Ce n'est pas la fin. Ce n'est même pas le commencement de la fin. Mais c'est peut-être la fin du commencement. A vous de continuer l'histoire...
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 Les poèsies de Maelya

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maelya
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MessageSujet: Les poèsies de Maelya   Dim 19 Aoû - 12:11

L'enfer des tyrans

Douleurs. Tortures. Souffrances. Inextricable enfer.

Je porte les stigmates de mon hérésie.

Plus rien n'existe, rien de cet autre univers

Qui m'a vu me commettre en Tyran fou, haït.

J'ai cru porter la foi d'un peuple qui m'aimait,

J'ai crucifié des âmes à mes rêves de gloire.

J'ai brûlé des symboles et construit des Palais

J'ai fait à mon image statues et étendards .

J'ai accepté l'offrande sur lit de festin

De ceux qui chaque jour périssaient de la faim.

Et j'ai creusé des tombes sans remord, sans chagrin,

Pourvu que mon pouvoir règne sur tout destin.

J'ai inventé un Dieu et j'ai volé son nom,

Adorant les vestales, les vierges et l'innocence,

Que lentement je crucifiais à mes passions

Sans que honte jamais n'effleure ma conscience .

J'ai vécues les orgies, les jeux les plus perverses,

Les rites les plus vils, les abus les plus grands.

J'ai tué de mes mains, fait pleuvoir sang à verse,

Attendant que les miens m'adulent en géant.

Mais l'orgueil étouffant à eu raison de moi

On ne peut être Dieu et humain à la fois.

J'ai montré ma faiblesse devant plus fort que moi,

Devant plus juste aussi, plus honnête et plus droit ;

Que justice triomphe et que chacun le voit !

Moi, je paie pour mes fautes, allongé sur la croix.

Douleurs, Tortures. Souffrances. Je vous mérite encore

Pour expier ma vie, je dois vivre ma mort.

La tyranie fut mienne, une autre est mon bourreau

Les cris qui me déchirent, ne sont point d'un héro.

Je suis lâche, je suis faible et plus que tout, abject,

Satan était mon maître et avait mon respect,

Je paie l'adoration que je lui ai voué.

Si je ne me pardonne, puisse Dieu pardonner.
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maelya
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MessageSujet: Re: Les poèsies de Maelya   Dim 19 Aoû - 12:12

LE GIBET

Les sables du désert, déchirés, soufre et sang
Ont gardé, sous l’écorce, les traces de l’enfer,
Par les âmes damnées, os nacrés par les vers,
Quand les cris se sont tu, là où sont les gisants.

Ils seront seuls témoins, compagnons des errants
Qui passeront au loin sur cette terre aride,
De ce défunt fantôme au squelette livide
Oscillant impassible à l’ombre du géant.

Balance-toi, défunt, je prierai pour ton âme ;
Balance-toi, sans fin, à ce gibet des larmes.

Quand le vent les dessèche, abrégeant leur futur,
Sous le poids du silence, fardeau pliant les branches,
L’ombre furtive et lente, compte les heures blanches,
L’air est chargé d’attente et de râles qui furent.

Balance-toi, défunt, je prierai pour ton âme ;
Balance-toi, sans fin, à ce gibet des larmes.

Après avoir brisé leurs chaînes, si lourdes peines,
Les âmes crucifiées s’envolent dans les airs.
D’existences amères en passions souveraines,
Tous ces rêves perdus vous traînent aux enfers.
Dernière symphonie arrachée à la terre,
Le dernier souffle sonne, glas sourd et mortuaire.

Balance-toi, défunt, je prierai pour ton âme ;
Balance-toi, sans fin, à ce gibet des larmes.

Errants, vous qui passez, près de celui qui fut,
Gardez à tout jamais au fond de vos mémoires,
Bien plus que ses méfaits et plus que son histoire,
Le regret aux yeux vides, sur le corps du pendu.
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maelya
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MessageSujet: Re: Les poèsies de Maelya   Dim 19 Aoû - 12:14

ET SI L’AUBE….

Et si l’aube qui vient me laisse encor le temps,
De nos heures si brèves, je chérirai l’instant.
A tes yeux qui me hantent, je livrerai mon âme ;
Je laisserai brûler cette éloquente flamme
Qui m’envahit, me trouble et me pousse vers toi,
Et donne à mon ivresse un étonnant émoi .
Et perdue sur tes lèvres où je rêve des miennes,
Je laisserai errer mon regard qui t’effleure,
N’osant pas t’avouer cette envie qui est mienne,
De peur de tout briser de l’espoir qui affleure.
Peu importe que, toi aussi, tu m’aimes un peu,
Même ton amitié me sera comme un vœux
Que l’on chérit, pour soi, sans le dire tout haut,
Par crainte de le perdre à la faveur des mots.
Et si l’aube qui vient, ô miracle du ciel,
M’offre une autre lumière et semblable émotion,
Dans ce cœur que j’espère plus que de raison,
Alors j’irai chercher la douceur de ce miel,
Les caresses à venir sur un corps qui se donne,
Jusqu’à laisser crier le désir qui s’étonne,
Nos âmes se brûler comme aux feux des titans,
A l’instar de nos corps liés comme un serment.
Et dans l’aube naissante où frémissent les vents,
Le bonheur sera mien, avec toi, sur mon sein,
Au delà du réel, au delà de l’instant,
Et je saurai qu’aimer avant toi n’était rien.
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