Ce n'est pas la fin. Ce n'est même pas le commencement de la fin. Mais c'est peut-être la fin du commencement. A vous de continuer l'histoire...
 
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 [Shadowrun] Récit d'un Shadowrunner

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Wazarnaud
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MessageSujet: [Shadowrun] Récit d'un Shadowrunner   Ven 16 Fév 2007 - 19:06

Encore un petit essai d'histoire sympa, inspiré par Shadowrun, ma récente acquisition enfin... La récente acquisition de mon lycée ^^... C'est histoire de vous montrer un peu l'ambiance du cyber punk (Et de me le montrer à moi aussi d'ailleurs puique je viens à peine de commencer...) de ce jeu de rôles.

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On m'appele @-Na. Anaëlle de mon vrai prénom. Mon nom, vous n'avez pas à le savoir. Ca pourrait m'attirer des problémes. Déjà que j'en ai pas mal, et pas seulement parce que je suis une elfe. Je suis ce que la mafia appele la chair à canon, les éléments sacrifiables... Je suis un shadowrunner.
Ah... Vous devez vous demander qu'est ce que ça veut dire. Eh bien, littéralement, coureur des ombres. Les ombres, c'est le monde d'en dessous, le monde qu'on ne montre pas. En clair, je suis une espionne, une voleuse, une tueuse à gages, une garde du corps, une unité d'élite... Un shadowrunner. C'est comme ça qu'on dit. Et je ne suis pas une noob, malgré mon jeune âge : j'ai à peine 21 ans. Remarquez, c'est déjà pas mal comme durée de vie vu ce qu'il se passe dehors. Encore hier, le building d'une corporation d'import/export elfique a sauté. Quelques centaines de morts. Ca dépassait à peine la routine. On pense que c'est un coup des orcs. Ou des trolls. Ou des deux réunis. Toujours est il que ça a fait du dégâts.
Et moi, je suis un shadowrunner. Ca veut dire que si tout à l'heure en allant au bar je reçois une enveloppe avec votre nom et la somme d'argent suffisante, ce soir vous avez rejoint vos ancêtres... C'est ce qu'il s'est passé hier soir. Suite à la destruction du centre d'import/export, une enveloppe sous la porte, un nom, et assez de sous pour vivre six mois. Je n'ai pas cherché à ouvrir ma porte pour savoir qui. Je m'en fiche, et ça me permet de rester en vie, de me payer mes puces BTL, mes informateurs... De continuer quoi.
A dix heures, la bâtiment s'effondrait. A dix heures trente, j'ai reçu l'enveloppe, à onze heures, j'avais tous les plans du quartier de mon client. Le client, c'est celui que je devais abbattre, pas celui qui l'a demandé, hein... Lui on l'appele généralement M.Johnson, dans le métier. Il s'appelait Thorm "3r4d1c4t3ur" Poignefeu. Un shadowrunner, comme moi. J'ai appelé Lily. Lily est flic, mais aussi une trés bonne informatrice, dans tous les sens du terme, surtout pour une humaine... Elle a été ma maitresse, quelquefois. Ca fait toujours plaisir de l'avoir au GSM. Voilà ce que ça a donné :
"Commissaire Herza bonjour !
-Salut "Commissaire" !
-Ana ! Ca fait plaisir !
-Je sais. J'ai besoin de toi pour ce soir.
-Tu veux dire...
-Non pas ça. Il me faut des renseignements sur un type qui sera mort ce soir. Thorm l'Eradicateur, tu connais ?
-Il est impliqué dans l'attentat de ce matin, c'est ça ?
-Je sais pas. On s'en fiche de toutes maniéres.
-Il me faudrait quand même quelques aveux de sa part...
-J'ai un ami qui t'en fera des faux. Les renseignements maintenant."
Silence.
"Bon d'accord c'est bien parce que c'est toi. Tu veux savoir quoi ?
-Ses états de service simplement."
J'entendis Lily taper des trucs sur son ordinateur.
"Bon alors... Thorm l'Eradicateur : Orque réputé pour son implications dans de nombreux attentats, et pour cause : c'est un maniaque des explosifs. Il paraitrait même qu'il se bat avec un lance roquettes et des grenades uniquement. A longtemps appartenu à la mafia avant de faire une grosse gaffe qui l'a amené à fuir. Il s'est retrouvé dans un petit groupuscule d'orques fanatiques et fanatisés jusqu'à la moëlle. Ca doit être ce groupuscule qui a du faire sauter le building ce matin.
-Génial ! Au moins j'aurais pas à payer mon ami pour qu'il me fasse des faux aveux puisque tu auras plein de vrais aveux sous la main !
-J'espére. Tu veux autre chose ?
-Non j'ai tout ce qu'il faut. Allez ciao ma belle je dois continuer à me préparer moi.
-Ana ?
-Oui ?
-Demain on est samedi, ça te tente... ?
-On verra. Je te tiens au courant de ce que je fais.
-Fais attention à toi.
-T'inquiéte pas."
Et je raccrochai. Le probléme avec Lily, c'est qu'elle est un peu cruche, et puis un peu trop possessive aussi. Non. Aujourd'hui samedi c'est avec justement mon ami traficoteur que j'ai rendez vous. Ce soir à vingt heures. Lily sait que je n'ai pas qu'elle, et même qu'elle est trés secondaire, mais elle s'accroche à son rôle comme pas possible.
Bon. Ceci dit, je continue mon récit. Je me prépare ma bouffe dans ma petite kitchenette. Oui, tant que j'y suis je vais un peu vous décrire mon chez moi : en fait, j'habite un deux piéces en centre ville. Une chambre-salon, une salle à manger-kitchenette, et une douche-chiotte. Tout qui fonctionne par deux. Dans la vie, je fais quand même un tant qoit peu semblant d'être un citoyen lambda, sans rien d'anormal. Alors j'ai une belle déco, avec des posters d'armes, de jeux vidéos, de hard rock... Mon armurerie est cachée dans un grand tiroir sous le lit. C'est pas super comme cachette je vous l'accorde, mais suffisant pour la concierge qui vient me demander le loyer, un fusil à pompe à la main, et à qui j'offre un thé en plus de l'argent selon ce qui pourrait s'apparenter à une tradition.
Je me prépare rapidement ma salade sans sauce -oui je suis végétarienne, comme la plupart des elfes de New York- et je l'engloutit rapidement. Une orange en dessert et me voilà dans la salle de bain à me préparer. Je ne me prépare que l'aprés midi : le matin je reste chez moi donc c'est inutile. Tenez, je vais vous dire ce que le miroir dit de moi. Je suis une elfe, ça se voit : oreilles pointues, yeux en amandes, traits fins, nez bien ciselé. J'ai des longs cheveux bruns et lisses que je tiens en queue de cheval, pour éviter qu'ils viennent me déranger pendant que je vise, les yeux noirs, "avec un éclat farouche", m'a t'on dit un jour, étant nue à ce moment, je peux même vous donner les détails croustillants de ma poitrine "parfaite" d'aprés Lily, et mes hanches fines et blanches. Je ne me trouve pas moche mais je ne prétend pas être belle non plus, surtout quand on voit miss Univers 2070... Encore que celle de 2068 était mieux, mais passons. Je m'habille toujours en noir, et là pour l'occasion je met ma tenue préférée : ma combinaisons de camouflage noire, aprés avoir pris une bonne douche chaude. Protection, discrétion. En effet, une fois dans la nuit, plus personne ne peut me voir. Dans la poche, je sens mon Commlink que j'avais oublié de reprendre à la fin de la mission précédente, il y a deux semaines. Un Fairlight Caliban. Le meilleur Commlink. Vous ne savez pas non plus ce que c'est un Commlink ? Pour faire simple, c'est un appareil multifonction : ordinateur, radio, gsm, gps... Et ça tiens dans ma poche !
Je met les écouteurs sur les oreilles et le micro à hauteur de ma bouche. Puis je vais chercher mes armes : le Colt Manhunter dans ma poche et le Ranger Arms SM-4, bien rangé dans sa sacoche, dans mon dos. C'est un fusil de précision. Mon arme préférée, de loin. Je ne suis pas censée utiliser le colt. Seulement en cas d'urgence, corps à corps, tout ça... C'est pour ça que je ne l'ai jamais utilisé. Les balles sont encore d'origine. Pourvu qu'elles ne soient pas périmées !
Avec mon Comm, j'appele M@-X. Pas un shadowrunner, juste un hacker et un informateur. Un vrai : lui je ne sais pas à quoi il ressemble, je ne sais pas du tout qui il est... Il n'y a que l'argent qui maintienne un lien entre nous. Il me répond immédiatement :
"Oui @-Na ?
-Il faudrait que tu me dises ce qu'il y a à cette adresse."
Je lui envoie l'adresse. Aprés deux minutes il siffle et me demande :
"Tu as un truc à faire là bas ? Tu es sûre ?
-Pourquoi ?
-Disons que niveau sécurité il y a ce qu'il faut...
-Vas y balance ?
-Je dirai... Une vingtaine d'orques, trois trolls, dont un mage, je pense, des caméras infrarouges, piéges et autres petites bêtises.
-Envoie."
Je reçois les données sur mon Commlink.
"Merci. Combien ?
-5000 comme d'habitude, avec une réduction de 500 comme t'es une habituée et que c'était facile."
J'effectue un versement express de la somme demandée. Il me remercie et raccroche. Plus dur, tout de suite. Il faut que je m'approche, quand même, pour pouvoir tirer. De plus, je constate sur les images téléchargées que les volets sont fermés. Le bougre se méfie. Je vais devoir contacter mon ami quand même, au final...

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Dernière édition par le Sam 17 Fév 2007 - 14:36, édité 1 fois
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Ëmmelinä
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MessageSujet: Re: [Shadowrun] Récit d'un Shadowrunner   Ven 16 Fév 2007 - 19:30

Pas mal du tout Wink , il y a une bonne dose de suspence, raconté d'un ton placide, monotone, voir froid, ça met dans l'ambiance.
Pour ce qui est de l'univers, malgré qu'il soit tiré d'un univers plutôt connu dans le milieu du JDR, je ne m'attendais pas à ça. Malgré tout ça parait évident que le mélange de l'héroic fantasy et de la science fiction finirait par arriver... Quant au personnage, je le trouve excellent, méthodique, froid comme le ton du narrateur quoi... On sent l'ambiance du tueur a gage qui fait les choses correctement, sans bavures.
Ca m'a ammené également à me demander ce qui se passerait si la police devenait passive ou inneficace. Ce serait surement l'anarchie dans tout les recoins du monde...
Bref, même si ça ressemble a une mission comme les autre et que j'aurais aimé voir une plus grosse profondeur dans le scénario, je dois reconnaitre que la bonne écriture et quelques détails m'ont fait particulièrement apprécier ce que tu as écrit. Félicitation Wink

Par contre... hors sujet, mais j'ai pas envie de polluer l'autre topic, relis bien tout le RP de poignard du temps, il me semble que tu te crois également dans l'univers de shadowrun. Or nous n'avons pas de maison dans "poignard du temps", nous sommes exilés et nous sommes plus précisemment dans un hotel (donc il n'y a pas de "maison de Repton"...
Corriges vite si possible avant que le RP ne soit bloqué.

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Wazarnaud
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MessageSujet: Re: [Shadowrun] Récit d'un Shadowrunner   Lun 26 Fév 2007 - 19:53

Dire que l'ami en question est bizarre serait un euphémisme. En fait, il reste un mystére entier pour tous ceux qui le connaissent. Personnellement, je pense que c'est un mage. Ou un chaman, peut être. Rien de bien inquiétant, en soi. Non, le probléme est ailleurs : D'abord, il est à la fois insignifiant au premier abord, mais dés qu'il parlen il émane de lui comme une aura... Terrifiante ? Et puis... Au fil du temps j'ai commencé à comprendre qu'est ce qu'il était vraiment : un psychopathe. Il n'y aurait pas de probléme, encore, s'il n'étais que cela, mais en fait, le pire, c'est qu'il est d'une intelligence maléfique. Et un psychopathe intelligent, ça se sait, c'est dangereux ! C'est pour son intelligence que de nombreux shadowrunners le contactent : un coup d'oeil, et il sait avec une précision infinie ce qu'il y a à faire. Parfois, il use un peu de magie, mais sans excés. C'est son cerveau qui fait sa force. Et les dragons savent s'il est fort !... Je ovus parlerai des dragons plus tard, je pense. Pour l'instant, je suis sur lui, et sur ma mission d'hier.
Je contacte donc mon ami. Il ne m'a jamais dit son nom, ni même son prénom. Lorsque nous nous sommes rencontrés -Il faudra aussi que je vous le raconte, ce moment !- il m'a dit de l'appeler comme je veux. Alors je l'appele Un'ow. En Sperethiel (Le parler des elfes), ça veut dire Mystére, et neplus ça se rapproche de Unknown, l'inconnu. Ca lui va trés bien. lorsque je lui ai dit, il a souri énigmatiquement, et il m'a dit que ça lui allait, et qu'on allait faire du bon boulot ensemble, avec un clin d'oeil.
Il répond à l'appel, et je devine à sa voix qu'il a peu dormi. Je ne lui fait pas de remarque et je répond à son grognement interrogatif :
"J'ai besoin d'aide. Je peux compter sur toi ?
-Gnnnn... J'arrive...
-Merci !"
Je déconnecte mon Link. J'espére qu'il s'est bien rendu compte que c'était moi, et qu'il se souvient où j'habite. Je m'installe donc sur le canapé miteux et je met en route le jeu Miracle Shooter, un FPS en réseau où j'excelle réellement. On me bombarde une mission d'infiltration. Parfait. C'est une coincidence qui me met en condition, ce qui me plait beaucoup. Malheureusement, je suis encerclé de bras cassés qui me retardent, et ça m'énerve. La patience n'est pas mon fort...
Une demie heure aprés, on sonne à ma porte. je vais ouvrir. C'est lui. Je croise un instant son regard et je préfére baisser les yeux plutôt qu'il lise dans mes pensées. Je murmure :
"Salut... Désolé de t'avoir rév...
-T'es d'jà excusée. Viens en au fait."
Je lui transmet les images de mon Commlink en lui expliquant chaque chose : qui est le type que je dois tuer, les difficultés, tout ça. Il semble déjà tout savoir et opine doucement du chef.
"Tu en penses quoi ?" je lui demande.
"J'en pense qu'il suffit de faire diversion pour l'attirer au dehors, et là tu le butes.
-Qu'est ce que tu proposes ?"
Il regarde un fois de plus l'agencement de la maison dans laquelle mon client s'est réfugié.
"Il ne sortira sans doute pas de son salon, mais si un évenement se passe devant sa fenêtre, il voudra sans doute y jeter un coup d'oeil. Juste le temsp pour crever.
-Et ? Tu comptes faire quoi ?"
Il m'agace. Avec ses grands airs, je ne sais toujours pas exactement ce qu'il va faire sous les fenêtres de ma cible.
"Les orques sont des bêtes. Un viol collectif dans son jardin devrait attirer son attention."
Il regarde encore une fois les prises de vue des caméras, puis me dit :
"T'auras qu'à t'installer sur le toit de c't immeuble, là. Notre timing doit êt' parfait : il passera pas son temps à s'exposer non plus."
J'acquiesce. Je vais devoir pénétrer dans l'immeuble sans me faire repérer, donc. Un jeu d'enfant, s'il n'y avais pas le timing. Je l'interroge :
"Indice temps ?
-A 22h. Pour la diversion, je me débrouille. Sois prête."
Il fait volte face et se dirige vers l'entrée.
"Un'ow ?"
Il s'arrête. Silence.
"Oui ?"
Tu n'as jamais eu envie d'arrêter ? Avec tes capacités, tu pourrais refaire ta vie, tu sais..."
Il se tait et se remet à marcher tranquillement vers la porte. Il ouvre et se tourne vers moi. J'en profite pour le détailler : 1m80, assez athlétique sans être un muscle à part entiére, les longs cheveux noirs rassemblés en queu de cheval anarchique, les yeux bleu profond, vêtu d'habits noirs, comme moi, mais en plus classe, le visage taillé au couteau... Et un air toujours triste. Personne ne l'a jamais vu sourire vraiment. Ses sourires ne sont pas francs mais énigmatiques, voire pervers. Le genre qui vous donne froid dans le dos. Je sais qu'il a un tatouage tribal sur le bras, entourant un W flamboyant. Jamais su ce que cela signifiait.
"Je te raccompagne ? Tu es venu comment ?"
La phrase m'a échappé. Je veux me rattrapper aprés cette question qui apparemment ne lui a pas plu... Il me regarde froidement et se retourne.
"Non. Merci."
Et il sort, fermant la porte derriére lui, me laissant là. Pas le temps de penser. Je dois être au sommet de cet immeuble à 21h, soit dans 9h. Ca risque d'être juste.
Je programme mon trajet sur mon Comm et le connecte à ma moto, une Suzuki Mirage III. Je n'ai plus qu'à laisser faire le pilote automatique. Un quart d'heure aprés, je suis sur place. Un immeuble gris, tout décrépi, sans doute peuplé de quelques familles non SINnées, comme moi. Le SIN (Systéme d'Information par Numéro), c'est la carte d'identité universelle informatisée. Moi, j'en ai une fausse, c'est ce qui me permet de vivre à peu prés normalement. Mais ceux qui n'en ont pas du tout voient leurs droits réduits, et ont beaucoup de mal à vivre. S'infiltrer là dedans ne va pas être facile : des gosses jouent dehors à la guerre, avec des armes de poings déchargées. Il y en a même un qui se proméne avec un AK-97. Ca va être dur de passer inaperçu. Je gare la moto deux kilométres plus loin et je me faufile dans une ruelle étroite. Personne ne doit me voir, d'autant que j'ai la SM-4 dans le dos, et ça c'est pas commun. J'avise un peu plus loin une échelle pour monter sur un petit immeuble. Bonne idée. Surtout que j'entend des bruits qui s'approchent. Je me précipite sur l'échelle de fer toute rouillée et je grimpe avec habileté. Me voilà sur un toit à une dizaine de métres de hauteur. Je regarde en contrebas, là d'où je viens. Une dizaine de types discute au bas de l'échelle. Des gangers sans doute. Ma vue d'elfe m'indique que ce sont des humains, et mon ouïe m'affirme qu'il s'agit de membres du Policlub Humanis, la pire association raciste jamais connue. En outre, il semblent m'avoir remarqué :
"Je t'assure, y'avait un saleté de bouffeur de pissenlit par ici, je l'ai vu !
-Tu divagues ! Il serait passé où ?
-Je sais pas. Il est peut être monté, non ?
-On va pas le suivre. On a un gros coup ce soir, tu sais bien. Si on est pas là ça risque de mal passer."
L'autre grommele. En voilà que je n'aurais pas à affronter, quelle chance ! Je me reléve et je me dirige à pleine vitesse vers un autre immeuble adjacent. Je saute et atterit sur l'autre toit avec un roulé boulé trés artistique. A ce rythme là, je serai peut être à temps à l'immeuble. Reste à trouver comment monter tout en haut...

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Wazarnaud
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MessageSujet: Re: [Shadowrun] Récit d'un Shadowrunner   Dim 11 Mar 2007 - 14:20

J'arrive donc face au bâtiment. Le toit sur lequel j'étais alors était collé à la façade de mon objectif, ce qui était plutôt une bonne nouvelle. Je passe quelques minutes à inspecter les différentes fenêtres que je peux atteindre. Je sais que danbs ces ghettos, les appartements sont petits, les habitants doivent passer réguliérement devant la fenêtre, à moins d'être grabataires et/ou collés à une tâche ou un loisir trés prenant, et encore... Rares sont les grabataires à l'âge où les implants cybernétiques sont courants, pouvant remplacer tel ou tel membre pour peu que la persone en question puisse se le payer. Personnellement, j'ai en effet quelques implants, mais aucun membre remplacé. Juste des capacités améliorées : des articulations surboostées, pour mes réfléxes, une glande dite suprathyroïdienne, toujours dans le même but. le seul probléme étant que je dois me nourrir un peu plus que la moyenne... En plus elle améliore mes capacités physiques. Pour les réfléxes j'ai aussi un booster synaptique. Je sais pas trop ce que c'est en fait, mais je sais que ça m'aide bien !
Bon, revenons à mon immeuble. Aprés dix minutes, j'avise une fenêtre à laquelle il n'y a eu aucune activité depuis mon arrivée? A partir de là, tout est simple : ma corde dégradable accrochée solidement à son rebord, je peux monter, ouvrir la fenêtre en deux-deux et en douceur, et dégrader la corde grâce à mon bâton catalytique. Superbe innovation que celle-ci !
Je suis donc rentrée dans l'appartement, et comme prévu, personne à l'intérieur. Cool ! La pendule affiche 20h. Je dois me presser. J'entend qu'il n'y a personne derriére la porte, je me glkisse donc à l'extérieur aprés l'avoir crocheté. Les couloirs sont décrépis, couverts d'une substance marron un peu collante par endroits, je ne préfére pas savoir ce que c'est. Et en plus ça pue. Pas un bruit. Les gens bossent jusqu'à pas d'heure dans ces quartiers... La misére et ses méfaits. Et moi alors ? Non il ne vaut mieux pas que j'y réfléchisse, ça va me déplaire sans doute. Je monte donc à pas de lous les escaliers. Ici et là j'entend des bruits de vaisselle. Il y en a qui mangent. A d'autres endroits des pleurs, des coups retentissent. Un cri de femme, un hurlement d'homme, un coup... La routine ? Sans doute pour eux... A d'autres endroits les cris sont différents et je devine qu'il y en a qui s'amusent comme ils peuvent. Un sourire en coin et je repars aprés m'être assuré que je ne croiserais personne dans les couloirs. J'arrive enfin à l'échelle qui grimpe au toit, aboutissant sur une trappe. Aucun probléme. Cinq minutes pour en venir à bout à coup de fer à souder et me voilà que le vaste toit plat et gris du HLM. J'en fais le tour, active mon Mapsoft sur mon Comm, et observe que ma cible est au Nord de l'immeuble. je me place, sort mon SM-4, l'assemble (Il est démonté à la base) doucement, sans brusquerie : c'est fragile un canon comme ça. Un coup sur le canon et mon tir est foiré... Je pose avec délicatesse l'arme à l'emplacement approprié et je profite de la vue pour regarder la beauté du coucher de soleil sur New York. Quand vient l'heure je me place. J'ai confiance en Un'ow pour jouer son rôle. 21h59. En effet, un couple d'humains, se croyant à l'abri des regards indiscrets, arrivent en s'embrassant outrageusement devant la maison de l'ork. Je me prépare, ajuste ma lunette de visée sur la fenêtre, agrandissant l'image dans le viseur à dix fois sa taille. Les volets s'ouvrent. Un ork apparait. Instinctivement, mon viseur le pointe. Je ne tire pas. Ce n'est pas ma cible. Il appele ses copains, je le lis sur ses lévres. Un autre ork apparait. Même topo. Ils commencent à s'entasser pour voir le spectacle. Apparemment, le couple s'adonne à des plaisirs charnels d'une rare qualité, pour des humains. Oui j'ai ma fierté d'elfe et je dis que les elfes le font mieux que les humains, na !
Enfin, les orks se poussent tous et laissent place à un autre, plus imposant. A ce moment là, derriére moi une voix rauque retentit :
"Eh ben, bouffeuse de pissenlits, qu'est ce que tu fous par ici ?"
Inébranlable, je tire sans vergogne. Pas le temps de voir si ça a réussi, je me retourne. Cinq orks. Je vais passer un sale quart d'heure. Toute à ma mission, je n'avais pas fait attention au pas des brutes derriére moi. D'un geste, je raccroche mon sniper dans mon dos et je leur fais face. La seconde d'aprés, mon pistolet est dégainé. Mes chances de réussite sont minces. Ils sont armés de chaines et même, pour un d'entre eux, une mitraillette que j'identifie comme étant un HK MP-5 TX. Ouille !

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MessageSujet: Re: [Shadowrun] Récit d'un Shadowrunner   Dim 11 Mar 2007 - 20:48

Enfin... Si j'écris maintenant, c'est bien que je m'en suis sortie. En effet, alors que je m'apprêtais à vendre chérement ma peau, un hélicoptére surgit juste derriére moi. Je me disais bien que ce bourdonnement constant que j'entednais depuis un certain temps me rappelait quelque chose. Mon évasion s'est faite en ni une ni deux ! Des coups de mitrailleuses lourdes retentirent, un corde me fut lancée et quelques secondes aprés, j'étais à bord, avec, accessoirement, une douleur sourde à la hanche. Je m'affalais par terre, avec juste le temps de voir aux commandes de l'appareil Jim "Starsky", et à la mitrailleuse son frére, Joe "Hutch". Il m'ont dit lorsque je me suis réveillée qu'il m'ont vu sourire avant de sombrer.
L'histoire qui me lie à eux est la même que celle qui me lie à Un'ow. Je vais d'ailleurs vous la raconter maintenant. C'était dans mes débuts dans les Ombres proprement dites, il y a trois ans. Cela faisait longtemps que je m'entrainais au tir, à l'intrusion et tout ça, mais je n'avais jamais fait de mission, à part les quelques vols à mon propre compte qui me servaient à vivre, ou plutôt à survivre. Encore que... Je possédais déjà un SM-4 que mon Fixer -le type qui me refourgue des missions, tuyaux etc...- m'avait déniché. J'avais également ma tenue de camouflage renforcée, faite sur mesure par un armurier des Ombres dont je ne me souviens plus le nom. J'étais donc déjà assez bien équipée, pour une premiére mission. Mon fixer m'avait joint pour un coup qu'il qualifiait de "gros", bien qu'à ce moment je ne le crut pas. J'acceptais de suite et il me dit que j'avais rendez vous avec le reste de l'équipe devant des entrepôts désertés de Manhattan d'ici une heure. Je n'en croyais pas mes oreilles : un groupe ? Je n'en avais eu nul besoin jusqu'à là, alors quoi ? Ca n'allait pas commencer ! Je lui expliquais donc que je préférais travailler seule mais il m'a vite convaincu que je devais accepter cette mission, d'abord parce que je devais apprendre à bosser en équipe, et puis parce qu'il m'annonça la paie... Cinquante mille nuyens. A peu prés trois foix le prix de mon SM-4. Un an de contrat DocWagon Platine (Une société d'ambulances qui sont prêt à aller vous repêcher en pleine fusillade s'il le faut, et qui ont des moyens incroyables pour vous soigner.)... De quoi faire rêver. Fi des préjugés ! J'acceptais. je ne savais pas à quoi je m'exposais...
J'arrivais à l'heure prévue à l'endroit qu'on m'avait indiqué. Je m'étais bien faite la plus belle possible, quitte à passer un quart d'heure sur mes cheveux,, j'étais arrivée avec ma moto dans un vrombissement. J'espérais bien les impressionner. En effet, ils étaient arrivés avant moi, je le devinais quand je vis le groupe hétéroclite qui m'attendait avec, apparemment, de l'impatience. Dés que je fus arrêtée, deux nains se précipitiérent sur moi, ou plutôt, sur mon véhicule, l'inspectant encore et encore à l'aide de petites loupes et se faisant des remarques de spécialistes sans me prêter attention. Un homme s'avança avec majesté jusqu'à moi et ne prit pas la peine de se présenter.
"On t'attendais. Range ta mob' on va se trouver un coin tranquille."
Je vis du coin de l'oeil un elfe pour le moins bizarre, qui semblait pris dans son monde, et qui semblait ne pas m'avoir remarqué, faisant de grands gestes de ses bras, d'une précision et d'une assurance assez impressionante. Enfin, un troll lourdement armé me prêta à peine un regard et sortit, comme pour me faire passer le message, un couteau effilé de sa botte de cuir, qu'il lança en l'air et rattrappa ensuite d'un geste fluide. Ca commençait bien. Je garais ma moto dans un cul de sac à l'abri des regards et rejoignit mes nouveaux compagnons.
"Salut. @-Na, sniper, et vous ?"
Il y eut un temps de latence. L'homme se tourna vers moi et me transperça littéralement du regard.
"Appele moi comme tu veux. C'est pas mon probléme. L'elfe, là, c'est Pentium, technomancien de sa profession. Profite que tu le voies maintenant car tu le verras plus dés lors que cette réunion sera finie."
L'elfe sembla sortir de son monde, m'adressa un clin d'oeil et se replongea dans la matrice. Tel est le technomancien : il accéde à la matrice, fusionne avec elle, y vit, et ce sans appareil aucun. C'est assez bizarre comme ça, mais on s'habitue. L'homme reprit :
"Le troll, c'est Apo-Eradicator, c'est notre brute, et les deux nains, c'est les fréres Starsky et Hutch, professionnels de tout ce qui se rapproche de la mécanique."
Le troll grogna et les deux nains s'inclinérent dans un bel ensemble. Ils étaient de toute évidence jumeaux, et rien ne permattait de les différencier, si ce n'est que l'un d'eux portait une sale cicatrice sur la joue. Ils se présentérent et enchainérent :
"Jolie moto. Une Suzuki Mirage 3, je me trompe ?"
Ils avaient dit ça dans une parfaite synchronisation. J'en restait presque bouche bée, bien que je ne le montrât pas.
"Exact. Mais nous ne somems pas là pour parler de mon véhicule, il me semble.
-Effectivement", intervint l'homme. "Une I & E nous attend."
Une I & E, c'est une intrusion & effraction. Il s'agit de voler quelque chose. Rien de bien grave, je ne comprenais toujours pas l'interêt d'être autant sur le coup. L'homme continua :
"Un entrepôt appartenent à Ares Macro."
Dés qu'il dit ça, je compris tout. Ares est l'une des dix mégacorporations les plus importantes du monde. Ce qui expliquait de suite la difficulté. La paie aurait été moindre, j'aurais abandonné de suite. Je ne suis pas suicidaire. Et en plus je n'avais pas de contrat DocWagon... Je réprimais un cri et laissait l'autre poursuivre :
"Au cinquiéme étage, l'objectif : un disque dur. On n'a pas à savoir ce qu'il y a dedans. On attend que Pentium ait fini pour y aller."
Le technomancien murmura dans un souffle :
"C'est presque fini."
Enfin, aprés quelques minutes, il sourit et fit un grand geste, qui fut suivit d'un :
"Yesssssss ! C'est fait les gars !"
L'inconnu lui demanda :
"Alors ?
-Je te transmet tout."
Le transfert prit quelques instants. Pendant ce temps, je demandais au type qui devait être le chef :
"Bon... Alors comment je peux t'appeler ?
-Comme tu veux j't'ai dit !"
Il me fallut un instant de réfléxion avant de dire :
"Un'ow alors."
Il sourit, comme je vous ai déjà dit, et annonça notre départ, à pied, vers les entrepôts situés à cinq kilométres de là. Il allait faire nuit d'ici là. Tant mieux.

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