici?
- Liancourt est tombée aux mains des armées de Veilos. Nous avons fais réfugier les villageois aux grottes des monts balafrés.
- Très bien. Je pars de suite rejoindre l’armée de Métis pour les avertir.
- Bien, dit lui que de ces grottes nous préparerons la reprise de Liancourt.


Sur ces derniers mots, les hommes se séparèrent et Jeriko reparti au galop en direction de Navarre.
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Cyrus
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MessageSujet: Re: Les frères Bellemares   Mar 17 Avr 2007 - 10:53

Incursion de nuit


Les deux Bellemares finirent par arriver aux grottes à quelques lieus de leur rencontre avec Jeriko. Celles-ci formaient une défense naturelle solide et efficace. Si les soldats de Grandport tentaient une attaque, il serait beaucoup plus facile de les repousser. Cyrus descendit de scelle suivit par son frère et les deux se dirigèrent vers Alexiel.

- Alex! Bon sang où est notre père?

Le visage de l’homme changea aussitôt. Il prit la parole sur un ton de culpabilité.

- Je suis désolé mais il ne voulait pas quitter sa maison. J’ai fais ce que j’ai pu croyez-moi. Pour rien au monde votre père n’aurait laissé sa propriété aux mains de ses porcs!

Un simple regard entre les deux frères suffit et ils se dirigèrent aussitôt vers leur monture.

- Où allez-vous?
- Chercher notre père.

Le claquement des lanières de cuirs sur la peau des chevaux retenti dans la grotte et aussitôt, les frères repartirent en direction de Liancourt.

- Tu crois qu’il l’on trouvé?
- Pour sûr qu’il l’on trouvé! Seulement, il y a de forte chance qu’il l’interroge, le torture ou qu’il le donne aux soldats en guise d’amusement et crois moi Yoann, nous ne les laisserons pas faire!
- Je suis avec toi jusqu’au bout Cyrus.


La vitesse à laquelle ils menaient leur cheval était hallucinante. Il fallait faire vite pour espérer avoir une chance de le sauver. La nuit était tombée lorsqu’ils arrivèrent à Liancourt. Il fallait la jouer discrétion car malgré leur courage et leur volonté, à eux seuls ils ne pouvaient repousser la centaine d’hommes qui utilisaient maintenant Liancourt comme fort. Les jeunes hommes descendirent de monture puis se dirigèrent silencieusement vers le village. On pouvait apercevoir de loin une multitude de feu allumer ce qui allait rendre la tâche beaucoup plus difficile. Du moins, les deux premiers gardes qui se situaient à l’extrémité sud du village allaient être facile à éliminer parce qu’il n’y avait pas beaucoup de lumière dans cette région. Les deux frères foncèrent rapidement vers la haute palissade de bois puis ils la longèrent jusqu’au soldats ennemi. Après quelques chuchotements, ils avaient leur plan. Yoann s’empara d’une roche et la lança à la tête du garde le plus éloigner et donc le premier se retourna vers ce dernier cherchant à savoir ce qui se passait. Il n’eut point le temps de regarder derrière lui que les deux frères chargèrent leurs proies poignard à la main. Cyrus saisit le premier par derrière posant sa main gauche sur sa bouche et de sa main droite, celle qui tenait le poignard, il le lui planta dans la gorge et de son côté, Yoann fit de même sur le garde légèrement sonné. Silencieusement, les deux ombres de la nuit tirèrent les corps dans les broussailles et ils enfilèrent la tenue des deux soldats.

Ils prirent par la suite la direction de la forge et passèrent dans l’arrière cours, celle qui menait à la chapelle. Les frères cherchaient surtout à ne pas se faire poser de question risquant de compromettre l’opération. De la chapelle, ils eurent accès à la maison de Jeriko. En arrière de celle-ci, un feu de camp était allumé et un soldat guettait la place fumant à la pipe une herbe répandue dans le comté. Yoann longea le mur pour arriver derrière l’homme. Cyrus s’en approcha.

- Hey l’ami! T’en restes un peu pour moi?
- Certes, approche je vais t’en fa…


Il fut saisit d’un spasme de douleur alors que Cyrus observait le bout du poignard de son frère sortir par la bouche du dernier. Yoann entraîna le corps dans l’ombre que procurait le bâtiment. Adjacent à la maison de leur ami, la haute toiture de leur demeure leur apparue dans cette nuit noire. Il passèrent par-dessus la petite clôture et s’approchèrent de la fenêtre qui surplombait la chambre du paternel. On pouvait voir à l’intérieur, assis sur une chaise leur père, ligoté, et frappé par un homme qui tentait de lui soutirer des informations. Ils reconnurent le courage de leur père en le voyant refuser de coopérer. Yoann s’approcha de l’autre fenêtre, celle qui projetait sur la salle à dîner. Il y avait deux hommes d’assis à la table mangeant une sorte de bouilli.

- Yoann! Tu t’occupes des deux chiens qui mangent à notre table et je m’occupe de cet enfoiré qui retient Borok.

Ils entrèrent silencieusement par la porte de derrière. Yoann se faufila jusqu’à la salle à dîner puis attendit le signe de son frère. Celui-ci s’était rendu jusqu’à la porte menant à la chambre de son père. Cyrus se leva puis d’un coup de pied puissant, il défonça la porte et chargea aussitôt l’homme devant lui. Il le plaqua au mur et avec sa main droite il essayait de planter son poignard dans son coup et lui, il résistait avec force à l’assaut. De son côté, au moment où il entendit le bruit de la porte claquer, Yoann entra dans la pièce et tua d’un coup sec le premier ennemi qu’il rencontra pendant que le deuxième alla chercher sa lame. Après une lutte acharnée, Cyrus fini par enfin tuer l’homme. Il détacha rapidement son père qui semblait à bout de force puis soudain, il entendit un cri étouffé provenant de l’autre pièce. Yoann! S’écria-t-il et à son arriver, la surprise fut plutôt plaisante. Yoann qui, un genou au sol, plantait sa lame dans le ventre du soldat.

- Il faut partir et vite père! Yoann prend un troisième uniforme et file-le à Borok.
- Merci mes fils d’être venus me chercher.


Borok enfila la tenue du soldat, puis les trois quittèrent leur maison, non sans amertume, et suivirent le même itinéraire qu’ils avaient prient pour y venir.
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Les frères Bellemares
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