Ce n'est pas la fin. Ce n'est même pas le commencement de la fin. Mais c'est peut-être la fin du commencement. A vous de continuer l'histoire...
 
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 Fureur Divine - Réincarnation

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Aneksos
Oeuf de dragon


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Date d'inscription : 12/06/2009

MessageSujet: Fureur Divine - Réincarnation   Ven 12 Juin 2009 - 17:33

De mes longues nuits blanches, de mes heures passées à fixer le plafond est né Aneksos. Un vampire renégat. Rien de bien original jusque là. Chaque jour, sans aucune exception, je le voyais, j'inventais son histoire...

Puis j'ai connu l'écriture. Commençant par une nouvelle, puis par une deuxième et ainsi de suite, j'y ai pris goût. Tout un scénario a évolué autour d'Aneksos, certains personnages lui faisant ombrage au point qu'il soit relégué au second plan. Et ce scénario qui s'allongeait sans fin... Il fallait que je l'écrive.

J'ai d'abord commencé jusqu'à avoir environ 80 pages manuscrites, puis, insatisfait, j'ai tout recommencé... La nouvelle version fait environ 45 / 50 pages manuscrites, soit 5 chapitres.

C'est, vous l'aurez compris, de l'Héroïc Fantasy. Mon histoire me semble originale, de par ses créatures étranges, ses personnages bizarres et surtout de par le scénario en lui-même.

Une chose qui me semble intéressante, c'est cette fin à caractère inéluctable (dans l'histoire, il y a des livres appelés Prédictions qui racontent l'histoire d'avance, le héros connait la fin : Le Martyr (mon héros) tué, pour lui, le jeu pourra enfin commencer). A la fin de chacun de mes chapitres, il y a un petit extrait de ces Prédictions, qui correspond au chapitre. Je trouvais cela intéressant, à vous de me dire si vous le trouvez réellement ou non.

Bref, après cette longue introduction, voici mon premier chapitre, un long prologue :

(excusez-moi s'il reste quelques fautes de frappe)

Fureur Divine – Réincarnation – Chapitre 1 : L’enfant maudit.

-Non ! hurlait la mère tandis que son mari brandissait sa fourche. Vous n’aurez pas mon fils !
-Calmez-vous madame, tenta de la raisonner un villageois. Soyez raisonnable !
-Il est maudit, cet enfant ! renchérit un autre.
-Tuons-le ! Il attirera le malheur sur notre cité !
-Il laissera la désolation sur son sillage… Donnez-le-nous, avant qu’il ne soit trop tard !
Un homme musclé, pressé d’en finir, se fraya un passage jusqu’à la mère et tenta de lui arracher des bras le nourrisson qu’elle retenait désespérément.
On entendit une voix au loin :
-Mais qu’est-ce que c’est que ce vacarme ?
Ils se retournèrent pour apercevoir la silhouette d’un vieillard dans la plaine baignée par le clair de lune. Il rejoignit les villageois enragés et, à la lumière des torches, ils reconnurent le Prêtre. Un grand homme d’un âge avancé, au crâne dégarni et à la longue barbe blanche. Tous les habitants le connaissaient ainsi depuis leur plus tendre enfance : Il menait un combat perpétuel contre le temps, pour rester dans le royaume des mortels et faire profiter à tous de ses conseils avisés. Il n’était pas un simple prêtre, il faisait office de juge, de professeur, de savant, de guérisseur voir même de chef du village.
Il s’approcha de l’homme qui harcelait la mère depuis déjà un certain temps et le pria de lâcher prise. Celui-ci n’osa pas protester et obéit sur-le-champ.
-Tssss, le toisa-t-il. Ces jeunes… des barbares !
La mère, ayant espoir que son bienfaiteur dissuade le peuple de prendre son fils, lui tendit l’enfant. Il le porta à bout de bras pour le montrer à la foule, toussota, réfléchit à son discours quelques secondes avant de se lancer :
-Regardez-le ! Regardez bien Camoran ! C’est cet enfant innocent que vous voulez sacrifier à tout prix ? Vous me faites honte ! Regardez-le ! Voyez comme il ressemble à un petit ange, avec ses cheveux d’or ! Il est si beau, si pur… Vous vous trompez, mes amis. Il n’y a aucun démon qui s’éprend de son âme, aucun maléfice qui coule dans ses veines ! Il n’y a qu’un enfant martyrisé et une mère désespérée ! Vous voulez juste satisfaire votre soif de sang… Ce n’est pas à eux de payer pour vos superstitions ! Baissez vos fourches, rangez vos gourdins, éteignez vos torches et rentrez chez vous !
Il rendit l’enfant à sa mère avant de porter sa main à son dos, devenu douloureux après l’effort.
Le Prêtre avait été un grand orateur, autrefois. Aujourd’hui, ses discours restaient touchants et pleins de bon sens, la plupart du temps, mais ils n’étaient guère comparables à ses paroles d’antan.
Néanmoins, cela suffit à le satisfaire : Les joues se colorèrent de rouge, montrant la gêne ou la honte, les armes ses baissèrent, et les paysans s’apprêtèrent à partir.
Il restait cependant quelques sceptiques… L’un d’eux prit la parole pour dire tout haut ce que certains pensaient tout bas :
-Je vous estime et vous respecte, Prêtre, mais vous êtes borné… Cet enfant n’est rien d’autre qu’un suppôt du diable ! Les preuves ne manquent pas…
-Ah oui ? se contenta de répondre le prêtre, qui connaissait déjà les futures répliques de son interlocuteur et ne savait comment riposter.
-Oui ! Sa mère a vu, en rêve, un démon sortir de son ventre glaive à la main !
-Un simple hasard, improvisa-t-il. Je m’y connais plus que bien en prédictions et je peux affirmer que cela n’avait rien d’un rêve prémonitoire !
-Menteur ! Et sa chevelure d’or, que tu trouves si belle ? Et sa carrure déjà athlétique ? Et cette cicatrice, sur son ventre ? Tu veux nous amadouer, vieux prêtre, nous attendrir ! Car personne, hormis cette horreur, ne naît avec un aspect pareil, digne d’un guerrier… ou d’un assassin…
-Il est précoce, balbutia le vieillard à court d’argument.
-C’est tout ce que tu trouves à dire ? Et ses yeux qui deviennent par moment plus noirs que le néant ? Ces horribles gémissements qu’il pousse durant des nuits entières ? Ces paroles d’une langue inconnue qui sortent de sa bouche ? Il n’est que la pire des malédictions ! A moins que tu puisses expliquer tout ça, vieux prêtre…
-Je… heu… Il est peut-être ensorcelé, oui… Un mage noir a dû passer dans nos contrées il y a peu de temps pour se ravitailler avant de reprendre sa route. Le charme devrait se dissiper bientôt.
-Un mage noir ? Mais tu délires, vieux fou !
L’homme, rouge de colère, recula de quelques pas puis devint blanc comme un linge, horrifié par ses propres pensées. Il leva son index tremblant, désigna l’enfant et articula lentement :
-Je suis certain que c’est l’œuvre d’un sanguimancien !
L’assemblée entière blêmit. Tous se turent, espérant que le Prêtre démente ses propos. Mais l’homme ne lui en laissa pas le temps :
-Je veux que le sang de cet enfant soit versé cette nuit même, si le Maître le veut.
-Qu’il en soit ainsi. J’accepte de m’en remettre à la justice divine.
Ils se rendirent au temple. Le prêtre, portant l’enfant dans ses bras, et l’homme entrèrent. Deux gardes armés de lance bloquèrent la foule et fermèrent la porte, isolant ainsi les deux opposants.
Le temple avait plutôt l’allure d’une luxueuse chapelle. Les pavés étaient d’un magnifique marbre noir, les murs de pierre décorés par de grands vitraux représentant les rares batailles menées par les guerriers du village et le toit, soutenu par quatre pilier, gravé de différents motifs abstraits plaqués d’or. Au fond, il y avait une table de pierre toute simple, un autel, sur laquelle se trouvaient un calice et un couteau d’argent, destiné à sacrifier des animaux au Maître. Le prêtre confia à l’homme :
-Je n’ai pas l’habitude de ce genre de pratiques… Il me parle souvent, mais je ne l’appelle jamais. Lorsque quelqu’un réclame son avis pour des futilités, je réponds à sa place…
-De l’abus de pouvoir…
-Parler de respect serait plus juste. On ne dérange pas un dieu pour des sottises. De toute manière, peu importe. Vous êtes mon seul témoin… Jurez de rapporter les paroles du Maître au peuple !
-Je le jure.
Le vieil homme déposa l’enfant sur l’autel puis se dirigea vers le mur du fond où se trouvait une gravure étrange, représentants des objets impossibles à identifier dans la pénombre gravitant autour d’une sphère. Il sortir une petite clé, très ancienne et rouillée, d’une poche cachée cousue à l’intérieur de sa robe blanche. Il l’introduisit délicatement dans la serrure, au centre de la gravure, et attendit, regardant avec délectation le visage de l’homme agacé par sa lenteur et curieux de découvrir ce qui se trouvait dans la cachette. Il tourna enfin la clé et décrocha un bloc de pierre. Il engouffra son bras dans le trou, avant d’en ressortir un fabuleux trésor : Une sphère brunâtre de la taille d’un poing d’où émanait une lumière tamisée.
-De l’ambre ? questionna l’homme. Pourquoi brille-t-elle ?
-Non… Oh que non ! répondit le Prêtre en s’extasiant devant l’objet. Bien plus que ça ! Une Sphère de Pouvoir ! L’une de quatre, celle de la terre. J’ignore l’étendue de sa puissance, mais c’est de loin la plus rare et la plus convoitée des reliques… avec les autres sphères, bien sûr.
Il la posa près de l’enfant et leva les mains au ciel. Ses paumes touchaient presque le plafond.
-Ô Maître ! dit-il d’un ton théâtral. Je suis venu invoquer votre légendaire sagesse ! Ordonnez-moi de vous sacrifier cet enfant, et il sera sacrifié ! Ordonnez-moi de l’épargner, et il sera épargné !
La réponse tarda à venir. Les paroles du Maître, amplifiées par la sphère, parvinrent enfin à leurs oreilles :
-Je ne sais pas.
Le paysan prit un air effaré. Le Prêtre, par contre, affichait un grand sourire narquois.
Il leva à nouveau les mains en disant :
-Ô Maître, vous qui êtes si vénérable, si impartial, si sage… Vous reconnaîtrez là le plus parfait des anges, et non une vile créature du chaos. Allez-vous vraiment me demander d’assassiner ce bambin inoffensif ?
Cette fois, la réponse fut plus rapide :
-Non, bien sûr que non… épargnez-le.
-Vous… Vous… C’est injuste ! rugit l’homme en empoignant le Prêtre.
-Peut-être, mais c’est ainsi, répondit-il d’un ton moqueur. Lâchez-moi et tenez votre promesse !
Il libéra le Prêtre, qui s’empressa de ranger la Sphère de Pouvoir.
-Gardez cet endroit secret, conseilla-t-il. Ne tentez jamais de la voler, car le courroux du Maître serait sans pareil.
Le paysan sortit avec un air dépité et annonça :
-L’enfant est sain.
Le Prêtre sortit à son tour. La mère l’accourut et l’enlaça.
-Du calme chère madame, se plaignit-il. Vous allez me renverser et votre précieux enfant par la même occasion !
-Mille mercis ! Je n’osais même plus y croire. Comment puis-je vous prouver ma gratitude ?
-Je ne désire aucun présent, et je n’ai fait que mon devoir. Si vous voulez remercier le Maître, une offrande au temple serait plus appropriée.
-Ce sera fait dès demain, dès le lever du jour. Mais… vous êtes sûr que mon enfant ne souffre d’aucun mal ? Êtes-vous certain qu’aucun maléfice ne le menace ? Certaines choses sont assez troublantes…
-Il est aussi pur qu’on peut l’être ! Je peux tout de même vous demander une faveur ?
-Oui, bien sûr.
-J’aimerais vraiment héberger votre fils cette nuit. Je n’ai jamais pu me marier et donc avoir d’enfant, alors que je les aime tellement… vous comprenez ?
-Je comprends…
Elle hésita quelques instants puis répondit :
-Je vous dois bien ça, après tout. Prenez bien soin de lui.
-Merci
Il s’éloigna d’elle puis se retourna après quelques mètres :
-Saluez votre mari de ma part !
-Je n’y manquerai pas. Au revoir !
Il amena l’enfant jusqu’à la cabane délabrée où il vivait… Enfin, plus exactement, où il dormait, car il passait presque tout son temps au temple.
La porte s’ouvrit sur un salon accueillant : pas très grand, aux couleurs vives et chaudes… Le parquet craquait à chaque pas, mais pas ce craquement sinistre typique des vieux manoirs, non… Ca faisait une mélodie étrange mais amusante. Deux fauteuils en chêne avec des coussins de velours rouge se trouvaient de part et d’autre d’une table basse. Un vase empli de belles fleurs jaune trônait au milieu de celle-ci. Des tableaux aux teintes de l’automne étaient suspendus à chaque mur. Ils représentaient des villages paisibles, des forêts et, souvent, des enfants. Dans le coin au fond à droite, se trouvait une petite cuisine discrète, où le Prêtre préparait ses modestes repas. Une imposante cheminée se dressait contre le mur du fond, en face de l’entrée. Sur la gauche, une porte menait à la deuxième et dernière pièce de l’habitat : la chambre. Le feu de bois laissé allumé et le livre posé ouvert sur la table témoignaient du départ précipité du Prêtre. Il déposa l’enfant dans le fauteuil et partit chercher des bûches pour réalimenter le feu.
-Je suis de retour ! cria-t-il à la cantonade quelques minutes plus tard, les bras chargés.
Il mit le bois dans la cheminée et revint près de l’enfant :
-Coucou, mon bijou… Je n’ai pas menti à ta maman, tu sais… J’adore les enfants, mais toi plus que les autres ! Regarde-toi, voyons ! Tu n’as que quelques mois, on tente déjà de t’assassiner et tu n’as pas tremblé !
Il se mit à rire seul, d’un rire gras presque effrayant. Il lui fallut plusieurs minutes pour reprendre son sérieux.
-Il ne faut pas avoir peur mon garçon, tu sais ? Ils racontent des bêtises tous ces gens… Il est vrai que tu as un démon en toi, et pas n’importe lequel d’ailleurs, mais il a changé ! Il revient expier ses péchés. Tu es un héros ! Un héros ! Tu comprends ça au moins ? Hum… non, tu comprends pas. Tu es précoce mais pas à ce point là, j’imagine… Il est presque minuit. Toi, tu vas au dodo !
Joignant le geste à la parole, il porta l’enfant jusqu’à sa chambre et l’allongea sur son lit. Ensuite, il fouilla un tiroir de sa table de nuit et en sortit une chaîne en or, à laquelle était accroché un petit objet, une sorte de boîte.
-C’est surtout pour ça que je t’ai fait venir. Tiens, c’est un cadeau pour toi. Elle est un peu grande, mais elle sera parfaite quand tu seras devenu un jeune homme ! Elle t’appartenait, avant. Tu te souviens ? Non… tu comprends toujours pas… Bon, je te laisse dormir. Je vais lire un peu, et je reviens avec toi.
Il déposa un baiser sur la joue de l’enfant en murmurant :
-Dors bien, mon trésor, mon ange… Bonne nuit, Martyr…

Prédictions, premier livre, partie 1 : Le Martyr sauvé par l’Entité, la partie pourra enfin commencer.

(maintenant que vous avez certainement mal aux yeux, la mise en page étant bien moins correcte que sur word, je serais ravi de recevoir des critiques, toujours dans le but de m'améliorer)
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