Ce n'est pas la fin. Ce n'est même pas le commencement de la fin. Mais c'est peut-être la fin du commencement. A vous de continuer l'histoire...
 
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 Ulranor

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MessageSujet: Ulranor   Dim 30 Mar 2008 - 17:32

Voilà, il s'agissait autrefois du BG d'un forum de RP. Je vous le mets ici, parce que je l'aime bien et que j'étais contente de l'avoir écrit:

Citation :


-Le commencement-

Au commencement, ils n'étaient que deux. Deux dans l'immensité de l'Univers, deux qui étaient si différents et qui se détestaient tellement qu'ils s'aimaient. De l'amour des créateurs naquit Ulranor, petite masse informe au creux de leurs mains célestes. Loreth, la mère, tomba tout de suite amoureuse d'Ulranor, tandis qu'Arkass, le père du vice incarné, la détestait au plus haut point. Éprie de la petite masse, Loreth la cajolait sans arrêt, et c'est ainsi que Ulranor grossit d'amour et de caresses, pour enfin prendre la taille d'un pamplemousse au creux des mains de la Belle. De son bonheur naquit Elenür, l'astre qui donnait la lumière le jour pour l'enlever la nuit.

Loreth accrocha Ulranor près d'Elenür, et lui donna un baiser avant de la libérer de ses mains. C'est de ce baiser que naquirent les humains, et c'est aussi pour cela qu'ils sont guidés par leurs sentiments, et qu'ils le seront toujours. Les humains se divisèrent en deux peuples, les Hommes et les Peaux-Rouges. Ce dernier peuple croyait qu'il était impossible que seulement deux divinités aient put créer un monde tel qu'Ulranor. Ils eurent alors leurs propres croyances et placèrent Arkass et Loreth au second plan, refusant de prendre parti pour l'un ou pour l'autre. Les humains étaient nés.

Ces petits êtres fait de chair exaspéraient Arkass au plus haut point, ils étaient si faibles et ennuyants ! Et cet astre de lumière, il lui blessait les yeux. Les humains devraient connaître les ténèbres, la peur des ombres et le vice. Dans un élan de colère, il voulut balayer la surface d'Ulranor. Il souffla sur cette petite sphère, mais le résultat ne fut pas celui escompté. De par l'amour porté par Loreth à cette terre, le souffle du dieu créa le vent et donna un mouvement circulaire à la planète.

Dans un élan de rage, le père frappa d'un coup de poing la petite sphère. Les hommes qui avaient survécu racontaient ceci : "Et le Dieu se fâcha, d'un grand geste il frappa le monde et la terre se souleva et se brisa à maints endroits! Voilà pourquoi les montagnes et les crevasses sont apparues, ainsi que les vallées..." Quant aux Peaux-Rouges, ils prétendirent une guerre puissante entre le Prince du Ciel et le Roi de la Terre.

Effrayée, Loreth s'élança pour rattraper Ulranor qui allait s'enfuir de son orbite mais au passage elle se brûla sur l'Elenür. Le liquide lymphatique qui s'écoula de sa plaie tomba sur Ulranor, telle une pluie salée, et c'est ainsi que les trous se remplirent pour former les océans et les lacs, puis les rivières et les ruisseaux sans oublier les marais et les étangs. De la vie qui était en son sang vinrent les poissons, les premiers animaux qu'Ulranor ait connu. L'endroit où s'écrasa le poing d'Arkass devint une fosse; étrangement l'eau y prit une couleur noire et rien n'y vécut. Cette fosse fut nommée : Vardath, la Maudite.

Voyant cela, Loreth décida de créer une race qui protègerait le monde, dépendant de celui-ci. De sa propre chair vinrent au monde les Dragons, chacun dépendant d'un élément de la terre, cherchant à tout prix à défendre celui-ci. Les blancs pour la neige, l'azur pour l'eau, l'écarlate pour le feu, le gris pour le vent, le doré pour la foudre et les couleurs sombres pour la terre. Ils étaient neutres et n'avaient aucun penchant pour un côté ou bien l'autre, écoutant autant les conseils de Loreth que ceux d'Arkass.

Voyant cela, Arkass décida d'offrir aux Hommes les premières armes de métal et de leur montrer comment les fabriquer.

-La déchéance-

Du présent offert par Arkass aux Hommes, le vice fit son apparition.

Ils commencèrent à extraire les métaux du sol, pour en forger des armes et des armures. Ils chassèrent outre mesure, ayant crainte du lendemain. Très rapidement, des cités firent leur apparition, entourées d'épais murs de pierre. Malgré leur peur, ils n'oubliaient pas Loreth, leur Mère, et les royaumes étaient prospères et paisibles.

Arkass leur fit un second présent, il fit don de son sang à un Seigneur des Hommes, lui présentant celui-ci sous la forme d'une coupe de vin, un vin corsé et noir comme son coeur. Ainsi naquit Vardass, premier fruit de la corruption du Père.

Cachant sa nouvelle nature aux autres Seigneurs d'Ulranor, Vardass fit ériger un temple, noir comme la nuit, près du lieu où un peu de sang du Père avait déjà coulé. Dans les sombres catacombes de son temple, Vardass poursuivit l'oeuvre de corruption de son Père, créant de nouveaux êtres par de perfides moyens. Ainsi naquirent les lycans, pauvres humains dont la nature fut modifiée. Chose étrange qui n'était pas prévue au moment de leur création, c'est que la salive des Lycans se trouvait à agir comme un virus, transmettant la malédiction canine. Ceci ne fit qu'accroître le plaisir de Vardass.

S'ensuivit l'arrivée des démons, fruits d'actes odieux et barbares. De jeunes gens torturés et plongés dans la Mer Noire. La plus grande partie de ces hommes n'en ressortaient jamais. Les élus d'Arkass s'en sortaient, à jamais changés, portant la marque du Père.

Ainsi, l'ombre s'étendit, portant guerre et destruction aux autres royaumes.


Le Seigneur Heryth, favori de la Dame Loreth, rallia les autres seigneurs sous sa bannière, et bientôt une force considérable fut en mesure de s’interposer à Vardass. La guerre fut rude et cruelle, de nombreux hommes périrent, d’autres eurent un sort encore plus affreux. Bénie par Loreth, l’armée d’Heryth gagnait du terrain de jour en jour, et bientôt, les forces de Vardass furent acculées à la Mer Maudite.

Là, Heryth défia le premier des fils d’Arkass. Dans une lutte pour l’amour et la liberté, il combattit le premier démon, Vardass. Bien que la cause fut noble, son adversaire eut raison de lui, et alors, la Dame, en ayant assez du massacre, fit son apparition dans un rayon de lumière.

La lumière blessa Vardass, qui recula jusqu'à la mer, où il s’engouffra, blessé et agonisant.

-L'Espoir-

Debout au milieu du combat qui s'était arrêté pour l'admirer, Loreth versait des larmes. Dans un aura lumineux, elle disparut, et le ciel commença à s'obscurcir pour accueillir une pluie salée née de ses larmes. Le déluge dura trois jours et trois nuits. Des larmes naquirent les Bénis, les Elfes.

Des larmes tombées dans la forêt arrivèrent les Taararis, les Elfes des bois. Fragiles ils étaient, mais personne ne maniait l'arc comme eux. Ils étaient agiles et rusés et pouvaient se confondre parmis les arbres.

Des larmes tombées dans l'eau arrivèrent les Frëvor. Leur peau bleutée et argentée par endroit leur permettait de se confondre de façon parfaite, en
symbiose avec l'eau.

Les larmes tombées dans les crevasses donnèrent vie aux Elevrath, qui furent bien vite pervertis par Arkass. Les autres races les apellèrent plus tard les « Drows », terme péjoratif qu'on leur attribua par moquerie.

Puis, des larmes coulèrent sur le beau visage illuminé de Loreth et frolèrent ses lèvres. Elle les souffla dans le vent et de là naquirent les Loorÿn, ses favoris. Elle les aimait tant qu'elle donna des ailes à certains pour qu'ils puissent être plus près d'elle. Les hommes les baptisèrent les Elfes de Lumière, les Anges porteurs de nouvelles.

Loreth oublia le reste de ses larmes qui tombèrent parmi les hommes, et de là vinrent au monde les Öloriàs, les Oubliés, qui ont aidé les hommes à reconstruire les cités après la Grande Guerre.

Parmi ces larmes oubliées, certaines tombèrent au creux de certaines fleurs, donnant vie aux Fées à l'insu des deux divinités.

À la toute fin du déluge, lorsque la terre n'était encore que de la boue, vinrent les Nains. Ils étaient courts sur patte et bedonnants, barbus et de grand rieurs. Malgré leur petite taille, ils étaient de loin les guerriers les plus forts et les plus endurants, si on ne savait trouver leur point faible. Les Elfes détestèrent leur façon de se dandiner et de boire de façon démesurée et leur tournèrent le dos, contrairement aux Hommes qui les adorèrent. Les Peaux-Rouges les ignorèrent, simplement.


Les siècles s'écoulèrent ainsi. Les Humains apprirent peu à peu à apprécier les Elfes et les Nains et à les rallier à leur cause. Ils formaient une alliance parfaite et marchandaient régulièrement car ils n'avaient plus besoin de se battre, le mal ayant été repoussé bien loin, au-delà de Vardath la noire.

-Le Doute-

Durant 8 siècles, le mal fut oublié par la majorité des gens, mais les présents du Père continuaient leurs œuvres, pervertissant ce qui était bon, plongeant dans l’obscurité les êtres venant de la lumière.

L’ombre revint à Vardath et dans son temple maudit, des disciples y revinrent, les anciennes forteresses du puissant Vardass furent reconstruites, les tunnels creusés dans les entrailles des Nafthath vinrent à grouiller de démons à nouveau.

Des agents se répandirent dans les terres, semant confusion et chaos parmi les hommes, enseignant la puissance d’Arkass, dans le plus grand secret, aux hommes voulant bien les écouter.

Quelques émissaires furent capturés et interrogés, des nouveaux disciples trahirent leur secret. Des espions furent alors dépêchés dans les sombres parties d’Ulranor, grâce auxquels les hommes apprirent le sort qu’allait subir à nouveau Ulranor.

Fort heureusement, aucun des camps n’était prêt à porter le coup décisif.
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