Ce n'est pas la fin. Ce n'est même pas le commencement de la fin. Mais c'est peut-être la fin du commencement. A vous de continuer l'histoire...
 
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 Mouscaille !

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Manah
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MessageSujet: Mouscaille !   Lun 21 Mai 2012 - 12:07

RP ouvert si certains sont intéressés. Bertholde attendu pour participer.
Au plaisir.


Ville Royaliste : Quartier marchand

... Le noir total ...

Pouah ! C'est comme si on avait tiré des coups de canons toute la nuit au dessus de sa tête. Elle en tenait une sacrée couche la donzelle. D'ailleurs, elle n'aurait jamais pu dire le contraire : Elle venait d'ouvrir un oeil et se découvrait roulée en boule sous une caravane à bestiaux. Au dessus d'elle ça grattait et caquetait à tout va. De la volaille. C'était sans doute pour ça que les marchands avoisinants se foutait d'elle : Une Poule parmi ses congénères. Quelle racaille ceux-là ! Ils avaient toujours le mot pour rire de bon matin. Toujours. Elle s'en moquait et ne pris pas note de leurs réflexions. Elle se contenta de s'extirper de sa cachette et de leur lancer quelques injures dans le museau.

Lorenz ramassa son bordel, et s'éloigna tranquillement. Elle alla s'affaler un peu plus loin, sur des escaliers grinçants. Un bref coup d'oeil sur les alentours, et elle conclue qu'elle n'avait aucune idée de l'endroit où elle était. Ceci dit, un détail ne lui échappa pas : Des royalistes. Ces lèches bottes grouillaient. Pire que des asticots dans un cadavre prenant le soleil depuis deux jours. Saloperie ! Elle cracha et se releva en vitesse. Il y avait foule un peu plus loin. C'était parfait. Elle se fonderait dans la masse, et pourrait se dégoter un petit déjeuné sans rameuter le quartier tout entier...

... Et la jeune femme disparue parmi les siens ...

Combien de temps s'était écoulé ? Elle ne saurait le dire. Mais elle pouvait néanmoins affirmer qu'il n'avait pas fallu plus de quelques minutes aux gardes pour lui courir aux trousses. Ah ! Elle l'avait trouvé son petit déjeuné, jusque là, elle n'avait pas fait de faux pas, mais là où elle avait merdé, c'était lorsqu'elle avait décidé de peloter les miches d'une Dame de bonne famille. Comprenez bien, une Dame et une Catin, ça se pèse. Elles ont bien des points communs, et celle-là tenait plus de la prostituée que la jeune fille de bonne famille. Hélas, et bien évidemment, comme une simple excuse n'avait pas pu combler le mécontentement de la demoiselle -vexée, comprenez.-, Lorenz avait dû prendre la poudre d'escampette dès lors où la pucelle s'était mise à hurler à pleine gorge. Gorge qu'elle avait jolie et ferme d'ailleurs. Enfin ... Echapper à des gardes, au sein d'une ville royaliste, c'était un peu comme vouloir traverser l'océan sans se faire bouffer par un poisson plus gros que soi.

... Et tout redevint noir ...



Ville Royaliste : Geôles

Après les tirs de canons, elle avait dû se faire piétiner par un troupeau de boeufs tout entier. Elle avait la tête en vrac et avait bien du mal à ouvrir les yeux sans flancher. La jeune femme se redressa, et s'assit en tailleur, prenant sa tête entre ses mains. Elle se frotta les tempes un bon moment, puis - avec une mine de déterrée- ouvrit grands les yeux et releva la tête. Jugeant de la mauvaise posture dans laquelle elle se trouvait, elle se releva d'un bon, et fila vers la fenêtre. Accrochait fermement aux barreaux, elle se hissa et jeta un oeil au dehors. Elle n'était pas bien loin du quartier marchant, et pouvait encore apercevoir les caravaniers et tout leur attirail, mais rien ne semblait pouvoir l'aider plus que cela.

Dans un soupire, elle lâcha prise et retomba sur le plancher des vaches. Il n'y avait pas un chat, ni même le moindre bruit dans cette foutue prison. Avec un peu de chance, elle était la seule à s'être fait emprisonnée, et on ne prendrait pas la peine de monter la garde pour son joli minois. Mais ... Comment s'y prendre pour sortir de là ? On ne la surveillait certes pas, mais on ne lui avait pas laisser ses affaires pour autant. Quoi que ? En un éclair, elle se retrouva assise et en train d'enlever ses bottes. Elle cherchait quelque chose, et elle était certaine de le trouver. Victoire ! Un crochet. Tordu. Peu importe. Elle remit sa botte et se traina, à genoux, jusqu'à la grille de sa cellule, où elle s'essaya au crochetage. Il fallait faire vite et bien. Surtout très vite.

De là où elle était, elle ne voyait pas si d'autres miséreux avaient, comme elle, gagnés un séjour gratis en prison. Bah ! Si tel était le cas, ils sauraient bien donner signe de vie à un moment, ou à un autre. Ses préoccupations premières étaient le crochetage de cette maudite serrure, et l'écoute des bruits qui pourraient trahir l'arrivée d'un garde, ou n'importe qui d'autre.

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Kikidmakak
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MessageSujet: Re: Mouscaille !   Lun 21 Mai 2012 - 22:11

[HRP: après quelques petites recherches, je me suis dit que ça serait bien de situer l'action (en tout cas pour le moment) à Saint Ann's Bay en Jamaïque, qui était une colonie anglaise aux XVIIème siècle et se trouve à peu près dans la région du monde qui nous intéresse... Donc ça pourrait faire un petit cadre spatio-temporel sympa plutôt qu'un nom de ville flou. Après c'est sûr que d'un point de vue historique il sera impossible de ne pas faire d'écarts, on est là pour s'amuser ^^
Vous en pensez quoi? Razz ]

Saint Ann's Bay: port

L'imposant navire de ligne Black Arrow se coula entre les pontons avec souplesse. C'était un navire de guerre immense et coûteux, réputé pour sa vitesse et son efficacité contre les navires pirates, plus petits et trapus. Après l'appareillage on fit descendre une longue passerelle d'où descendirent nombre de mousses, suivis d'un étrange cortège dont le centre était Jacob Saint-Danze, dit le Chien Fou. Encadré par deux solides marins qui tenaient ses chaînes, il se faisait susurrer des menaces par le capitaine en second, Mr James Hagerty, un grand escogriffe porté sur la moquerie la moins fine.

"Alors, Jacob? Qu'est-ce que ça fait de revoir cette bonne vieille terre ferme? Tu vas bien t'amuser, je te promets! Il y a ici des géôles dont tu me diras des nouvelles! Ton avis nous importe..."

Saint-Danze ne pouvait pas vraiment lui en vouloir: il était accusé d'avoir tué plusieurs des amis de Hagerty, qui lui vouait, comme tout marin anglais qui se respecte, une haine féroce. Malgré tout, le capitaine Melbourne, beaucoup plus tenace que son associé, savait haïr en silence et, tandis qu'il marchait à l'arrière, ne gratifiait pas le Chien Fou de ses remarque indélicates. Pour cela Saint-Danze pouvait lui en être reconnaissant.
Hagerty continuait de lui tourner autour comme une mouche malade en se pavanant dans ses beaux vêtements, volés au prisonnier.


"En tout cas, merci pour la veste... Franchement c'est du bel ouvrage, où est-ce que tu l'as trouvée, dis-moi?"

Saint-Danze préféra ne pas répondre, faire profil bas. Il supporta les remarque du godelureau en se laissant traîner jusqu'au minable palais de justice.
L'équipage avait attaqué de front le
Black Arrow et pensait s'en sortir vainqueur. Il arrive très souvent que les réputations élogieuses, dans la Marine Royale, soient usurpées pour faire peur aux pirates, qui fuiraient à la vue du bâtiment de guerre. Cette fois-ci, il en fut autrement. Le bateau du capitaine Novarino coula en une heure, et presque tous ses occupants furent massacrés par leurs adversaires avant qu'ils aient pu aborder. Saint-Danze s'était battu comme un brave, essayant de sauver sa vie et celle du capitaine, mais quand la cabine de celui-ci, où il s'était enfermé, fut à moitié réduite en poussière par un tir de canon particulièrement redoutable, il ne put que se résigner. Le capitaine était actuellement porté en civière, juste devant lui, entre la vie et la mort, les autres membres de l'équipage avaient été exécutés séance tenante. Leur réputation à tous deux était la seule raison pour laquelle ils étaient encore en vie... Pour l'instant.
Car le capitaine qu'il avait tant respecté ne tarderait pas à passer de vie à trépas. Quant à lui-même... Il serait un tremplin considérable à la carrière du capitaine Melbourne, et serait certainement exécuté dès le lendemain matin. Pour des gens comme lui, pas besoin de procès. A cette pensée, il eut un maigre sourire. Il saisissait dans la situation une touche d'ironie qu'il était le seul à comprendre. Quand Hagerty se retourna vers lui pour faire de nouveau l'éloge de sa défaîte monumentale, il croisa un regard qui, lui, ne riait pas du tout. Il en eut un frisson que le pourpoint riche et épais parvint à cacher.


Saint Ann's Bay: geôles

On le conduisit en cellule sans autre étape administrative ou interrogatoire.
Traîné dans le couloir crasseux qui longeait les barreaux, il eut le temps d'observer en détail les visages de ses nouveaux congénères défiler. Un vieil ivrogne, un crasseux couvert de cicatrices, une charmante dame au regard méfiant, l'air surpris, et un géant noir au visage couvert par des touffes de cheveux, qui restait debout immobile au milieu de la paille sale, émettant un ronflement de fauve en respiration. On le laissa dans la cellule adjacente à ce curieux individu, qui approcha lentement des barreaux, le regarda à travers ses poils noirs, et empoigna les lignes grises pour les secouer comme un forcené. Saint-Danze recula avec prudence. Que lui voulait-il? Il semblait essayer de forcer la barrière qui les séparait pour se précipiter vers lui. Il eut un soupir de lassitude à cette idée. Il n'était là que depuis quelques minutes et se trouvait déjà face à un adversaire deux fois plus grand que lui, et trois fois plus massif.
Les barreaux ne semblaient pas déterminés à céder au géant. Il le laissé à ses râles de protestation et jeta un regard autour de lui. Il lui fallait sortir de là. Il avait considéré sa capture avec beaucoup de recul jusqu'ici, sans perdre son calme: il s'était battu, il avait perdu, point. On ne peut pas toujours gagner. Il parcourait les mers depuis très longtemps, et la Marine avait juré sa mort, combien de temps aurait-il pu s'enfuit comme ça, de toute manière?
Maintenant qu'il était là, les choses étaient différentes. Il pouvait toujours trouver un moyen de sortir d'ici. Des geôles minables dans une petite enclave britannique... La sécurité n'y était pas la priorité, et il se savait quelques ressources. Il trouverait tôt ou tard un moyen... Mais il n'avait que peu de temps.



[HRP: désolé pour la pauvreté de ce récit... Je suis rouillé ^^]
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Bertholde
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MessageSujet: Re: Mouscaille !   Lun 21 Mai 2012 - 23:23

[Merci à Kiara pour m'avoir rappelé les règles ! J'ai donc fait tout un peu à l'envers—j'espère ne déplaire à personne si je poste ce que j'ai écrit pour le bien du RP pour ensuite écrire mon profil.
C'est donc mon premier poste—j'espère que ça vous plaira]

Saint Anne’s Bay ; quartiers des Gardes royales

Aure porta son indexe à sa bouche en décochant un regard menaçant au chat. A en croire les grommèlements sataniques qui avaient précédé le bruissement venant de la cellule, quelque chose de malmené venait de venir à lui—non, plutôt à elle, oui, décidément—dans ce triste coffret en brique.
Oublions que c’est lui, non pas qui rossa la pauvre gaillarde—dans tous les cas son embarras devant la gent féminine lui rendait affreuse jusqu’à la tâche de porter dans son cloître cette plus récente malapprise—mais qui avait été chargé de la verrouiller, et qui à présent préparait, avec une mollesse extrême, les actes qui devaient préparer sa livraison prochaine.
Si tout se passait en bonne règle, le lendemain on ferait semblant, l’expression dégoûtée, de lire toute cette paperasse bigarrée, parée de petites crottes de cire et pliée—
nonon, mais pas dans ce sens, plutôt comme ceci—tel que l’on l’enseigne à l’école (« Parce que c’est comme cela »), et on déballerait alors ce petit hommage au pouvoir de la Compagnie dans une chambre autrement plus imposante que ce pied-à-terre dans les quartiers des Gardes royales. Dans laquelle un gris gâteux nu sous son toge sourcillerait et toussoterait en direction du garrot.
C’était justement pour éviter de remâcher tout cela qu’Aure refusait qu’il savait pertinemment ce à quoi il avait affaire dans la pièce à la serrure cliquetante. Ses scrupules ne tenaient pas à ce qu’il réprouvait toute action de tuer—c’était, après tout, en proie à des fantaisies de combats à l’épée arrosés de grosses houles glauques et rouges qu’il s’était joint aux Gardes. Au contraire, là où il tiquait c’était la partie sur le corps cireux du vieux—ou était-ce plutôt devant ces démarches absurdes qui ne servaient qu’à embrouiller une affaire décidée d’avance mais qui occupait pour autant le plus clair de son supposé métier d’ « aventurier »?
Que n’a cette dernière victime été apprise les formules pour offrir l’excuse dite « compliquée » qu’aurait exigé son écart devant cette familière des Runnimede, elle aurait peut-être pu s’éviter ce sort—celui de tous ceux qui froissent les barons du commerce de ces parages des Caraïbes.
« Eviter ce sort »… pourtant préférable, lui, à ce que promettait sa carrière de petit mousquetaire des gavés…
Perdu dans ses amères réflexions, à l’ouverture triomphale de la cellule la surprise d’Aure fut aussi grande que celle de la dite prisonnière. Leur regard croisé, au lieu d’une quelconque hostilité ; au lieu d’une intention de fuir ou de se battre, leur fit partager une même résignation ironique, un même dédain pour l’idée d’en venir aux prises, pour ne pas parler de crever ou tuer, pour la gloire de la Compagnie.
Et Aure, grimaçant stupidement et dessinant un signe amical, su sur le moment qu’après tout il allait pouvoir tirer au moins une aventure de ces débuts désenchantants.
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Dyrm
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MessageSujet: Re: Mouscaille !   Mar 22 Mai 2012 - 21:18

Saint Anne's Bay : plage.

Les cheveux collés au visage et la chemise trempée soulignant son giron relativement généreux, la capitaine comattait sur cette foutue plage. Le sable avait beau lui gratter les joues et lui assécher la bouche, elle n'arrivait pas à ouvrir un oeil. Quand elle sentit un pied s'enfoncer dans une de ses hanches douloureuses pour la retourner, elle se contenta de grogner mollement.

-Et les mecs, regardez la poule qu'on a trouvé!

Elle déplissa un minimum ses paupières lourdes de tristesse et de honte, pour voir trois gardes royalistes approcher. Deux d'entre eux se penchèrent, la soulevèrent par les aisselles et balancèrent quelques insanités à son propos.

-Futraille! Raclure de coque à moules, lâchez-moi.

Sa résistance était tellement faible qu'elle se demanda si les mots avaient passé ses lèvres gercées par le sel. Elle se rendit compte qu'elle était et restait complètement amorphe, aussi molle qu'un ventre de noyé. Elle n'arrivait à rien bouger. Avant que ses paupières ne se referment contre son gré, elle nota encore l'état de la plage et les nombreux débris qui la jonchaient.
La mémoire commença à lui revenir... Elle avait poursuivi un navire marchand jusqu'à l'île. Elle, l'Invisible, s'était laissée avoir par un navire légèrement plus rapide que le sien, et elle s'était faite couler par les canons de la garde royaliste. Décidément, il n'y avait plus de marine.
Elle vit encore une dernière chose : une paire de bottes bien cirées qui s'approchèrent d'elle.


-Tiens tiens tiens, mais je crois que nous tenons là une prise rare. Bienvenue, mademoiselle. J'espère que vous apprécierez votre séjour à Sainte Anne's Bay.

Les gardes qui la tenaient rirent, la secouant. Elle n'eut que la force de vomir l'eau de mer, le rhum et la viande qu'elle avait ingurgité la veille, alors que son navire se faisait canonner, quand elle avait compris qu'elle perdait son précieux vaisseau. Chose étrange et qui lui tira un sourire sur les joues, sa bile et tout ce que contenait son estomac barbouillé tombèrent pile sur le cuir lustré...

-Chienne. Allez, emmenez-là.

Les odeurs de poissons du port, ainsi que la chaleur du soleil lui tapant dans la nuque eurent raison de sa conscience vacillante. Ou bien fût-ce le coup de crosse que l'officier lui mit derrière le crâne et l'odeur écoeurante du sang poissant ses cheveux long.

Saint-Anne's Bay : geôles.

Sa paillasse remplie de puce qui lui mordait la couenne finirent de la réveiller. Le seau d'eau froide que le garde lui envoya au visage n'y était pour rien, c'était bien les puces. Elle grogna et se mit à injurier ces ordures royalistes de tous les noms d'oiseaux, de poissons et même de crustacés qu'elle connaissait. Elle tâcha même de secouer les barreaux, mais étrangement, elle eut plutôt l'impression que ce fut eux qui l'ébranlèrent.

-Aaaow, ma tête. Fils de chienne que cet officier... Il ne doit pas savoir comment on parle aux dames, et surtout pas aux dames de haut rang dans mon genre.

Elle marqua un instant de réflexion. Avant d'ajouter avec un engouement maladroitement feint :

-Futrailles, si le Bosco avait été là, quelle correction nous lui aurions envoyé... Sa mère l'aurait cru passé au grill.

[HRP] Je reprends un vieux personnage de l'époque où mon ex et moi-même partagions le compte. Donc il remonte un peu, mais sa fiche existe. Quoique si vous voulez que j'en refasse une... Par contre, n'hésitez pas à diriger un peu mon perso si je ne réponds pas assez vite à votre goût, je suis en exam, mais j'ai très envie de participer =) [/HRP]

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Manah
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MessageSujet: Re: Mouscaille !   Mar 22 Mai 2012 - 22:03

[HRP] Pas le temps de me relire de suite. J'ai ma demoiselle qui s'impatiente à côté. Je me corrigerai demain ! [/HRP]

L'entreprise, bien que périlleuse, n'était pas pour autant impossible, du moins elle aurait pu ne pas l'être si la population des environs n'en avait pas décidé autrement. Lorenz, plongée dans son crochetage, fut désagréablement surprise lorsqu'une première série de pas résonna dans les couloirs avoisinants. La donzelle n'étant pas totalement dénuée de bon sens stoppa net sa tentative d'évasion, et se laissa tomber sur le dos, à même le sol - et ce bien qu'un "matelas" de paille jonché le sol. Elle croisa les bras sous sa tête, rehaussant légèrement sa vision, et lorgna sans piper mot, le couloir par delà les barreaux.

Un soupire attira brièvement l'attention dans sa direction - en tout cas, elle le supposait. Et puis, il fallait se l'avouer, il aurait été mal avisé de sa part de l'ouvrir un peu trop grand, au vue du sort évident qui l'attendait. Peut-être venait-on la chercher pour la potence, qui sait ? Les choses se font si rapidement de nos jours. Si tel était le cas, alors éventuellement elle se ferait moins apte à se laisser faire, et rangerait son habit de docilité. Ceci dit, en apercevant le gonz qu'on fit pénétrer par la porte principale, elle déduit rapidement qu'elle n'était pas la priorité. Parfait. Qu'on s'occupe d'autres, et qu'on la laisse flâner et profiter de ces vacances, offertes gracieusement par la Compagnie.

Le spectacle ne dura guère plus de quelques minutes. On eu tôt fait de boucler l'homme dans sa chambrée et verrouiller la porte de quelques tours de clés. Lorenz ne pu s'empêcher de hoqueter de rire. Un petit rire nerveux et moqueur à la fois. Elle patienta quelques instants encore, et dès lors où la "garde" prie la porte et referma cette dernière, elle bondit sur ses pieds et retourna à son occupation première. Cette maudite serrure finira bien par céder ! Il fallut juste être patient est à l'écoute. Un peu comme avec une femme. C'était une vision presque réelle de la chose. Après réflexion, une femme n'est jamais qu'une serrure, enrobée de mystères et désirs, le tout dissimulé sous un bel emballage, et que tout bon amant ou amante se doit d'ouvrir à l'aide de la bonne clé. Le résultat en valait la chandelle.

*Clic ... *


" Haha ! Gagné ! "

Le cliquetis qui s'était fait entendre, au moment précis où son crochet s'était déplacé d'un tout petit pouce, lui faisait croire que la porte allait enfin s'ouvrir, et qu'elle pourrait déguerpir de là au plus vite ... Manque de chance, ce n'était pas le cas. Pire encore, elle venait de se vendre. Dans son instant de jubilation ultime, elle n'avait pas prêter attention à l'homme passant le seuil de l'autre porte, et se dressant devant les cellules, en lui lançant un regard ... Perplexe ? La situation était pittoresque au possible, et si elle avait pu s'accrocher à l'ancre d'un bâtiment, et se jeter dans les abysses, elle l'aurait fait. Mais on ne l'y prendra pas deux fois, et quand elle perçu le mouvement de main voisin, elle ne fit pas de simagrées et s'éloigna le plus promptement possible de sa seule échappatoire, pour se réfugier dans un recoin. Un animal apeuré n'aurait pu faire mieux, mais cet animal là, montrait les dents.

" Tu cherches l'aventure mon joli ? Ouvre moi cette grille, et j'te ferai voir sous mes jupons. Allez, viens m'voir. J'serai douce et câline. J'te couperai pas les bourses tout de suite. "

La langue ne fit qu'un tour dans la bouche. Lorenz allait cracher son venin, lorsque le défilé continua de plus bel. On en finissait plus. Ces chiens avaient fait sacrée bonne pêche en quelques heures de temps ... A croire que tous les cul-terreux des mers c'étaient donnés rendez-vous à Saint Anne's Bay. Cul-terreux, mais pas que ! La dernière venue, on l'avait pas loupé. Elle sentait le poiscailles et la gerbe à plein nez. Appétissant. Elle n'irait pas croquer un coup dedans. Ca serait risquer de rendre son dernier repas.

Dressée dans son coin, La Guigne assista à cette nouvelle scène sans broncher, mais elle ne pu se retenir d'aller cracher au visage d'un des hommes, passants un peu trop près. Bien évidemment, la réaction adversaire ne se fit pas désirer, et on lui balança en un bon coup dans le visage, et la fit reculer par quelques coups entre les barres de fer; ces même barres de fer l'empêchant de regagner sa liberté.


" Saint Foutre ! J'ai connu des putains plus violentes dans la couche. " Assise au milieu de la pièce, elle se frotta la joue et éclata de rire.


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Dernière édition par Manah le Mer 23 Mai 2012 - 16:43, édité 1 fois
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Kikidmakak
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MessageSujet: Re: Mouscaille !   Mer 23 Mai 2012 - 1:13

[HRP: je précise... C'est Saint ANN's Bay, pas Saint ANNE's Bay ;p ]
Edit Manah : Blablablah ! Not'touche personnelle.

Une seconde... Avait-il entendu le cliquetis de la serrure qui claque, se bloque, se décloque, re-craque? Ce bruit mat l'avait en un instant propulsé contre les barreaux, sont visages coincés entre deux barres froides, pour essayer d'apercevoir ce qu'il espérait apercevoir. Avait-on ouvert une porte? Il n'y avait plus de garde. Un détenu qui partait?
Visiblement non. Aucun mouvement dans le couloir. Il aurait pu attirer le fugitif et le persuader d'employer ses multiples talents, ou user de sa réputation. Mortifié, il se dégagea de l'étreinte des barreaux et se réfugia au petit creux en haut du mur qui servait de fenêtre pour observe l'activité en contrebas.
Tout d'abord, un panorama qui réveillait en lui ses plus vieilles contradictions: la cité portuaire grouillante et ensoleillée, qui lui rappelait une époque où la vie était plus simple, et juste après cette mer scintillante, ce soleil couchant, qui l'avait appelé très tôt. Une prairie bleuté sur laquelle il pouvait voguer et vivre sa vie sans crainte d'être lui-même. Un endroit où sa différence n'avait pas d'importance, un monde sauvage dans lequel son affliction était une force prodigieuse. Comme il était hors de question d'arrêter, autant se donner à fond sur les mers.
Il jeta ensuite un regard directement en contrebas. Des gardes faisaient leur ronde, une petite cour salle s'étendait jusqu'à un autre bâtiment, plus richement décoré, qui donnait sur la rue. Il enregistra ses informations et quitta la fenêtre quand des pas retentirent dans le couloir. Deux anglais a l'air dégoûté jetèrent dans sa cellule une poivrote mal réveillée. Saint-Danze s'approcha des barreaux qui le séparait d'elle pour la détailler, et le seau qu'on lui jeta sur le visage fut la vision salvatrice qui lui intima qu'il l'avait déjà vue quelque part... Puis il se rappela du géant. Le géant noir aux accents vaudou, mal réveillé et de fort mauvaise humeur qui avait détourné son attention de lui pour la regarder elle.
Les fous! Ils avaient balancé la dame dans la cellule du fauve!
Elle se réveillait à peine que le monstre la détaillait, sans qu'elle pût le voir. Une bagarre éclatait au fond du couloir, Saint-Danze devait profiter de cette opportunité! il se creusa la tête, réfléchissant à toute vitesse. Une demoiselle en détresse couverte de gerbe, des gardes aux prises avec une femme qui, il en était sûr, étant sans doute responsable des bruits de tout à l'heure, lui-même qui sentait la tension monter... Toutes les conditions étaient réunies pour faire de cette occasion un miracle pur et simple.

Serais-je un saint parmi les déviants? pensa-t-il.

"Excusez-moi, messieurs!" appela-t-il.

Un jeune troufion au groin proéminent s'approcha de lui en le scrutant. Parfait, il commençait à capter leur attention. S'il parvenait à attirer le deuxième soldat, peut-être la jeune femme pourrait-elle ouvrir la porte, les assommer par-derrière et leur ouvrir? La politesse l'exigerait... Elle s'enfuirait à coup sûr. Il fallait trouver quelque chose.

"Vous ne trouvez pas que votre comportement à la limite du porcin, de par son aspect contraire aux règles bienséance qui sépare le sang divin -vous, les royalistes-, de l'engeance fourbe des pirates tels que moi -oui, je le reconnais-, entre en contradiction avec vos ambitions carriéristes?"

Le deuxième garde s'était approché, intrigué. Le premier fixait Saint-Danze, l'air troublé. Il l'avait reconnu. Il avait une épée qui lui battait les cuisses, un mousquet à l'arrière de sa ceinture, quelques litres de vin, sans doute de piètre qualité, qui lui flottaient encore derrière les yeux, et une bonne dose de colère et de frustration, le tout décuplé par une profonde bêtise, à décharger sur meilleur que lui. Un simple regard avait suffi à Jacob Saint-Danze pour comprendre cela. Il comprenait les hommes, il ne pouvait s'empêcher de décortiquer leurs comportements, leur peurs les plus profondes et leurs accès de joie. Et il savait que ce garde avait conscience, après des années, dans la minable prison de Saint Ann's Bay à être payé bien peu pour une femme sans doute aussi laideronne que lui (mais peut-être présumait-il, il y a toujours des suprises), de sa faiblesse, d'un point de vue hiérarchique comme émotionnel. Brutaliser une femme le rendait plus fort, mais maintenant qu'il avait vu un pirate réputé pour ses meurtres violents, qui parlait avec plus de science que lui et se trouvait à sa merci dans une géôle, en disgrâce, il ne pouvait plus en détacher les yeux. Une haine sans borne irradiait de lui. Le second, pour le moment, ne saisissait pas la situation, tout en captant la tension palpable. Saint-Danze savait désormais comment sortir de sa cellule. Il fallait juste que le deuxième garde, encore ignorant, s'approche un peu plus.... Il pourrait attirer l'attention de l'officier qui semblait se tenir non loin de loin, près de la cellule de la jeune voleuse. S'il l'attirait jusqu'à lui et lui prenait les clés... Il jeta un regard ostentatoire vers la jeune dame non loin de lui, que le monstre commençait à caresser doucement.

"Plutôt que de frapper les bonnes mendiantes de votre ville pour affirmer votre supériorité, pourquoi ne pas en aider une autre, bien mal en point, à ne pas se faire violenter par l'un de vos résidents qui paraît des plus rustres?"

Déjà, le deuxième se précipitait en vociférant vers le grand noir. Le porcin, lui, se colla tout près de Saint-Danze, son souffle lui paralysant les narines à travers les barreaux.

"Toi..."

Avec la vivacité rendue rigide de son séjour sur un navire ennemi, sans beaucoup de nourriture ou d'eau, il saisit le garde au col pendant que son congénère, entré dans la cellule mitoyenne, écartait le géant. Saint-Danze écrasa sa victime contre sa grille et glissa prestement ses mains autour de sa ceinture alors que l'autre s'écartait violemment, surpris par le choc. Le mousquet était déjà dans sa main, quant à l'épée, elle fut tirée du fourreau par le recul du garde, qui comprit une seconde trop tard son erreur. Il lui planta la lame dans l'estomac avec une trajectoire ascendante et la retira en un bond. L'autre tituba en gémissant comme une gamine, portant ses mains à son trou rouge, et se laissé glisser le long du mur, en proie à la douleur et à la panique.
J'ai touché le poumon.
Il pointa ensuite le mousquet sur l'autre garde qui, à la vue de son action téméraire, avait tiré l'épée. Cette réaction était exactement celle qu'il escomptait. Le géant reconnut immédiatement le geste menaçant de son geôlier, qui se tenait dans sa cellule, et interpréta sans doute qu'il souhaitait lui apporter une correction, pour une raison qu'il ne saisissait pas. Il se jeta en hurlant sur le soldat qui, surpris, fut emporté dans les airs en hurlant. Saint-Danze eut juste le temps de s'écarter avant que le grand et sa proie qu'il serrait ne s'écrase contre les barreaux, déjà fragilisés par les assauts précédents, qui se déchaussèrent brutalement de la pierre et chutèrent, le monstre et le garde sur leur dos, dans la cellule du pirate.
Décidément, une bien piètre prison que celle de Saint Ann's Bay!
Le garde, dans sa chute, avait lâché son épée fichée dans le corps du géant, qui hurlait de douleur en frappant comme la brute qu'il était le visage de son bourreau. Saint-Danze vit le première coup éclater l'arcade sourcilière dans une gerbe de sang, le second modifier dans un craquement la ligne du nez, et le troisième faire jaillir plusieurs dents avant qu'il ne réagisse. Le spectacle l'avait fasciné, absorbé, et il s'était perdu dans la contemplation des chairs qui se déchirent, pris d'une de ses absences de mauvaise augure, puis il s'était réveillé différent, lancé sur la pente d'une de ses crises, et avec prestance il enjamba les barreaux et contourna le géant qui s'acharnait sur un soldat déjà mort, la lame sortant de lui comme un dard ridicule, pour déboucher dans la cellule voisine, dont la porte était ouverte. Un troisième garde surgit de nulle part, alerté par les cris et la vue de son compagnon mourant contre un mur, et il fit rouler le mousquet dans sa main par réflexe. Le royaliste venait juste de poser les yeux sur lui quand la balle lui traversa la gorge. Il s'effondra dans un nuage rougeâtre et quelques gargouillis. Saint-Danze avait, avec tout ce grabuge, sans doute alerté toute la Jamaïque, voire même toutes les Caraïbes... Mais il n'y pensait pas. Il sortir comme un éclair de la cellule et écrasa du piedla tête du garde porcin qui, agonisant, avait assisté à la bataille. Il continua à le frapper jusqu'à ce qu'il sentit l'emplacement du nez faire un creux plus qu'une extrémité. Il jeta un dernier regard à l'occupante encore dans la cellule...


"Avec cette... chose... qui a presque fini son œuvre, je ne m'attarde pas ici. Si j'étais vous, je ferais de même."

Il ne s'attaqua pas à elle, pour une raison indéchiffrable, mais parfaitement logique dans son esprit en proie à la confusion de l'extrême violence. Il courut comme un possédé à travers le couloir, prêt à voir débarquer les royalistes, et brandit en l'air sa nouvelle épée en hurlant. Il avait besoin de se défouler.
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Bertholde
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MessageSujet: Re: Mouscaille !   Mer 23 Mai 2012 - 22:07

[HRP—J'ai écrit ceci sous le coup d'une intoxicaton alimentaire.
Sachez donc qu'il ne satisfait pas mes attentes.
Cela dit, mon dévouement et mon engouement pour notre RP ne m'ont laissé aucun choix.
Quelle chance vous avez d'avoir un partenaire comme moi, voyons !]

Baie de Ste. Anne

Décidément, ça ne pouvait jamais être comme dans les romans.

Bien sûr que non, on ne lui a pas permis de sauver la situation, d’entrer noblement sur scène pour secourir, l’expression grave et les bas organes (c’est sa maman, la chère, qui les appelaient ainsi) désintéressés, la demoiselle en détresse. Même celle-ci, d'ailleurs, à en croire le biais par lequel elle avait tenté de le duper, ne l’avait pas du tout gobé dans ce rôle.

Non, bien que ce qui venait de se dérouler devant lui avait tout du romanesque, on venait de casser son rêve, surtout qu’à présent, se le doutait-il, c’était lui qui aurait pu bénéficier de la soudaine intervention d’un bienveillant mystérieux. Entendons-nous bien : aussi vexant qu'un tel scénario ait pu être pour sa virilité, il battait de loin la véritable émasculation que semblait lui vouait le gentleman énergumène qui dirigeait ses pas en sa direction.

Désormais, la voie au X sur sa carte de route (de trésor ? il n’avait pas pour le moment cette prétention) passait par la seule fuite en avant. Ce monde qu’il avait connu, et dont il avait passé le plus clair de l’année à visualiser avec honte la mort, était définitivement chamboulé.

Plus rien à perdre.
Son office, il préférait mourir.
Et son unique ami sur l’île n’allait pas tarder à trépasser par perte de sang :
Einstein, le grand docteur ès comédie venu d’Absynnie, qui gagnait son grog en jouant—avec un malin plaisir, avouons-le—le gros noir pour garder l’ordre dans les cellules, venait d’être pris à son propre jeu.

Peut-être, de toute façon, aurait-il été trop facile d’abandonner tranquillement les briques neuves du cantonnement, la traînée, pour les besoins de la cause, se laissant toujours traîner, et le capitaine d’un bâtiment commercial quelconque attendant poliment la menace impliquée dans l’uniforme royaliste pour leur accorder quelques hamacs, du bœuf salé, et une échappatoire fugace.

La balle dans sa cour, Aure prit le parti de tout foutre en l’air—
volé d’un seul coup des chemins du rebelle charmant et du preux mousquetaire, il lâcha la garde de son épée, empoignée par reflexe, pour tendre la main au fugitif.
Comme ça, tout au moins, il n’y aurait pas de duel pour décider le sort de ses couilles.

D’ailleurs, à bien y réfléchir, il était plutôt soulagé de ne pas avoir à être seul avec la bavarde aux jupons rabattables.
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Dyrm
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MessageSujet: Re: Mouscaille !   Ven 25 Mai 2012 - 1:16

Sainte Ann's Bay : geôles.

Alors qu'elle reprenait timidement conscience, tout s'était passé fort vite. Entre les hurlements, les bruits de chocs, de coups, de tirs, elle n'avait pas tout très bien compris. Toujours est-il que sa nature profonde - celle de forban, s'entend - s'était réveillée à temps pour voir tout le monde partir en courant et lui intimer l'ordre très concret de les suivres. Et au pas de course. Aussi se leva péniblement la capitaine Douyn, et trottina-t-elle en vacillant d'un mur à l'autre à la suite de l'éclectique petite troupe.

-Futrailles, démon de rouge vêtu que ces pourceaux de gardes royaux! Où sont-ils? Laissez-m'en!

Elle ne savait si elle était en effet audible, mais elle vit l'homme qui, semblait-il, lui avait sauvé la mise dans une situation délicate se jeter sur un garde qui, aussi soudainement que de manière très inattendue, lui tendit la main et remis l'épée au fourreau.

[...]*

Sainte-Ann's Bay : quelque part au dehors.

Une fois remise des émotions de cette fuite, l'Invisible jeta un oeil torve sur ses camarades d'esbrouffes et de scandales : un royaliste rénégat, une fille de joie pleine de mordant, un capitaine plein de morgue et de bonne manière. Si elle se comptait dedans, cela donnait un joyeux cocktail de larves des mers qui avaient, par un hasard fumant, échoués tous ensemble dans un trou perdu de la Jamaïque.

-Hé bien, quelle beaux drilles nous sommes. Après tout, n'est-ce pas ce qui forme les meilleurs équipages?

Elle marqua un temps de pause, lorgnant la seconde demoiselle, le capitaine rival - si l'on pouvait ainsi dire - et le traître à son habit.

-Pour ma part, je crois qu'il est temps de quitter cette repaire de rats et de puces. L'un d'entre vous a-t-il un bateau?

Et, tendant l'oreille, elle ajouta :

-Je crains qu'il faille faire vite, toute la ville semble en alerte, et j'ai l'espoir que de grands esprits tels que nous ne passent pas inaperçu longtemps. Alors?

*[HRP] Je laisse à qui le souhaite la narration de la fuite épique. N'oublions pas que mon personnage est censé être en mauvais état.
J'ajouterai, à l'attention de Bertholde, que j'ai inclus ton personnage avec nous. Mais si ce n'est pas la direction que tu souhaitais lui donner, envoie moi un petit mail et je modifierai. [/HRP]

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Manah
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MessageSujet: Re: Mouscaille !   Ven 25 Mai 2012 - 17:12

Sainte Ann's Bay : Geôles

Ces porcs avaient dû frapper plus fort qu'elle ne l'imaginait ...

En une fraction de seconde, les geôles s'étaient transformées en un lamentable champ de bataille, où grouillait la vermine en proie à un excès de folie et de violence inattendue. Ils ravagèrent tout, et n'épargnèrent que ceux de leur espèce. Tout n'était qu'une mêlée sans nom, bruyante et effroyable, laissant dans son sillage une marée sanglante. Les murs de la prison, eux-même, priaient pour sans sortir saufs, face à un tel carnage. Les os se brisaient et craquaient. On ne pouvait plus rien entendre d'autre : Des hurlements voulant, vainement, réveiller les morts - et pourtant, ce jour là, il y en avait. Ils jonchaient le sol, et le liquide vital, fuyant leurs corps, dessinait des arabesques sur leur linge et les tentures. Les pierres rougeoyantes pleurées du même sang que les malheureux qui perdaient la vie, sous leurs regards inconnus, et qui feraient de cet endroit, un tombeau Innomé. Diantre ... Comme l'Homme pouvait-être Barbare !

Il fallait faire de ce moment d'égarement pour une échappatoire inespérée. Elle, qui se voyait déjà dansant aux grès des vents et miroitant au loin, au bout de sa corde ... Quel dépaysement que voilà ! On lui laissait l'occasion de sauver sa peau, pour peu qu'elle daigne bouger son cul et trainer sa carcasse en dehors de ce foutoir. Soit ! Lorenz ne se ferait pas prier, et devant un chaos pareil, c'était sans doute la meilleure chose à ne pas faire.


[...]*

Sainte Ann's Bay : Quelque part dehors

Pour combien de temps pourraient-ils rester comme ça ? Non pas que prendre enfin l'air frais était désagréable, mais à trop prendre l'air, ça serait un coup à ne plus avoir de gorge avant que la nuit ne soit tombée. C'était déjà bien un Diable que tous se soient échappés. Comme quoi, plus on est de Fols ...

L'escapade s'avérait être très déconcertante, et jamais on avait dû voir pareille troupe, et sans doute jamais plus on en verrait.

Assise dans un coin, Lorenz, silencieuse, s'affairait à vérifier que tout son cirque était là. Elle n'avait pas oublier de reprendre son butin - maigre, j'en conviens. Elle avait revêtu son veston, ses armes et ses multiples babioles qui, il faut l'avouer, faisait plus impression que ce qu'ils ne devraient. Elle tiqua, la garce, et laissa apparaître, en commissure de lèvres, un petit sourire amusée.


" J'appellerais même pas ça un trou à rats, ou quoi qu'ce soit d'autres. Une fausse à purin, voilà ce que c'est ! et manque de chance, on est les mouches parmi les bousiers. " Son regard alla sur le jeune royaliste qui les accompagnait. Renégat. " Tous des traitres. Ils vont même jusqu'à ce trahir eux-même, et toutes leurs foutues convictions, pour sauver leur peau plutôt que d'crever dans l'Honneur. Saint Foutre, j'aurais tout vu ! "

Un rehaussement du sourcil droit s'imposa. Il ne fallait pas oublier de méditer du sort de ce malheureux. Il restait, avant tout, l'un de ces chiens puants et galeux de la Compagnie. Il était de ceux qui faisaient la peau à ceux, comme elle, qui arpenter les océans et bravaient les mers déchainées pour rapporter butins et trophées sur le dos des honnêtes gens - quoique, à son humble avis, les pirates étaient de ceux étant des plus honnêtes. La réflexion personnelle de la donzelle interrompue à l'écoute des dires de l'autre femme.

Prendre le large, avant qu'on vienne leur couper les ailes, hein ? Mmh. Le sourire de la catin s’élargit un peu plus, alors qu'elle désignait d'une main salvatrice, une solution à leur petit, mini, léger, soucis. Le traitre.


" Toi là ! Tu vas pas m'faire gober que t'as pas un navire à disposition ? Dieu seul sait que j'en gobe des choses, mais dans l'cas présent, ça n'marchera pas. Vous autres de la Compagnie, vous avez toujours des navires affrétaient au port, qui n'attendent que de partir vers les hauts fonds ...
" Par intimidation plus qu'autre chose, elle fit glisser de sa taille, jusqu'à sa main, son pistolet, et lança un sourire carnassier au jeune homme. " Allons, mon mignon, t'as bien un tour dans ta manche ? Ca serait dommage de devoir te trouer l'crane avant d'avoir profiter d'ton corps. " Hors de question de tirer. Quelque soit la réponse. Ca rameuterait une armée entière, et si tel était le cas, ils se retrouveraient tous en train de nager avec les poissons, accrochaient à une ancre, dans l'heure qui suivrait.

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Bertholde
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MessageSujet: Re: Mouscaille !   Sam 26 Mai 2012 - 21:15

[HRP : j'ai dû expédier la fin—j'espère que vous me l'excuserez]

Aure avait assisté à l’évasion comme endormi, un homme en plein rêve, fasciné de dégoût de ses gestes extravagants, impossibles, aussi vifs qu’irréels, et pourtant idoines—ce qui dans un monde un tant soit peu meilleur se produirait tous les jours si la dite prudence n’était pas toujours au rendez-vous.

Comment répugner ?
Il s’était restauré.
Cela, non du tout de la soupe fade et angoissante évacuée, avec leurs habitudes, leurs plaisirs gourmands et leurs rancunes, des quelques pauvres embourbés qui s’étaient trouvés sur leur parcours de course, mais plutôt de la décharge de cette impuissance assumée devant la défaite—du reniement de cette débandade prescrite devant ce vieux cadavre royal qui, lui, sous ses oripeaux d’apparat, s’adonnait avec le sans-gêne d’un chimpanzé dans le soleil.

Sortir des quartiers des gardes ne fut pas difficile outre mesure. Saint-Danze—il avait reconnu le luron dans le chaud de la cavale pour en avoir la carte à collectionner, et oui, en holographique—avait reçu favorablement son geste d’apaisement, ne serait-ce, soupçonnait l’apostat, qu’à l’esbroufe, et non en estimant qu’Aure devait tenir les clés pour insinuer ce gang d’occasion dans l’écurie.
La garçonne volubile s’était montrée presque aussi encline à oublier son offre de service d’il y avait quelques instants que l’était son vaillant sauveur, et la patraque fanfaronne, pour sa part, réussit à éviter une dose mortelle de crotte pendant son épopée au travers du paille des stalles.

Se retrouvant dans la rue secondaire derrière la foire aux royalistes, et un peu dans l’embarras pour savoir comment partager l’expérience que venait de leur être imposée, la flottille de péché s’épousseta, se racla la gorge presque collectivement, apitoyant la petite venelle dans laquelle elle se fut engagée d’un signal de brume dérisoire.

Brusquement, la vilaine canette balança à Aure un cancan apostropheur : « Toi là ! Tu vas pas m'faire go… »
Foudroyé soudain par la réalisation de ce qui l’envoûtait chez cette dame qui venait de s’amarrer à sa destinée, le mousquetaire aquatique ne fit pas le moindre effort de suivre son propos.
Cette façon de lorgner ouvertement sa gale en médecin gouailleur, de grasseyer telle une collégienne seule goinfrée de crème glacée, faisait de cette femme forte de hargne l’image crachée de sa mère adorée.
Comme pour confirmer son impression, elle lui lança un sourire cordial et le désigna avec l’instrument qu’elle avait dans sa main, en l’occurrence un pistolet.
Il sut à ce moment qu’il eût endossé son rôle de héros.
Insufflé par cette nouvelle conviction, il se tira de la lune et clama à ses nouveaux camarades, d’une voix cassée et plus grave que la sienne :

Allez ! vous n’avez qu’à me suivre, je nous tire d’ici ! Nous autres qui avons frayer avec les scélérats de la Compagnie, nous avons toujours des navires affrétés au port, qui n'attendent que de partir vers la haute mer.
J’espère que vous en avez les tripes…

La trogne toujours fendue du sourire triomphal de l’invincible, une balle effleura son œil droite, l’éclat de fumée et l’effroyable tonnerre qui l’accompagnèrent les bruits de fête annonçant son acceptation au monde boucanier.
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Kikidmakak
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MessageSujet: Re: Mouscaille !   Sam 2 Juin 2012 - 0:54

Saint-Danze commenca à courir dès qu'il entendit le coup de feu. Le bruit semblait venir des toits.

-On y va! Pas le temps de traîner!

Les choses s'était plutôt bien passées jusque là. Il avait réussi, dans sa crise de folie, à s'empêcher d'écorcher un brave homme, il avait assisté à la défaîte d'un géant, sauvé une jeune ivrogne, et se trouvait maintenant accompagné d'un joyeux groupes de pirates et un traître. Aucun d'entre eux n'avait à faire avec les autres, l'explosion était, tôt ou tard, garantie. Une intuition murmurait à Saint-Danze que c'était cela qui assurerait la cohésion, du moins pendant un temps.
Et ce temps, le coup de feu venait de le raccourcir considérablement.
Le boucan provoqué par la détonation avait réveillé tous les naufragés des sept mers du globes, et tout les soldats de Saint Ann's Bay qui était à leur recherche avaient maintenant leur position indiquée avec une grosse croix rouge sur toutes les cartes. Saint-Danze se sentait paniquer. L'agressive jeune femme qui aurait pu avoir tiré le coup de feu (si l'anonyme plaisantin ne l'avait devancée) avait au moins raison sur un point: un bateau. Vite. Et à quatre, peut-être pourraient-ils en faire quelque chose, non?
Le parjure aurait pu être utile avec sa connaissance des navires royaux, mais Saint-Danze avait un projet, certes plus ambitieux, mais bien plus intéressant, ce qui, il n'en doutait pas, serait bien plus à même de remporter la faveur de tout pirate qui se respecte. Même lui, avec ses manières de la haute, le savait.
Alors qu'il couraient à travers les rues, bousculant les passants, l'idée continuait de tourner dans sa tête: trouve Hagerty, et tue-le. Prends le
Black Arrow. C'est un des plus rapides, des plus puissants. Avec lui, tu pourrais reprendre la mer, réfléchis, tu pourrais enfin retrouver l'ÎLE....
C'était ce navire qu'il leur fallait.
Et le capitaine Novarino? Griévement blessé... il répugnait à le laisser en arrière. D'abord le bateau, ensuite on avisera.
Mais pourraient-ils l'atteindre? C'était la question qui taraudait Saint-Danze alors qu'à l'autre bout de la rue, sept soldats royalistes couraient dans leur direction en hurlant des ordres... Il dégaina son sabre. Il faudra se battre!
Il chargea dans leur direction, poussant ses nouveaux compagnons à le suivre.
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MessageSujet: Re: Mouscaille !   Jeu 7 Juin 2012 - 15:46

L'Invisible ramassa un sabre, jeta un oeil au traître et à la traînée qui les suivaient.

-Traînez pas trop si vous voulez pas moisir ici.

Elle suivit le fou, et plongea dans la mêlée. Une première salve de coup de feu l'assourdirent. Décidément, les royalistes tiraient toujours comme des chiens. Elle en étripa un premier en lui enfonçant son sabre jusqu'à la garde. Rien de tel. Un nouveau coup d'oeil sur Saint Danze lui révéla qu'il s'en tirait sans peine. Aucune inquiétude à avoir.

-Continuons, il faut avancer toujours.

Cette première patrouille vidée de son liquide vital, la joyeuse petite compagnie reprit la route.
L'ex-capitaine tenait son bras, essayant de dissimuler la déchirure dans sa chemise au niveau de l'épaule. Ce bain forcé après le naufrage l'avait un peu rouillée...

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MessageSujet: Re: Mouscaille !   Sam 9 Juin 2012 - 2:00

Et comment ne pas enrager ? Quelle affabulation ! Vas ! n’allaient ils pas prendre une mine affligée, compatissante, se pencher pour tendre mains tremblantes vers l’incarnat qui fleurissait en pulpes diverses de son orbite martyrisée ?

Ce discours absurde s’égrenait à un train d’enfer, sifflait stridemment—la bouilloire annonçant que son humanité se brouillait et s’agitait avec tout au moins cent degrés d’énergie—dans une tête qui lui présentait toujours les toiles de fond et les pantins inquiétants de son univers par un organe seul dont tout à coup l’avenir paraissait aussi sûr qu’un perle dans un jeu de marbres entre larrons sur la bosse d’un dromadaire.
Cette veine de lamentations, passagère clandestine enfouie mais inchangée depuis ses dernières apparitions lorsque le brave se faisait des bobos dans les ébats de l’enfance, déclamait en bruit de fond sans empêcher l’aspirant Robin des flots de faire ce qu’il fallait, ou bien—quand bien même pour l’instant il n’était pas à même d’en juger de quelle démarche conviendrait le mieux—de se laisser glisser le long de la corde râpeuse qu’il tenait avant qu’on lui avait fait la paupière, c’est à dire la peau à son œil.

Eventrer ces chiens—les sains—c’était le plus poli : ils étaient tombés sur ses subalternes du corps succursale de la Garde, essentiellement des marins trop alcoolisés pour qu’on permette qu’ils aient à faire à la navigation d’un bâtiment
[avoir affaire ça se dit pour des choses, et non seulement des personnes ?], et, visiblement, pour qu’ils puissent atteindre leur cible, n’en déplaise à la vision d’Aure.
Et ces cabots forains, trop accoutumés à un régime de chattes de gouttière et aux marrons des plantations, ne savaient quel couvert prendre devant la brochette de cocos qui fonça sur eux pour les faire de barbe hirsute à queue sale.
Dans son état, Aure n’a pu participer de bon aloi à cette cuisine que grâce à la confusion de bon nombre de leurs adversaires sur son camp dans cet affrontement, plusieurs d’entre eux ne l’ayant pas vu auparavant et le croyant des leurs, ou bien s’imaginant qu’on l’avait fait prisonnier.
De là, la politesse : il aurait été drôlement vilain de laisser son mutilateur rejoindre l’équipage de Dédé Jones pour remorquer par abysses et par abîmes l’idée qu’il avait éborgné un sujet fidèle.

Son sang et ceux des ces infortunés se mêlant sur la palme qu’il tenait sur sa plaie, de l’autre main le déloyal a pris Saint-Danze par l’épaule avant que celui-ci continue à s’élancer pieu sait où.
La noce d’Aure et le monde pirate a beau eu faire un tapage injurieux à plusieurs égards, l’attaque de la patrouille tenait sans doute à ce que celle-ci avait reconnu le pirate fugitif : on pouvait donc, avec un peu de ruse et beaucoup de maladresse de la part des autorités locales, espérer trouver une échappatoire sans que quelqu’un perde un œil.

« Woah arrête là ! Tu vas où, toi ? »
dit Aure d’un voix inhumain au chien fou en bricolant une espèce de turban à partir du pantalon d’un ex garde. A l’évidence, sa blessure lui avait ôter son appréciation du contexte géographique.
« Personne aime mon idée ? J’ai bien dit que je connais des navires qui nous prendront, pour peu qu’on évite de remettre ça »
—il désigna le tas de macchabés, quatre tondus et un à demi nu.
Il ne tenait pas à vrai dire à cette proposition idiote—il n’essayait même pas de concevoir comment il expliquerait son apparence au capitaine du rafiot dont ils pourraient s’emparer—mais il commençait à penser que ce silence apparemment entendu entre les compaumés ne relevait d’aucun entendement.
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Manah
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MessageSujet: Re: Mouscaille !   Sam 9 Juin 2012 - 12:03

La détonation fit bondir la bande toute entière ...

Lorenz marqua un temps. Interrogatrice. Elle rehaussa son sourcil droit, et lorgna son pistolet. Elle était pourtant certaine de ne pas avoir appuyer sur la gâchette ... Si elle n'était pas coupable de ce méfait, alors ils étaient dans la panade et étaient repérés. Où ? Qui ? Pourquoi ? Peu importait. A cet instant, la seule issue possible était de prendre la poudre d'escampettes. Ici, et sans navire, ils étaient destinés à se faire trouer la panse tôt ou tard, alors il fallait tergiverser éternellement.

Agir. Vite.

Saint-Danze prit les devants, suivit de près par la donzelle poisseuse qui leur lança quelque chose du genre " Ne trainez pas ". Lorenz hocha la tête, et se releva d'un bond pour partir à leur suite, chopant au passage le pan de la manche du traitre, l'entrainant définitivement dans leur galère. Désormais, ils voguaient tous sur la même mer enragée.

Une mêlée ...

Tuer ou être tuer. Elle avait saisi ce concept depuis longtemps déjà, et les vieilles habitudes reprirent vite le dessus, tandis qu'elle vira de bord d'une traite, pour prendre de vitesse un assaillant caché derrière quelques tonneaux de vin. D'un mouvement magistral, elle dégaina son sabre, et bien que celui-ci voyait sa lame effilée, presque rouillée, pénétra sans mal dans le ventre du garde. Tout sembla se stoppait à cet instant. Aux yeux de la catin, plus rien n'existait. Juste elle, et cet homme qui tombait à genoux devant elle. Un large sourire carnassier étira les traits de son visage, pendant qu'elle sortait des tripes de sa victime, sa lame ensanglantée.

Un second coup frappa le mourant, et tout fut terminé. Ou presque. Le sifflement d'une balle résonna dans les airs, et frôla l'épaule de la jeune femme, qui lâcha son arme et bascula sur son flan, dans le sable rougissant du sang de leurs victimes. Elle jeta un œil sur sa dite-blessure, mais rien ne semblait grave. La balle avait arraché un peu de tissu et de peau. Elle n'en crèverait pas.

Plus rien. Le silence retomba.

Lorenz rejoignit la petite troupe, en pleine décision concernant ce qu'il fallait faire. Le Chien Fou semblait vouloir une chose. Le jeune renégat en proposait une autre. Quant à elle, elle lâcha un long soupire.


" Va falloir vous décider mes agneaux, j'doute que la Compagnie nous laisse boire le thé tranquillement. " D'un geste, elle pointa du doigt un quatuor d'hommes, à quelques centaines de pas. " J'dis ça, j'dis rien. Mais j'vais pas rester là et crever en vot' nom. J'me fous de vos projets respectifs, j'veux juste me tirer d'ici pour pas m'faire bouffer par les crabes dans l'heure. " La côte n'était plus très loin, et la nuit finirait bien par tomber. Il fallait trouver où se cacher d'ici là. " Une diversion ... " La catin sourit. " J'sais pas vous, mais moi j'm'en prendrais bien une. On s'retrouve sous les pontons à la nuit tombée ? "

Sans rien ajouter de plus, elle se jeta sur Aure, et lui donna un violent coup d'épaule dans le torse, suivit d'un second coup dans le ventre, afin de le faire s'effondrer. Une fois au sol, elle vint à califourchon sur le jeune homme, et fit mine de vouloir le bloquer au sol. Voyant l'incompréhension total dans le regard hagard de leur complice, elle se pencha à son oreille, et sembla lui souffler quelques mots doux : " Fais mine de te débattre mon joli, et frappe moi pour te dégager. Hésite pas. On aura qu'une seule chance pour les tromper. Faut que les aut's se barrent et qu'on ouvre la voie. Tu saisis l'idée ? Tu clames ton innocence, on leur balance une mauvaise piste, et on les égorge. Capich ? " Son regard se porta une dernière fois sur le reste de la bande, et elle leur jeta un : " Tirez-vous ! "


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Mouscaille !
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