Ce n'est pas la fin. Ce n'est même pas le commencement de la fin. Mais c'est peut-être la fin du commencement. A vous de continuer l'histoire...
 
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 Rangiroa, ou l'histoire d'un futur pas si eloigné...

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manta
Oeuf de dragon


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MessageSujet: Rangiroa, ou l'histoire d'un futur pas si eloigné...   Mer 8 Fév 2006 - 1:27

[#ff8d00]Aube...[/#ff8d00]


L'aube se lève sur la planète Rangiroa, nommée ainsi par le Gouverneur qui y débarqua en l'an de grâce 2057, après sa fuite lors de la destruction de la Terre sa planète d'origine... Deux sinistres dictateurs avaient stupidement décidés de se faire la guerre, déclenchant un holocauste nucléaire, et détruisant ainsi la plupart des formes de vie intelligentes terrestres...
Après une longue terraformation, Rangiroa adoptait peu à peu une allure vivable, et les Rangiréens pourraient bientôt quitter leurs bulles d'acier et de verres, les protégeant jusqu'alors des rayons cosmiques mortels et des gaz toxiques de l'atmosphère. Mais depuis trois jours, les ozoneurs étaient en fonctionnement, et peu à peu une atmosphère plus clémente se formait, et les ingénieurs en combinaisons s'activaient déjà à créer une faune et une flore "terrestre".
Le nom de la planète venait en fait d'une île du Pacifique terrien, où le gouverneur avait vécu quelques temps... Il espérait de tout coeur que Rangiroa ressemblera à ce petit paradis qu'il avait connu...



Il quitta le hall supérieur de sa capsule d'habitation, et monta dans une voiturette électrique, afin de se rendre à la salle du conseil. En chemin il croisa de nombreuses autres personnes, toutes juchez sur des appareils divers et étranges, tous recyclé a partir des vaisseaux de colonisations, qui une fois arrivés ne servaient plus à grand chose... d'où cette multitude d'engins diversement motorisés, et étrangement futuristes... Malgré tout, ces OMNI, comme beaucoup avaient décider de les appeler (pour Objet Motorisé Non Identifié, et car il permettaient de se rendre un peu partout, qu'ils étaient fait a partir d'un peu de tout, et que tous les utilisaient, omni voulant dire tout en grec...) étaient le meilleur moyen de locomotion dans les interminables couloirs souterrains qui reliaient les différentes parties de la "ville"...


Arrivé au bout du couloir 49b, il emprunta l'allée F5 et arriva enfin dans l'hémicycle, la plus grande coupole du complexe, avec une verrière de 40 mètres de haut dépassant du sol, afin d'apporter de la lumières aux conseillers, sénateurs et ministres. Le gouverneur présenta ses respect a tous, en entrant, puis alla s'asseoir à la place qui lui était réservée. Les conseillers se succédèrent, exposant les avancées de la terraformation dans telles ou telles parties de la planète, rapportant les différents problèmes survenus avec le matériel ou les citoyens, expliquant le procédé d'oxygénation et d'ozonation de l'atmosphère, ou encore détaillant des pans pour les futures construction hors sols... Enfin, un événements intéressants se produisit: un ingénieur entra discrètement, et demanda, à la fin du conseil, à parler de quelque chose...
Certains membres du conseil râlèrent, sans doute pressés d'aller se recoucher... Levant une main, le gouverneur réussit à rétablir le calme, et donna la parole à l'ingénieur:

"Monsieur le Gouverneur, Messieurs dames les conseillers et sénateurs, si je m'autorise à intervenir dans le Haut Conseil, c'est pour vous rapporter un fait qui me parait de la plus haute importance! Il y a deux heures de cela, alors que le soleil n'était pas encore levé, un appareil s'est écrasé non loin du chantier L542, visant à exploiter les gisements ferrugineux de l'ouest."

Manta (car c'était ainsi que se nommait le gouverneur) se leva d'un bond, et demanda:
"Comment?? Un appareil spatial? Mon dieu... cela voudrait dire que nous ne sommes pas les seuls a avoir atteint cette partie de l'univers..."

L'ingénieur se tortilla, comme s'il était gêné avant d'annoncer une mauvaise nouvelle...
"À vrai dire, je ne pense pas, monsieur... Après un minutieux examen de l'appareil en question, nous avons constaté qu'il ne ressemblait à rien de connu... Les joints semblent cartilagineux, le métal brille étrangement, et de plus était déjà froid dix minutes après son impact, ce qui est physiquement impossible, même sur une planète à l'atmosphère aussi peu dense que Rangiroa... Ce n'est pas humain, Monsieur, ça a été fabriqué par... autre chose..."

L'hémicycle frissonna, autant sous le choc de la nouvelle qu'à cause du ton dramatique employé par l'ingénieur, qui semblait terrorisé...

Le Gouverneur apaisa tout le monde, et repris la parole:
"Quel est le principe, l'utilité de cette sonde, d'après vous?"

"Je n'en ai aucune idée, Monsieur... Je me permets de supposer qu'il ne s'agit pas d'un transporteur ou d'un colonisateur, au vu de sa taille, à moins d'avoir affaire à une race de petite taille... Je ne pense pas non plus que ce soit un vaisseau d'attaque... Vu le niveau de technologie, je doute qu'il ait pu nous louper, si c'est le cas... Je pense en fait à une sonde, ou un satellite égaré, mais cette seconde hypothèse me semble peu plausible..."

Manta baissa la tête, puis la leva vers le ciel, yeux fermés... Puis il les rouvrit, soupira, et annonça:
"Mmmhh... Il me faut prendre des décisions difficiles, et je vous demande de les acceptés, exceptionnellement... Car les circonstances auxquelles nous devons faire face aujourd'hui le sont, même si cela n'est peut être rien...
Je demande à toutes les personnes concernes de garder le silence sur cette affaire! Aucune information ne doit filtrer, inutile d'affoler la population!
Je demande à toutes les personnes ayant été en contact avec l'objet de bien vouloir se rendre à l'hôpital afin de subir des examens approfondis, ainsi que toutes les personnes ayant été en contact rapproché et direct avec ces personnes!
Je demande à tout les ingénieurs, biologistes, astronomes, scientifiques, etc... disponibles de se réunir en colloque afin de définir l'origine et l'utilité de cette objet!
Enfin, je déclare cette affaire comme priorité absolue! Toutes les autres manoeuvres, hors l'atmosphérisation de la planète, sont relégués à un rang d'importance inférieure!
Je vous remercie de votre compréhension, et espère que cet état d'urgence ne durera pas..."


La séance levée, chacun rejoignit son bâtiment, soucieux de ne pouvoir parler de cette affaire a leurs épouses ou maris... soucieux aussi de ne pas être les seuls, et d'être peut être a la merci d'une civilisation plus évoluées... L'avenir le dira... Pour le moment, ces sombres pensées disparaissaient peu à peu à l'idée des repas lyophilisés qui se préparaient dans les pénates de chacun...


[#ffff00]...zénith...[/#ffff00]


Les deux soleils du système où évoluait Rangiroa étaient à présent au zénith, et les climatiseurs de la station tournaient à plein régime...
Quelques centaines de kilomètres à l'ouest, un petit vaisseau s'approchait d'un chantier. C'était le chantier de fer L542, celui là même près duquel l'appareil étrange, et qui causait tant de soucis au gouvernement rangiréen, s'était écrasée. Le vaisseau amorça une rapide manœuvre, et se posa sur le spatioport du chantier, habituellement réservé aux engins de transports de minerais et aux engins de maintenance. La trappe arrière s'ouvrit dans un sifflement de vapeur, s'échappant des pistons pneumatiques chargés d'abaisser la plate-forme arrière. Une équipe d'hommes en descendit, engoncés dans des combinaisons gonflables de plastique blanc, assorties de bouteilles d'air comprimé dans le dos. Tous tenaient de petites mallettes, étiquetées de sigles plus inquiétants les uns que les autres. Nul doute que cette expédition avait pour unique but d'analyser la carcasse de l'engin, gisant non loin de là.

[url=http://imageshack.us]s auprès de l'ingénieur qui avait annoncé la nouvelle. Il était actuellement en observation à l'hôpital de la station, et causait beaucoup d'inquiétude au médecin qui l'auscultait... En effet, c dernier venait de découvrir une éruption de boutons jaunes et purulents au bas de la jambe droite de celui ci. Le plus étrange, trouvait il, n'était pas le fait que ces boutons soient de formes et de tailles qu'il n'avait encore jamais vu, mais surtout que son patient, lui, ne les sentaient pas, mais pires, ne les voyaient pas!! Il s'enquit tout d'abord auprès des différentes personnes présentes autour de lui, et tous, infirmières comme docteurs, virent eux aussi les cloques qui se développaient sur la jambe du malheureux. Le médecin en fut rassuré, il ne débloquait donc pas encore totalement, malgré son age...
L'examen des autres personnes impliquées dans cet incident ne révéla aucune trace de boutons, malformations ou autres problèmes physiques ou physiologiques...

L'analyse des réponses données par les patients au questionnaire qui leur avaient été donné lors de leurs admissions à l'hôpital. On découvrit alors que seul l'ingénieur s'était vraiment approché de l'engin (sans doute du fait de son rang, par rapport aux ouvriers et manutentionnaires présents sur le chantier...).
Un mémento fut donc immédiatement envoyé aux scientifiques présent sur le site, en leur recommandant la plus grand prudence vis a vis de "l'objet", comme tous se bornait à l'appeler dorénavant.



[font=courier new]tribilibilibilip tribilibilibilip tribilibilibilip


[size=12]Un des scientifiques, respirant avec difficulté, non seulement du fait de la chaleur et de son embonpoint, mais aussi à cause de la mauvaise adaptation des détendeurs des bouteilles d'air comprimé à une atmosphère moins dense que sur Terre (c'était en effet la première fois qu'ils sortaient les combinaisons de leurs caissons de voyage...), se retourna vers la source du bruit, et demandant élégamment à ses collègues:
"Eeeeh!! C'est quoi qui sonne??"

Thomas, un des biologiste, se retourna, et dit:
"C'est le beeper de la base... j'y vais..."

Il se dirigea maladroitement vers le sas du vaisseau, et attrapa l'objet brillant resté au sol, qui émettait toujours sa sonnerie stridente...

"C'EST LA BASE" cria-t-il a la cantonade.
Un brouhaha confus lui parvint comme réponse... Il finit par comprendre que ses compagnons de galère lui faisaient remarquer que leurs combinaisons étaient équipées d'appareil de communication entre les membres de l'équipe, et que hurler ne servait donc a rien...

Thomas bredouilla alors "Oups, désolé... je disais donc que la base nus demandait de prendre plus de précautions que nécessaire! L'ingénieur qui a découvert l'engin semble malade... mais une maladie étrange, que personne ne connait... on ignore de quoi il peut s'agir, si c'est une bactérie, un microbe, une bête... ça peut très bien être très dangereux... donc en gros faut faire gaffe..."
James, le minéralogiste à l'embonpoint marqué, se précipita alors vers le sas, une expression de terreur dans le regard!!
Thomas le retint par le bras, le regarda dans les yeux, et enfin lui demanda:
"Où va tu comme ça??"
"Vous êtes tous dingues ou bien?? Ce truc va nous tuer!! Il a attaqué l'ingénieur déjà! Barrons nous d'ici avant qu'il ne soit trop tard!!"


Une tierce personne s'approcha des deux autres... C'était Steph, une blonde pulpeuse, à la géométrie variable, chimiste de son état. Elle les héla: "Dites moi les mecs, vous pouvez me dire pourquoi faire tant de barouf pour un pti truc de rien du tout??"
"Mais c'est un truc de rien du tout EXTRATERRESTRE!! C'est peut être hostile!!" hurla alors James, sans autres effets que de créer des Larsen dans les casques de ses collègues...
"Doucement James, dit Steph. Après tout, cet ingénieur n'est pas encore mort, et puis, on ne sait même pas si c'est bien l'objet qui l'a contaminé... Si c'est le cas, c'est d'ailleurs a nous de le sauver... Retournons à nos analyses!!"
"Sur ce coup là, elle a raison..."
dit Thomas en regardant pensivement les formes de la chimiste, magnifiques, même à travers huit centimètre de caoutchouc tendu à l'air comprimé...



A l'Est, dans les appartements du gouverneur, l'ambiance était morose... L'après midi était déjà bien avancé, et personne n'étaient en mesure de lui fournir des nouvelles de l'avancé des travaux des scientifiques, ni des analyses de l'équipe médicale...
Il se demandait s'il pouvait réellement exister une autre forme de vie évoluée, là, tout près, dans le même système... Pourquoi les détecteurs des vaisseaux de colonisations qui les avaient amenés ici ne l'avaient ils pas détectés? Ils pouvaient pourtant analysés les planètes à plusieurs systèmes d'écarts... Pourquoi cet objet s'était il écrasé si loin du complexe de vie principales? Il n'y a rien d'intéressants dans les chantiers de l'ouest...
Le Gouverneur se retourna vers le projecteur holographique, au dessus duquel flottait une image en 3 dimensions, de Rangiroa, cartographiée par les quelques satellites déjà mis en orbites...
Il pensa:
"Que me réserve-tu encore Rangi? Que me réserve tu..."
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manta
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MessageSujet: suite...   Mer 8 Fév 2006 - 1:28

[#e2001c]...crépuscule...[/#e2001c]


Le premier soleil s’était déjà couché, et la seule lumière encore présente provenait des derniers rayons du second se réverbérant sur les quelques nuages s’amoncelant dans l’atmosphère toute neuve de Rangiroa.

" Le crépuscule rangiréen est tout de même l’un des plus beaux que j’ai jamais vu ", pensa Thomas... Il s’était assis sur le vaisseau qui avait amené l’équipe scientifique en charge de l’analyse de l’objet, après avoir refait le plein de ses bouteilles d’air. Le reste de l’équipe était à l’intérieur, mais Thomas n’avait aucune envie de les rejoindre... Il commençait en effet à en avoir moyennement marre de la bouffe lyophilisée...
Une main se posa sur son épaule, et il n’eut pas besoin de se retourner pour deviner de qui il s’agissait.
" Salut Steph, toi non plus tu n’aime pas la purée de poulet-ptits pois ? "
Steph rit, et malgré la médiocrité des appareils de communications équipant leurs combinaisons, Thomas eut le cœur serré en entendant ce son cristallin.
" Oui, c’st surtout l’affreux goûts qu’il y a derrière... Je pense que les additifs et les colorants ont subi des transformations durant le voyage, notamment au niveau de leurs structures moléculaires. Je pense que les ions ont du être bousculé et... "
Elle s’interrompit, le regard doux de Thomas pesant sur elle...
« Euh... comment te dire, Steph... Ce n’est pas que le cours de chimie est inintéressant... mais... disons que ça me rappelle mon roboprof de terminale... et ce n’est pas vraiment un souvenir que j’aimerais garder, si tu vois ce qu je veux dire... »
Steph sourit, puis détourna la tête, peut-être gênée par le regard de Thomas, ou bien pour regarder s’allumer les premières étoiles...
Le jeune biologiste, qui était plutôt de nature timide, n’osa pas reprendre la parole, et un long silence s’installa entre eux, comme si deux combinaisons étanches ne suffisaient pas... Tout deux allongés sur la coque du vaisseau, encore chaude des rayons de soleil de la journée, ils pensaient l’un à l’autre, les yeux rivés vers le ciel maintenant revêtu de sa parure stellaire.
Quand soudain...
« Mon Dieu... Tu as vu ça ?? » s’exclama Steph
« Non quoi ? «
« Comme... comme un trait de lumière qui fendait le ciel...
»
Thomas sourit, et dit, ironiquement :
« Fais un vœux... »
« Mais non t’es bête... je ne te parle pas d’un étoile filante !!! C’est plutôt un astéroïde ou quelque chose comme ça... Ca se dirigeait vers la planète, une peu plus loin que l’horizon ouest sans doute... par la bas, tu vois la traînée de vapeur dans le ciel ?
»
Thomas se redressa sur ses coudes, pour observer la direction pointée par le doigt de la chimiste. Comme si son regard avait déclenché quelque chose, un panache de lumière s’éleva, au bout du doigt de Steph... Quelques secondes après, le sol trembla faiblement...
Ils sautèrent tout deux à bas du vaisseau, et coururent en direction du sas.
Celui-ci s’ouvrit de lui-même a leur approche, et le reste de l’équipe en sortit péniblement
« Qu’est ce que c’était ? » demanda le major Mora, pilote du vaisseau et accessoirement seul militaire de l’expédition.
« Nous n’en avons aucunes idées, nous venions justement vous demander si vous aviez ressenti la secousse, et si les appareils du Toxic avait ressenti quelque chose... » lui répondit Thomas .
« Les appareils du vaisseau d’exploration n’ont rien détectés... Allons voir cela de plus près ! » ordonna le pilote.
Ignorant les jérémiades de James, l’équipe au complet retourna dans le vaisseau, qui décolla dans les minutes qui suivi en direction de l’endroit que l’équipage avaient appelé Impact2.


A la base, que les habitants nommaient Avatoru, du nom d’un village de la Rangiroa terrestre, le gouverneur n’observait pas les étoiles... Il était soucieux, tres soucieux même. L’état de l’ingénieur empirait d’heure en heure, la plaque de boutons s’étendait à présent a tout le bas de sa jambe... et il ne les voyait toujours pas, et ne sentais même plus les aiguilles des perfusions qu’on lui faisaient dans les bras... Cela était encore jamais vu, avait assuré le médecin chargé de l’affaire, qui renâclait a présent à entrer dans la chambre du malade, ce qui en soit n’aurait pas été inquiétant s’il avait été quelqu'un d’autre...
Mais le pire, c’était que le résultat des premiers échantillons collectés par l’équipe de scientifiques envoyés sur place étaient arrivés... et il ne faisait aucun doute que l’objet était vivant... du moins, il était animé... Le chef de laboratoire de la base lui avait expliqué qu’en plus des échantillons, l’équipe avait placé tout un attirail de détecteurs divers et de caméras, afin de continuer a observer l’objet après leur départ vers Impact2.
Et les vidéos avaient montrées que l’objet s’était doucement déplacé, comme en rampant....
Et le fait qu’il puisse y avoir une espèce supérieurement évoluée envoyant des trucs bizarres sur sa planète agaçait fortement le Gouverneur...


A bord du Toxic, la tension pouvait se lire sur les visages (sauf sur celui de Thomas, qui pouvait librement observé le postérieure de son amour secret, puisque tous avaient dévêtus leur combinaisons...). Le vaisseau atterris en douceur, comme lors de la première mission...
Mais cette fois ci, la trappe arrière ne s’ouvrit pas... En revanche, un module d’exploration a l’allure un peu obsolète (il était la copie conforme des sondes terriennes envoyées sur Mars, jadis...) descendit d’une trappe sur le coté du vaisseau, manipulé par un bras articulé.




Une fois au sol, James en pris les commandes depuis la cabine, rassuré de ne pas avoir affaire a un deuxième objet de près. Le petit robot se dirigea vers le point de chute, descendit le long du petit cratère formé au moment de l’impact, et commença a analyser l’environnement.
L’un des écrans de la cabine du vaisseau afficha alors toutes les informations :

Citation :
Température extérieure : 11 ° Celsius ; Température du sol : 123 ° Celsius ; Température de l’élément a analysé : 13 ° Celsius.
Composition : impossible d’établir un diagnostic. Matière inconnue.
Densité : xiau o^çà’(hagfnzv, PkE ?xùmlsjNelCdNelx§SL ?£Z ?µA¨380YRZH
« Que se passe-t-il, James ? » demanda le major.
« Je n’en sais rien... On dirait qu’il débloque... Il se fait vieux vous savez... »
« Ramenez le ici, et mettez le dans un caisson de quarantaine ! »
« Bien Major.
»
James effectua les manœuvres habituelles, mais quelque chose ne tournait pas rond... Le module semblait vouloir désobéir, il se rebiffait a chaque commande donnée...
« Euh... major ? je crois qu’on a un problème... »
« Qu’y a-t-il James ? »
« Et bien... vous savez, c’est comme quand j’étais petit... lorsque quelqu’un d’autre se branchait sur la fréquence de mon minidroïde radiocommandé, il n’obéissait plus totalement a mes ordres, et devenu moins contrôlables... »
« Et que faisiez vous pour réparez cela ? »
« Ben... j’allais le chercher, et je changeais sa fréquence... »
« Bien, nous allons faire pareil ! »
« Major, vous n’y pensez pas ??? Dehors ? Avec cette ... chose... a coté... non non non pas question !! »
« Mais non voyons, James.... Il va juste falloir que nous coordonnions les déplacements du module avec ceux du vaisseau, et ceux du bras articulé... Cela est risqué, le vaisseau peux nous refuser le décollage si le bras articulé est dehors, mais nous devons récupérez le module !! James, essayez de contrôler votre jouet, Steph, prenez les commandes du bras articulé, Thomas, sortez moi un caisson étanche et placez le dans le sas réservé au module !
»
Chacun s’exécuta, en hâte... Le vaisseau bourdonna, les réacteurs d’appoint se mirent en route, les écrans d’alerte clignotèrent de tous leurs voyants rouges, et le vaisseaux s’éleva d’une trentaine de centimètres, avant de glisser doucement vers le module égaré.
Après une dizaine de tentative, et les leçons tirées des premiers faux pas, l’équipe réussi a attraper le module et a l’enfermer dans le caisson étanche. Ne voulant pas s’attarder sur place, le major rentra la bras articulé et fila en direction de la base...

Cette nuit, les experts du centre de recherche de la base allaient avoir du boulot... Beaucoup de boulot... [/size]



...obscurité


La base d’Avatoru était silencieuse, et seul le dôme de verre réservé au laboratoire du centre d’analyse luisait dans l’obscurité de cette nuit sans lune...

A l’intérieur du laboratoire, une dizaine de chercheur s’affairait autour des différents élément de l’enquête sur les deux Impacts : tissus sanguins prélevés sur l’ingénieur, échantillon de roche ramenés des cratères d’Impact 1, ceux d’Impact 2 étant toujours dans le module d’exploration. Ce dernier gisait dans un caisson d’isolement transparent, manipulé avec précaution (gants hermétique doublé de cottes de mailles obligatoires) par deux scientifiques et un ingénieur. Ces derniers recherchaient la source du dysfonctionnement qui avait entraîné la perte de contrôle de l’engin. Apres avoir retiré les échantillons prélevés sur Impact 2, ainsi que la boite noire, l’équipe recherchait maintenant des anomalies dans les circuits imprimés du cerveau interne. Depuis ce que l’on avait appelé sur Terre la Révolte des Droïdes, en 2054, on se méfiait particulièrement de tout ce qui était doté d’une IA. Armés de lampes ultraviolettes et infrarouges, ils examinaient en détails les moindres recoins. L’analyse des circuits ne révéla aucunes anomalies, tout comme l’analyse des circuits de transmission (roues, bras articulé miniature...).
Mais alors qu’il s’apprêtait à reposer le bout de cuirasse qu’il examinait, l’un des scientifiques s’écria :
« Eeh ! Qu’est ce que... »
Il retira prestement sa main, comme s’il avait été piqué. Ses deux collègues déplièrent alors une loupe surpuissante attachée à la face supérieure du caisson d’isolement. Ils la dirigèrent vers le gant métallique, à l’endroit où leur collègue disait avoir senti quelque chose...
Tout d’abord il ne virent rien, et pensèrent que les carences de sommeil que tous subissaient devaient être a l’origine d’un spasme musculaire. La frayeur inspirée par les Impacts et une imagination un peu trop développée auront fait le reste...
Mais en observant plus attentivement, le scientifique, sans doute plus habitué à l’observation microscopique que l’ingénieur, remarqua un point bleuté semblant se déplacer lentement sur le gant métallique. A l’aide d’un pinceau, le scientifique la fit tomber dans le pot de titane placé en dessous par l’ingénieur (qui avait retiré sa main sitôt le pot au sol...).
Le pot fut fermé, puis placé dans un autre récipient, en aluminium celui là, puis le tout fut sorti du caisson hermétique, non sans être passer par le sas de décontamination, passage obligé pour tout objet a envoyé a l’analyse.

Le professeur Harris n’aimait pas être dérangé en pleine nuit, surtout quand il dormait. Il se targuait d’avoir la santé d’un jeune de 20 ans, mais en avait en fait 80, et paraissait bien plus. La médecine avait fait des progrès, mais des heures a côtoyer les droïdes, sa passion, l’avait vieilli plus vite, et certains prétendaient même qu’il n’était plus entièrement humain... physiquement comme mentalement... Le fait qu’il vivait seul dans un hangar rempli de pièce détaché pour robots IA de tout type n’y était sans doute pas étranger...
Mais cette nuit-là, l’objet du dérangement était important... On lui demandait d’identifier, le plus rapidement possible mais avec le maximum de précautions, un objet placé dans une boite d’aluminium scellée. Il ouvrit donc les deux récipient, après les avoir replacé dans un caisson d’isolement, et tapota délicatement le pot en titane, ouverture vers le bas, afin d’en sortir l’élément a étudier. Ne voyant rien tomber, il entreprit d’observer de plus près le fond du pot, puis le fond du caisson, en céramique blanc. L’un de ses yeux remarqua alors une infime particule de poussière bleutée (les rumeurs n’avaient peut être pas tort, finalement...). Il la récupéra prestement, à l’aide d’une micro pince, et le plaça sous l’objectif de son microscope. Ce qu’il vit le stupéfia !!



« Bon Dieu, jura-t-il, cette nantie est la plus évoluée et la plus petite que j’ai jamais vu... Je n’ose même pas imaginer les applications possibles... c’est... c’est trop fort pour être vrai... »

Il regarda de nouveau au microscope, et la vit bouger, faiblement...
Il courut a son atelier, d’où il ramena un spectrographe de masse, un détecteur à scintillation (pour les ondes), et un diffuseur d’arcs électriques. Il brancha les deux premiers non loin de la nanite, et, tout en gardant littéralement un œil sur les écrans d’informations deux appareils, il créa de petits arcs électriques à coté de la nanite, pour recharger ses batteries, et pour stimuler ses fonctions principales. Le spectrographe crépita, puis ce fut le tour du détecteur d’onde, pendant quelques minutes, l’un après l’autre, alternativement.
Observant les résultats, le Professeur constata que la nanite transformait l’oxygène de l’air en un gaz inconnu, et émettait des ondes hautes fréquences, aux propriétés a déterminé.
Il décida alors d’appeler le centre d’analyse de la base pour leur transmettre ces premières informations, déjà très précieuses.


En effet, dès que la nouvelle fut annoncée, les spécialistes du labo entreprirent d’analyser les images prisent par la videocamera du module, juste avant que James n’en perde le contrôle.
Apres un dizaine de visionnage, l’un d’entre eux remarqua quelque chose, et demanda a faire zoomer sur un point précis de Impact 2. Après une dizaine de réglages, les personnes présentes virent, à 1 images par seconde, le ralenti de ce qui avait tant déstabilisé le module. Un iris s’ouvrit sur le flanc de l’objet, projetant un objet minuscule sur le robot. A partir de là plus d’images... Le module était devenu incontrôlable, tout comme les instruments.

L’un des scientifiques se précipita alors sur la radiographie de l’ingénieur, en regardant plus attentivement le bas de la jambe droite... Apres quelques minutes, il distingua une tache minuscule à la base de la cheville. Impossible pourtant de dire avec certitude s’il s’agissait d’une nanite ou d’un grain sur la photo. Il demanda une radio plus poussée de cette partie du corps de l’ingénieur...

L’infirmière de garde lui répondit que ce dernier dormait, tout comme l’équipe chargée des radiographies. Dans 4 heures, le soleil se lèverait, et il pourra alors faire toutes les analyses qu’il désirera.
Il raccrocha, pesta contre la voix féminine anonyme, puis réfléchit et se dit qu’elle avait raison... Il était temps d’aller se coucher... Demain, au réveil, il irait lui-même à l'hopital. Demain...
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MessageSujet: suite...   Mer 8 Fév 2006 - 1:29

[#0000ff]éveil...[/#0000ff]

Dans sa chambre d’hôpital, l’ingénieur se réveilla lorsque les premiers rayons de soleil caressèrent son visage :

« Où suis-je ?
Des murs blancs, une odeur d’éther... sans doute l’hôpital de la base... Mais qu’est ce que je fous ici ?
Wow le mal de crâne.

...

Ça y est ça me revient... L’objet, mon discours au gouvernement, l’examen, les questions étranges du doc...

Eeeh ! Pourquoi je sens plus ma jambe ??? Ben si elle est toujours là pourtant... Elle a un peu bleuie...Etrange... ça me parait pas trop normal ça... et c’est quoi ces espèces de boutons ?? Beuark...

Où est cette satanée sonnette... cette couleur me va pas du tout... par contre j’aime bien ce sentiment de bien être... Ooooh c’est joli ce goutte a goutte...

Ah oui la sonnette...

Une sonnette, quelle sonnette ? Ya pas de sonnette, t’es dans un lit...

Oui un lit tiens, c’est vrai... c’est quoi cette odeur ? Ah de l’éther oui c’est vrai...

De l’éther ?? Mais putin jsui où moi ??? »


Quelques minutes plus tard, une infirmière entra, alertée depuis le poste de garde par un voyant lumineux que le patient de la chambre 067 était réveillé.

Bonjour Monsieur, comment all... Ben ça alors, il a pas bouger... Il dort toujours...

Elle s’approcha, et constata que le patient avait arrachés ses perfusions... Elle les remit en places, et alors qu’elle repartait, elle entendit :

« Chat... petit chat... non pas l’objet, pas toucher l’objet... oh le mignon petit gneeeeuhh objet... chat... c’est toi le chat... hihihi... objet perché gnééé... »

Elle se rendit compte que le patient ne dormait pas : ses yeux révulsés fixaient le plafond nu. Elle se précipita, ferma le goulot de la poche a morphine, et appuya sur la sonnette pour demander de l’aide. Quelques instants plus tard, deux infirmiers entrèrent dans la chambre et l’aidèrent à maîtriser l’ingénieur.
Une fois ce dernier fermement sanglé a son lit, ils apellèrent le docteur, qui, apprenant que le patient semblait allé mieux, daigna rentré dans la chambre sans masque ni gants. Il ausculta l’ingénieur, et s’aperçut que l’éruption de bouton tendait à disparaître, mais qu’en revanche la jambe toute entière avait bleuie. A ce moment, un scientifique, la mine défaite, des cernes immenses sous les yeux et la blouse complètement froissée (les plis se retrouvaient même sur sa joue gauche). Essoufflé, il s’arrêta un instant sur le pas de la porte, et expliqua en haletant qu’il détenait une information de la plus haute importance. Tout en l’empressant de dévoiler ce qu’il savait, les quatre membres du corps médical sortirent de la chambre, poussant légèrement le scientifique hors de celle-ci.
Il leur explique qu’il pensait le malade avait un nanite dans la jambe.
« Une nanite ?? Balivernes, nous l’aurions vu à la radio ! » S’exclama le docteur.
Le scientifique les supplia alors d’en refaire une plus poussée en se concentrant sur la cheville droite. Il proposa aussi de faire un IRM, afin de compléter la radio.

Les deux examens révélèrent la présence d’un minuscule objet entre le tendon d’Achille et le bas du tibia. Le scientifique appela sur le champ le professeur Harris, qui arriva une vingtaine de minutes plus tard, comme contrarié d’avoir été forcé de quitter son refuge.
Le professeur demanda a ce qu’on lui amène du matériel de pointe (spectrographe, détecteur a scintillations...), et attendit patiemment que le docteur opère l’ingénieur, afin de retirer la nanite. Le professeur et le scientifique pouvaient suivre l’opération depuis une salle équipée d’écrans retransmettant l’extraction sous différents angles. Tout deux se livraient à quelques commentaires, quant aux causes de la coloration de la jambe, ou quant a la réduction de la plaque de boutons. Ils pensaient que ces deux réactions étaient étroitement liées.



Lorsque le docteur réussit à manœuvrer le micro bras articulé pour extraire la nanite, il la posa rapidement dans un caisson d’isolement. A ce moment, le professeur Harris s’activa sur ses appareils, reliés au caisson. Il s’aperçut tout d’abord, grâce à la camera au zoom surpuissant placé sur le haut du caisson, que la nanite bougeait faiblement, contrairement a celle qu’il avait déjà observée, qui elle ne bougeait plus du tout a son arrivée au hangar. Il remarqua ensuite que la nanite diffusait le même gaz inconnu, mais en quantité très faible, et seulement après quelques minutes dans le caisson. Les ondes, en revanche, avaient a peu de chose près la même puissance que la première nanite.
Pendant ce temps, le médecin expliquait au scientifique que la jambe était devenue bleue a cause d’une très mauvaise oxygénation, et non a cause d’une thrombose veineuse comme il l’avait pensé au premier abord. Il ne comprenait toutefois pas comment cela était possible. C’était comme si le corps lui-même avait décidé de ne plus alimenter la jambe droite en oxygène. Le scientifique réfléchit un instant, puis se précipita vers la salle dans laquelle le professeur Harris se livrait à ses examens sur la nanite.
« Professeur ! Je crois que j’ai une idée ! »
Le professeur bougonna un peu, mécontent d’être dérangé dans une tache passionnante.
« Quoi ? Quelle idée ? »
« Pensez vous que cette nanite aurait pu se recharger, en quelque sorte, grâce a l’électricité produite naturellement par le corps humain ? »
« Oui, cela se pourrait... Cela serait faible, comme dose, mais c’est plausible... Où voulez vous en venir ? »
« Et bien, je me suis dit que si la nanite était toujours active après être restée tant de temps dans cette jambe, c’était car elle se nourrissait de l’électricité produite par le corps humain. De plus, vous m’avez bien assurez que ce truc transformait l’oxygène en un gaz inconnu ? »
« Cette nanite, pas ce truc... Et oui, c’est effectivement ce que j’ai constaté. Pourquoi ? »
« La jambe devient bleue, la plaque de boutons diminue, et la nanite n’émet plus de gaz en sortant de la jambe... je pense que le corps de l’ingénieur a décidé de ne plus alimenté la nanite en oxygène.... cela parait dingue, mais je pense que c’est ce qui s’est passé ! »
« Et pourquoi cette nanite ne s’est elle pas déplacée alors ? Elle dispose de tentacules articulés lui permettant de se mouvoir dans un environnement comme le corps humain sans problème... »

Le docteur intervint alors :
« Je pense que j’ai la réponse à votre question. La privation d’oxygène du membre inférieur droit semble s’être fait très rapidement, et a provoquer un gonflement des tissus musculaires. J’ai eu beaucoup de mal à extraire l’objet en question a cause de cela. »

Ils avaient donc les réponses à leurs questions... Mais il leur fallait toutefois encore découvrir quelles étaient les raisons d’existence de ces nanties, la nature exacte du gaz, les conséquences de ce gaz et de ces ondes sur le corps humain et sur les IA.
L’énigme était loin d’être résolue...



[#ff0e00]...conscience...[/#ff0e00]


Alors que l’ingénieur reprenait doucement conscience dans sa chambre d’hôpital, à 110 kilomètres au dessus de sa tête se dressait doucement un télescope spatial géant, mission entamée avant les Impacts, et qui avait continuée, avec le but secret de découvrir de quel planète voisine pouvaient venir les Objets.
Alexandreï, scientifique et astronome de ce qu’on avait appelé sur Terre la Nouvelle URSS, était aux commandes de l’appareil, et terminait les dernières vérifications nécessaires au bon fonctionnement du télescope. Celui-ci avait été baptisé Hubble V, car il était le cinquième de la lignée des célèbres télescopes spatiaux terriens. Il colla ensuite virtuellement son œil à l’objectif, et, assisté de son ordinateur, il entreprit de répertorier et cartographier les différentes planètes qu’il pouvait observer. Il alla de surprise en surprise, devant les paysages, les formes, les tailles, les couleurs et les motifs qui s’offraient à son regard. Une planète jaune et gazeuse proche de l’un des soleil, sans doute composée de soufre ; une autre très éloignée avec une teinte bleutée et des vallées profondes et encaissées, peut être composée de glace d’eau, ou d’azote ; une autre, toute proche de Rangiroa, brillait d’un orange vif, parsemé de nuages blanchâtres ; une troisième, à quelques distances, à mi chemin entre les deux soleils, était la plus intrigante. Par sa taille, ses couleurs, sa position, elle rappelait étrangement la Terre au vieil astronome.



En zoomant un peu, il croyait presque apercevoir des mers, des continents, des villes mêmes... Pures illusions de son esprit travaillé par la solitude loin des siens et de sa patrie. La seule différence notable avec la Terre était que cette planète bleutée était entouré de trois cercles concentriques, un peu comme Saturne dans l’ancien système solaire, et qu’elle ne disposait pas de lune. Il décida de l’appeler Yllobahne, qui était la transposée en alphabet latin, seul utilisé sur Rangi, d’un mot voulant dire espoir en russe ancien. Il ne nomma qu’elle, car au fond de lui, seul cette planète semblait importante. Même Rangi, à laquelle tout les colons s’étaient profondément attachés en quelques jours, apparaissait subitement moins paradisiaque. Elle ne lui avait d’ailleurs jamais paru comme telle, c’était juste la première planète potentiellement habitable qu’ils avaient trouvée après leur sortie de l’hyperespace. Il observa, songeur, les images d’Hubble V qui défilaient, et sombra dans une douce somnolence, parsemée de rêves et de souvenirs terrestre...


Pendant ce temps, l’équipe d’exploration se retrouvait dans une petite salle de réunion au troisième sous sol. Ils avaient analysé chacun de leurs cotés les différentes données dont ils disposaient, et en recoupant leurs données, ils étaient arrivé aux conclusions suivantes :
1/ Les deux Objets sont de mêmes compositions,
2/ Ils ont, selon toutes vraisemblances, été créer par une espèces supérieurement évoluée, comparable a ce que pourrait être l’espèce humaine dans un siècle, voire plus.
3/ Les deux Objets ont des qualités stupéfiantes : dotés d’une IA dépassant tout ce que l’on peut imaginé (détection de l’environnement, mais aussi déplacement vers un objectif donné), propulsion de projectiles à des vitesses et distances différentes selon les cibles (hypothèse faite a partir de la vidéo du robot et de l’examen de la cheville de l’ingénieur), capacité a créer des iris rétractables en n’importe quel endroit de sa surface, propriétés thermiques (absorbe sans dommage de très grosse quantités de chaleur, puis la rediffuse à l’arrêt)...

Le fait qu’ils se déplacent avait été prouvé par les capteurs placés à proximité d’Impact 2 : l’Objet s’était en effet déplacé d’une centaine de mètre en direction de la base, pourtant cachée derrière la courbe d’horizon à cette endroit (ce qui implique soit un guidage radar, donc une présence proche, en orbite par exemple, soit un ciblage radio, a l’aide d’une onde radio ou d’un pointage laser). Etant donné que personne n’était capable de dire si ces Objets était amis ou ennemis, ni même de dire s’ils étaient inoffensifs, le gouverneur avait décidé de ne pas prendre de risque, et avait ordonné de pointer toutes les artilleries lasers dont ils disposaient en direction de l’ouest (ce qui correspondait en tout et pour tout aux cinq canons laser du vaisseau de colonisation, démantelés puis montés sur des OMNI).
Une fois la réunion terminée (ainsi que le petit débat opposant James, partisan de la destruction immédiate des « trucs, comme il les appelaient, et Steph, qui était plus pour une étude approfondie), les membres de la mission retournèrent vaquer a leurs occupation, sauf Thomas, qui suivit Steph pour lui avouer sa flamme...

De son coté, le professeur Harris avait enfin compris les fonctions du gaz et des ondes : ils avaient en fait tout deux la même utilité, mais agissaient sur différentes entités. Le gaz se diluait dans le sang, lui faisait peu à peu perdre ses moyens et semblait faire ignorer toutes blessures à l’individu infecté. En revanche, le professeur avait observé chez tous les animaux de laboratoire des éruptions de boutons dès les premières heures d’effets. Les ondes, quant à elles, avaient presque toutes le mêmes effets mais sur les IA, robots et autres droïdes. Ils semblait que ces ondes hautes fréquences étaient combinées a la perfection pour contrôler tout les types d’intelligence s’approchant, hors animaux et humains (le gaz pouvait avoir été créer pour les mêmes usages, mais ne marchait peut être pas aussi bien qu’escompté...). Ce qui intriguait le professeur était une nouvelle onde, basse fréquence cette fois ci, qui semblait n’avoir aucune utilité, seule comme accompagnée par d’autres... Il l’avait repéré par hasard, en tentant de réparer un ampli de guitare électrique (sa deuxième passion après les droïdes...). Celui-ci s’était alors mis a grésillé, puis, après quelques bidouillages, il avait émis un son extrêmement grave, quasiment inaudible à l’oreille. Une sorte d’oscillation, sur deux notes, itérative et continue. Le professeur ne comprenait pas pourquoi celui qui avait fabriqué ces nano merveilles avait ajoutés cette onde inutile (si elle l’était...)


Loin, très loin, dans un endroit dont Harris ne soupçonnait même pas l’existence, un scientifique demandait à un autre :
« tu que penser des Eux ? »
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MessageSujet: suite   Mer 8 Fév 2006 - 1:30

[#1cff00]...message...[/#1cff00]

MiiIIIIiiip !!! MiiiIIIIIIIiiiip !!
Vous avez un nouveau message ! Ce message est un : Message Vocal enregistré par : Steph


Thomas bondit du lit, se pris les pieds dans sa couette, puis le tapis, et enfin les câbles de son ordinateur et de sa lampe. Apres avoir longuement massé son coude douloureux, et posé un pansement sur sa plaie au genou, il se remémora la scène, afin de savoir pourquoi il avait agi comme cela... Lorsque la mémoire revint, il bondit de nouveau, esquiva l’ordinateur portable posé par terre, dérapa sur la lampe (qui aurait pourtant du se trouver sur la table de nuit), se jeta sur son lit et appuya sur le bouton « Listen » de son répondeur.

« Thomas dès que tu écoute ceci tu prends tes jambes par la main, tu te lève et tu me rejoins au hangar 16... Merci ! Biz... »

Ce dernier mot poussa le jeune homme dans un songe doré, où il pouvait.... bref... seule l’insistance de la voix métallique et enregistrée du répondeur, voulant savoir s’il désirait conservé le message (bien sur qu’il le gardait quelle question !!!) le tira de sa torpeur.

Il enfila rapidement un jeans et un Tshirt de sport, et sorti dans la chaleur de Rangiroa. L’air était désormais parfaitement respirable, mais l’atmosphère était lourde et chargée de poussière. Aussi, après avoir fait quelques pas en direction de son OMNI personnel, une sorte de banquette montée sur des pattes de droïdes, il transpirait déjà abondamment.
Il fut heureux de voir que Steph était dans le même état que lui... belle malgré tout...

« Que se passe-t-il ? Tu avais l’air affolée ! »
« Eh bien, tu a fais vite ! Plus vite que lorsque James te demande me semble-t-il »
le taquina-t-elle...
« J’étais déjà réveillé... » répondit-il en rougissant...
Steph sourit, puis tourna les talon et l’entraîna a sa suite au fond du hangar, où se trouvait un mur d’écrans montrant habituellement tout ce que les capteurs ou satellites surveillant les Objets voyaient ou détectaient. Mais aujourd’hui, tous montraient une grande image, fractionnée, d’un Objet vu d’en haut. Contrairement à l’accoutumée, celui-ci n’était plus lisse et régulier, mais avait sur le dessus une ouverture d’u semblait surgir un écran horizontal... Celui-ci s’allumait par intermittence, comme si la source était trop éloignée pour pouvoir capter un signal clair... Et il se déplaçait toujours, en direction de la base... Un troisième Impact avait été découvert plus près de la base, à une cinquantaine de kilomètres au nord... Mais celui-ci ne se déplaçait pas, et après les événements qui s’étaient produits lors des deux premières découvertes, les colons se gardaient bien d’aller y jeter un coup d’œil.
Le technicien assis devant le mur d’écrans manoeuvra quelques commandes, et les deux autres Impacts s’affichèrent successivement. Le premier, celui qui avait déjà subi des tests, avait lui aussi sorti un écran de ses entrailles. L’autre, quand a lui, avait toujours le même aspect que les deux autres au moment de leurs découvertes...

Sur un bureau attenant, un géographe, équipé de cartes, d’instruments de mesures ainsi que d’une quantité fort impressionnante de feuilles couvertes d’une écriture fine et penchée, tentait depuis quelques jours déjà de définir le trajet et la destination exacte des Impacts. La vitesse (si l’on peut employer ce mot...) de déplacement des Objets compliquait grandement sa tache, car les changements de direction étaient infimes, pour ne pas dire invisibles.
Toutefois, il déclarât soudain qu’il avait enfin trouvé les lieux où se dirigeaient les Objets, sans doute à quelques mètres près.

« La première semble se diriger vers le complexe hospitalier de la base, et l’autre vers un groupe de hangars, où sont stockés des pièces détachées je crois... » expliqua-t-il au reste de l’équipe présente dans le hangar.

Le major ordonna que l’on recense au plus vite tout les points communs existant entre les hangars et l’hôpital, ainsi que tout ce qui pouvait avoir un lien proche ou lointain avec l’affaire qui les préoccupaient. Des hommes furent envoyés questionner les habitants, rechercher des objets incongrus dans un lieu ou l’autre, effectuer des mesures de radioactivité, etc...

Une heure plus tard environ, un jeune homme couvert de transpiration et de poussière s’effondra à leurs pieds, se releva, et, tel le coureur de Marathon, délivra son message avant de sombrer dans un profond sommeil :
« Nous avons... trouver.... le point commun........ pffiouuu..... c’est les..... nanites !..... » Il se coucha par terre, pour récupérer de sa course effrénée en plein soleil, et s’endormit.

L’équipe décida alors d’appeler Harris, personne la plus qualifiée dans les nanites, afin d’obtenir plus de précisions quant au rôle de celles-ci dans le déplacement des Objets...

Le professeur Harris, comme a son habitude, maugréa quelques remontrances en décrochant... Steph n’en tint pas compte, et lui demanda s’il était possible que les nanites guident les Objets vers l’endroit où elles se trouvent...
Il lui répondit que oui mais qu’il ne voyait pas comment, puis il raccrocha sèchement...
A peine avait elle posé le téléphone que la sonnerie retentit, et un professeur Harris surexcité lui hurla :
« NOM DE NOM! PAR LA BARBE DE LINCOLN§§ JE CROIS QUE JE SAIS COMMENT !! »
« Alors expliquez nous, mais doucement, monsieur Harris... »
lui demanda Steph...
« Bien.. Alors voila, j’avais isoler des ondes, et découverts qu’elles avait toutes une utilité particulière, pour contrôler tel ou tel autre IA... et je vous avait aussi dit qu’il y avait une onde dont je n’arrivais pas a définir l’utilité... une inde totalement différente des autres !! »
« Oui, c’est exact... vous pensez que... »
« Exactement !! Cette onde basse fréquence porte plus loin que les autres, et peut sans problèmes servir de phare a un détecteur, s’il est correctement configurer... Vos deux trucs sont guidés par les nanites !! Si vous voulez nous pouvons vérifier cette hypothèse, par une expérience très simple... »
« Et... quelle est-elle, cette expérience, professeur ? »
s’impatienta Steph...
« Et bien, lorsque l’on m’a amené cette nanite, elle était dans une boite de titane, enveloppée d’une feuille d’aluminium. Je vais y ajouter une feuille d’or et une feuille de palladium. Je remplirai de plus la boite d’argon, un gaz neutre... Tous mes appareils sont branchés et prêts à fonctionner, même l’oscilloscope que j’ai finalement réussi a remonté... Le principe est de couper les ondes sans pour autant nuire a la nanite (on sait jamais...). Êtes vous prêts a regarder su vos écrans si Impact2 change de comportement ? »
« Très bien, professeur, bonne idée ! D’ici 53 secondes, nous aurons un satellite en orbite géostationnaire au dessus d’Impact2. Préparez vous... »
répondit le Major.
« J’ai déjà placer la nanite dans la boite, je la remplie à présent d’argon... Pas de réactions ? »
« Non, il avance toujours aussi lentement, mais il avance ! »
« J’enroule la feuille de palladium.... Voilààà... maintenant la feuille d’or... Mes appareils ne captent désormais plus de signal ! »
« Impact2 semble avancer plus vite !! »
« Quoi ?? C’est impossible... Mon Dieu... cela... cela voudrait dire que nous avons sous estimez l’IA de cet engin... Il a retenu la dernière position donnée par la nanite et fonce pour arriver sur une piste encore fraîche... je déballe la nanite, cela nous donnera un répit !! »
« Oui... je crois que c’est la seule chose à faire »
soupira le Major, désabusé...

Une fois l’Objet calmé, et l’écran ressorti (il semblait s’être rétracter lors de l’accélération), l’équipe décida de convoquer une réunion extraordinaire, dans le bureau du gouverneur, afin de déterminer la conduite a adopter. Le premier Impact arriverait aux portes de la base dans 3 heures, d’après les calculs du géographe.

Le gouverneur Manta accepta bien évidemment de les recevoir, et écouta les rapports de chacun. Malgré la grandeur du cabinet du gouverneur, ils se sentaient un peu serrés, à 10 dans la même pièce. Du gouverneur émanait un stress contrastant fortement avec son apparente décontraction. En fait, cette affaire le préoccupait de plus en plus, à mesure que les experts expliquaient ce qu’ils avaient découvert...

Au bout de quelques temps, après de longues discussions, de longs débats pour savoir quelles réactions seraient les meilleurs, ou du moins les moins pires, on frappa à la porte...
« Monsieur le Gouverneur, un soldat du poste de garde de la porte ouest demande à vous voir... Dois-je l’introduire ? »
Thomas retint un rire, et pensa « c’est dégueulasse... »
Steph, connaissant l’humour moyen et le manque de concentration de son compagnon de galère, lui mit un coup de coude dans les cotes... Thomas se reprit au moment où le soldat entrait. Il claqua des talons, salua, et déclina son identité dans le plus pur style militaire.

« Caporal Nicolas, 1ere section du 1er bataillon d’infanterie, au rapport, Gouverneur ! »

Il convient de s’arrêter un instant, pour expliquer le sourire narquois qui s’était peint sur toutes les lèvres à l’écoute de cette déclaration, et aussi pour le suspense (ça vous fait chier hein ??).
En effet, après seulement quelques semaines de colonisation, la garnison était composée en tout et pour tout de 12 hommes a pieds, composant la 1ère (et seule) section du 1er (et seul) bataillon d’infanterie. Seul le Major savait piloter des vaisseaux de combat, et composait donc a lui seul la 1ère section de la 1ère division aérospatiale de l’armée rangiréenne.

Ainsi, le Caporal Nicolas avait un message à délivrer :
« Gouverneur, je vous informe que l’objet dénommé Impact2 est en approche de la porte ouest. Les 4 canons lasers sont pointés sur lui, nous attendons votre ordre pour faire feu. »
« 4 ?? On n’en avait pas 5 hier ? »
« Et bien... a vrai dire... euh... nous avons voulu faire des essais de tirs hier soir... et... euh... ben y’en a un qui est en panne... »
« En gros on a plus qu’à espérer qu’ils ne soient pas hostiles....,
soupira le gouverneur, réaliste... Allons voir cet Objet depuis le poste de garde... »

Toute l’équipe le suivit jusqu’au mirador, et là une bonne partie resta dehors, les visages crispés, battus par le vent chaud venant du désert de l’ouest, maudissant les architectes construisaient des miradors de 4 m²...

Entre-temps, Impact2 avait continuer a avancer, et à présent se tenait a quelques mètres du poste de garde. Tout le monde avait pris Des distances, et se préparait a présent au pire... Arrivé dans l’enceinte de la ville, Impact 2 se dirigea vers le professeur Harris, et s’arrêta.
L’écran horizontal sur le dessus de l’engin s’alluma, et une forme holographique apparut, semblable à une tête de droïdes.



Deux hauts parleurs sortirent de nulle part et se placèrent face au professeur, encadrant la forme blanchâtre flottant au dessus de l’écran.
« Salutavous ! Pourra vous conduire je ton commandeur ?
Hello by you ! Please you end me to you boss?
Guten hallo! Kann sie cih zu dir furher brauchen?
Ciaogiorno... »
« Euh... faut que jlui dise quoi vous croyez ? »
demanda-t-il au reste de l’équipe pendant que Impact débitait son charabia en arabe, russe, polonais, chinois, japonais, espagnol.....
Devant leur regard interloqué, il sortit une petite boite de sa poche, et leur explique qu’il voulait voir si la nanite était bien le guide de Impact2... Maintenant il avait sa réponse...
L’Objet en question débitait maintenant des phrases en morse, binaire...
Harris se pencha vers lui et cria :
« STOP !! Choix langue : français !! »
« Choix Langue OK : Français
Vous parlez français ancien. Je parle aussi, mais moins bon. Désolé des erreurs que je risque d’effectuer.
Conduisez moi a votre chef ! »
« Je suis le gouverneur de cette petite planète »
dit Manta.
« Je viens prévenir vous de visite Chefs planète B65T453Y. Dans 3 révolution.
Fin transmission ! »
« Mon dieu... Yllohbane... » dit Alexendreï, abasourdi...
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MessageSujet: suite...   Mer 8 Fév 2006 - 1:31

[#5500aa]...rencontre...[/#5500aa]


Le grand jour était enfin arrivé... celui que tous les rangiréens appelaient le Jour J, le Jour de la Rencontre...
Sur le spatioport, un vaisseau miroitait dans les rayons de l’aube du premier soleil qui se levait... des techniciens s’affairaient encore autour des différentes parties du vaisseau, effectuant les dernières vérifications nécessaires avant le décollage, remplissant les réservoirs de deutérium... Tout devait être parfait, c’est pourquoi on avait choisi le vaisseau le plus neuf en apparence, tout en se disant bien qu’il ne ferait pas le poids face aux technologies dont semblaient disposer les habitant de Yllobahne, comme tout le monde sur Rangiroa l’appelait désormais, sans doute charmés par les sonorités de ce nom venu d’ailleurs...

Pendant ce temps, dans un bâtiments du spatioport de la base, une délégations composées des plus illustre membres de Rangiroa, et de deux citoyens tirés au hasard parmi la population pour être les ambassadeurs des rangiréens auprès des habitants de B65T453Y. Tout deux étaient d’ailleurs très anxieux. Ils avaient appris la veille qu’ils allaient participer à la première rencontre entre des humains et des entités extraterrestre. Et bien sur, cette grande première de l’histoire de l’humanité ne manquait pas de les stresser u plus haut point. Le premier élu, un homme d’une trentaine d’année aux tempes déjà grisonnantes, contrastant avec sa stature athlétique et ses muscles proéminents, se prénommait Téo. Il serait d’ailleurs plus juste de dire qu’il se faisait appeler Téo, son vrai prénom étant Théophile, un prénom qu’il trouvait particulièrement laid... L’autre élue, Laura, était une jeune adulte, qui venait tout juste d’être majeure, un jour avant le tirage au sort. Elle était brune aux yeux bleus, avec un teint pâle que lui enviaient la plupart des habitant de Rangiroa, tous bronzés à cause des rayons que dardaient vers eux les deux soleils. Et elle se disait qu’elle avait la chance immense de pouvoir rencontrer des êtres peut être totalement différent, physiquement et mentalement, a tous ce qu’elle avait eu l’occasion de voir jusqu'à présent... elle se demanda même s’ils pourraient être sensible a son charme... Elle sourit distraitement à cette pensée, regardant distraitement dans le vague, puis secoua la tête et suivit Téo, qui sortait du bâtiment en compagnie des autres membres de la délégation. Le petit groupe se dirigea vers le vaisseau, dans la chaleur de l’après midi et sous es acclamations de la foule, massée sur les pistes voisines, les bâtiments environnants, et derrières les grillages qui clôturaient le spatioport... certains membres du petit groupe saluèrent de la main, détendu, quand d’autres s’épongeaient le front de leur mouchoir, plus par anxiété qu’à cause de la chaleur étouffante...
Ils montèrent dans l’appareil les uns à la suite des autres, et s’installèrent dans leurs sièges couchettes... Le major entra en dernier, fit une blague a propos des sorties de secours, dans le plus pur style des hôtesses terriennes, puis, déçu de l’énorme blanc qu’il venait de créer, il fit volte face et alla s’installa aux commandes. Trois quarts d’heure plus tard, tous les passagers s’étaient endormis, désireux de se reposer avant de se présenter aux habitants d’Yllobahne, 18 heures plus tard.

Tous eurent une nuit agitée, peut être a cause du stress, ou bien a cause de l’air enrichi en oxygène... Toujours est il que la plupart d’entre eux firent des rêves, et que certains cauchemardèrent...

Thomas rêva de Stéphanie, et Stéphanie de Thomas... Ils ne sortaient ensemble que depuis deux jours, et semblaient nager dans le bonheur. Alexendreï, dans son rêve, se mettait une cuite a la vodka avec un petit bonhomme vert, Téo se vit esclave dans une mine, fouetté par des robots, Laura était élue Miss Rangiroa, James se noyait dans une montagne de choucroute a la mode Yllobahnienne, le professeur Harris mettait ses compétences inestimables au service d’êtres translucides, qui le considéraient comme un dieu... Quant au gouverneur, il espérait juste que la rencontre se déroule bien...

Le major les réveilla deux heures avant l’atterrissage (ou peut être devrait-je dire l’yllobahnissage...) afin que tous puissent voir ce qu’Alexendreï n’avait pu croire... Sous leurs yeux ébahis, des villes immenses se dressaient, telles des dizaines de flaques grisâtres dardant vers eux leurs épines architecturales de verres et d'acier. Ils virent des traits dans les plaines, tel des cicatrices de fer et d’asphalte sur le visage de la nature, ils virent des aéronefs, fort semblables a ceux qu’ils avaient connus sur Terre, ils virent des bateaux, des plateformes pétroliers, des océans gigantesques, qu’ils enviaient, évidemment... Sur Rangiroa, les seules sources d’eau sont les nappes phréatiques des cavernes souterraines, les rares oasis et la mer septentrionale, salée donc impropres a la consommation, jusqu’à ce que soit construit le desalinisateur, toujours en projet... Tous croyaient donc revoir la Terre, qu’ils avaient abandonné depuis ce qui leur semblaient être des millénaires...

La délégation descendit doucement les marches de l’escalier mécanique, couvert de velours rouges, et se dirigea vers l’immense construction de verre où les attendaient la délégation...
Dans la fraîcheur d’Yllobahne, Steph étreignait de toutes ses forces la main de Thomas... Le silence était oppressant... On s’attendrait presque, se dit Harris, à entendre Ennio Morricone sortir son harmonica pour nous faire un fond sonore du genre Les Mystères De L’Ouest...
Thomas se pencha vers Steph, et lui dit :
« Ils ont autant peur de nous que nous d’eux... »
« A quoi vois tu cela ? »
demanda-t-elle entre ses dents, crispée...
D’un mouvement de tête, Thomas lui montra les silhouettes discrètes des tireurs d’élites posté sur les toits alentours... En bon fan de jeux vidéo et de romans d’espionnage, il avait développé une étrange capacité à repérer les pièges, les gens louches et autres trucs d’habitude inutiles...
Evidemment, cela ne rassura pas Steph, bien au contraire... Sa démarche se raidit, et non contente de broyer la main de son ami, et lui enfonça carrément les ongles dans les poignet, machinalement... Thomas serra les dents et ne dit rien... Il l’aimait trop pour la vexer...

Plus l’équipe se rapproche, plus ses membres pouvaient distinguer le physique des autochtones : une morphologie humaine (deux bras, deux jambes...) mais différents tout de même... En effet, ils étaient plus petits, mais plus fins ; leurs têtes semblaient plus grosse que la normale, avec une mâchoire plus fine... Tous semblaient en bonne santé, aucun n’avaient de cannes, de fauteuil roulant ou de bras cassés... En revanche tous ou presque portaient des lunettes...

Les Rangiréens furent accueillis a bras ouverts, autour d’un monstrueux buffets de mets inconnus : poissons aux formes rocambolesques, fruits aux couleurs étonnantes, animaux chatoyants parés de légumes variés, viandes en sauces délicieuse malgré un goût indéfinissable... Tout les Yllobahniens présent avaient sur l’épaule un petit robot, assez design et chic, servant de traducteur instantané, avec haut parleurs directionnel pour plus de facilité dans la conversation...



Ainsi, tous les échanges se faisaient sans problèmes, en vieux français (d’après les habitants d’Yllobahne...)

Le gouverneur était en grande discussion avec son homologue, l’Empereur Cd’ryk. Ce dernier l’emmena a l’écart, sur un balcon surplombant l’Océan Supérieur, et entreprit de lui conter l’histoire d’Yllobahne et de ses habitants...


[Hors sujet ON] prochain episode: ...wormhole... ou un truc dans le genre...
dites moi si vous voyez des incoherences, des fautes, comment vous trouvez ceci, etc...
enjoy!!

a bientot...

ps: supra galere la limite de caracteres...

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